Camouflage militaire : l’art de passer inaperçu

Camoufler ou se camoufler consiste à prendre les mesures nécessaires pour se soustraire d’une observation. Pour celà, il faut se rappeler de trois points essentiels

Indices de présence

  • Formes : Silhouette humaine et toutes formes à caractères géométriques (rectiligne comme le canon d’un fusil ou sphérique comme le casque).
  • Contrastes : Couleur qui ne s’apparente pas à son arrière plan. Tenue claire sur fond sombre ou tenue foncée sur fond clair.
  • Reflets : Objets qui se reflètent au rayon du soleil (lentilles de jumelle, lunettes, bracelet-montre, boutons, insignes…).
  • Traces : Détritus, traces de pas, restant d’un foyer.
  • Bruits : Chocs d’outils ou d’équipements. Frottements de l’entre jambes du pantalon.
  • Odeurs : Fumée de cigarette, produit antimoustique, déodorant.

Moyens de surveillance

  • Observations aériennes : Avion de reconnaissance rapide, volant à très basse altitude tout en photographiant une zone bien déterminée ou surveillance par hélicoptère de grandes étendues intermédiaires.
  • Observations terrestres : En poste fixe, le poste d’observation surplombe généralement toute une zone “sensible” ou par une patrouille empruntant les petits chemins vicinaux.
  • Matériels d’observation : La gamme est très large et de plus en plus sophistiquée entre autres les : Jumelle, radar, détecteur infrarouge, caméra numérique…

Camouflage individuel

  • Tenue : Vêtement en coton de couleur sombre reste l’idéal avec un couvre-chef.
  • Peau : Toutes parties nues du corps doivent être grimées avec un bouchon de liège brûlé par exemple (le visage, l’arrière des oreilles, le cou, la nuque, les bras, le dos des mains…).
  • Silhouette : La forme humaine reconnaissable de très loin doit être obligatoirement brisée avec des feuillages au niveau de :
    • la tête
    • les épaules
    • les bras
    • la taille
    • les jambes
  • Peu de feuillages : Danger (fausse sécurité).
  • Trop de feuillages : Danger(mauvaise visibilité) Le but recherché est de juste casser la silhouette.
  • Traces : Autant que possible, on empreinte toujours une surface dure. Autrement, toutes traces de pas doivent être effacées et on évite de couper ou d’arracher la végétation. Tous détritus après un bivouac sont à enterrer.
  • Déplacement : Le déplacement d’un point à un autre représente une direction.On planifie le déplacement en divisant la direction en plusieurs tronçons selon la difficulté et le danger potentiel qu’on peut rencontrer sur le terrain. Chaque tronçon (itinéraire) est minutieusement étudié selon la configuration du terrain à partir d’un poste de guet préalablemernt choisi. Le guet se fait toujours en position coucher tout en s’assurant qu’aucune partie de la silhouette ne se découpe sur l’arrière plan. A partir de cette position, on observe l’objectif sous les branches de buisson, jamais par dessus. Les quelques critères , entre autres, qui pèsent sur le choix d’un itinéraire :
    • Bon : Itinéraire loin de la route, d’une voie ferrée, d’une navigation fluviale.
    • Mauvais : Toutes zones d’habitation, routes, ponts, enfants et chiens.
    • Moments favorables : Mauvaise visibilité (nuit, brouillard), mauvais temps (pluie, froid).
4.1
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