Les Commandos pendant la seconde guerre mondiale

Un commando se présente généralement comme un petit groupe d’hommes (détachement ) spécialement entraînés pour effectuer des actions rapides et isolées. Disposant d’une large initiative dans l’accomplissement de sa mission (débarquement, coup de main, sabotages, etc.), le commando dispose de moyens modernes et efficaces qui lui permettent de vivre et de combattre dans l’isolement.

Si le terme de « commando » est contemporain de la Seconde Guerre mondiale, déjà, lors de la Grande Guerre, de nombreux coups de main ont été réalisés par de petits groupes de soldats. À l’époque, les objectifs restaient toutefois peu éloignés et les exécutants – en général des volontaires – étaient toujours prélevés dans l’unité en poste dans le secteur.

Les commandos pendant la Seconde Guerre mondiale

  • Les commandos britanniques.
  • Les commandos italiens.
  • Les commandos allemands.
  •  Les commandos américains.
  • Les commandos français.

Les Britanniques ont été les premiers à mettre au point l’« instruction commando » – une école de commando fut créée en 1940 en Écosse. Le commando avait à peu près l’effectif d’un bataillon et se subdivisait en compagnies (troops ) et en sections.

Les commandos britanniques

Dès 1941, les commandos britanniques obtinrent de remarquables succès à plusieurs reprises en Norvège (mars, août et décembre ), lors de la retraite de Crète (mai ), pendant la campagne de Syrie (1941 ) et en Cyrénaïque (juillet ). En 1942, les commandos britanniques se distinguèrent lors de quatre raids de grande envergure, à Bruneval (février ), à Saint-Nazaire (mars ), à Dieppe (août ) et à Bordeaux (décembre ). Aux coups de main succèdent, en 1943, des actions de renseignement pour connaître l’état des défenses allemandes sur le littoral français, plus particulièrement les défenses immergées que ne peut déceler le renseignement aérien. En juin 1944, ce sont les 4 500 hommes de la 1re brigade du Special Service, dont trois commandos de l’armée de terre et ceux du 45e Royal Marine, qui posent les premiers le pied sur le sol de Normandie.

Les commandos italiens

Les commandos britanniques furent bientôt rejoints par les autres belligérants. Certains optèrent pour la formation de commandos extrêmement spécialisés. L’Italie en offre un bon exemple avec les nageurs de combat et les « hommes-torpilles » qui réussirent à causer d’importants dégâts dans les flottes ennemies tout en créant une véritable psychose dans les ports militaires.

Les commandos allemands

En Allemagne, les opérations de commando furent confiées à une unité spéciale, la division « Brandebourg », dont les missions englobaient les actions spéciales, le sabotage, l’espionnage politique et militaire ainsi que le contre-espionnage. Ce n’est qu’en 1943 qu’est créée une unité (« Oranienbourg ») qui remplira des missions semblables à celles des commandos britanniques. Le coup d’éclat de cette unité reste incontestablement la « libération » de Mussolini en septembre 1943.

Les commandos américains

Dans les rangs américains, les unités les plus proches des commandos britanniques furent les bataillons de rangers. Ceux -ci sont intervenus essentiellement sur le théâtre européen. Toutefois, les rangers, dont l’organisation était plus proche du bataillon que des petites unités spécialisées, ont plutôt assuré des missions de grande envergure que des actions de type commando au sens strict du terme.

Les commandos français

Un « corps franc d’Afrique » fut créé en 1942, quand l’armée d’Afrique reprit la lutte. Il reçut le nom de groupe de commandos d’Afrique en juin 1943 et fut alors soumis à un entraînement semblable à celui des commandos britanniques. Un autre groupement commando vit le jour, également en juin 1943. Créé par le commandant Gambiez, il prit le nom de « bataillon de choc ».
En 1944, le commando d’Afrique et le bataillon de choc jouèrent un rôle décisif dans la prise de l’île d’Elbe, avant de participer au débarquement de Provence (août ). Ces unités – ainsi que le commando de France formé en Afrique du Nord par Henri d’Astier de La Vigerie – fusionnèrent pour former la 1re brigade de choc. Les commandos français s’illustrèrent, notamment, en novembre 1944 à Belfort, puis au-delà du Rhin en mars 1945.

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