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IDECOM Orientation Services - Force militaire chargée d’assurer la protection des personnes et des biens, la gendarmerie nationale est une grande entreprise moderne à visage humain, dans laquelle 100 000 femmes et hommes mettent leur idéal et leur enthousiasme au service de la sécurité de leurs concitoyens. Ces personnels interviennent quotidiennement dans des domaines aussi variés que l’assistance, le secours, la sécurité routière, la police judiciaire, l’ordre public et la défense du territoire. Arme de tradition, la gendarmerie s’est dotée d’une organisation moderne où l’action d’unités polyvalentes est complétée par celle de formations spécialisées. Professionnels de la sécurité, les gendarmes mettent en œuvre des techniques sophistiquées et des matériels performants. La Gendarmerie est implantée sur l’ensemble du territoire métropolitain et d’outre-mer. La Gendarmerie DépartementaleForte de 58 000 femmes et hommes, constituée en unités territoriales, de recherche, d’autoroute ou de montagne, la Gendarmerie départementale est au cœur de l’événement et à l’écoute permanente de la population (missions de surveillance générale, enquêtes judiciaires, secours, surveillance de la circulation routière...). La Gendarmerie MobileElle comprend 17 000 hommes répartis en 128 escadrons. Sa mission, essentiellement préventive, est d’assurer le maintien de l’ordre public et de compléter l’action de la Gendarmerie départementale, notamment pour la sectorisation. Des unités à vocation particulière (Garde Républicaine, gendarmerie de l’air, de l’armement, des transports aériens, d’outre-mer) complètent cette organisation.
Les Officiers de GendarmerieChaque année, la Gendarmerie recrute un peu plus de 250 officiers venant "d’horizons différents". Ils sont recrutés :
Les officiers de gendarmerie exercent généralement leurs fonctions dans les différentes subdivisions d’armes. Ils sont en contact direct avec les autorités administratives (préfet, sous-préfet...), les autorités judiciaires (procureur de la république, juge d’instruction...), les autorités militaires avec lesquelles ils collaborent étroitement, ainsi qu’avec les élus locaux. Des qualités de diplomate et de décideur ainsi qu’un sens aigu des relations publiques sont requis. Le métierAujourd’hui, marié et père de deux enfants, Stéphane dresse un bilan plutôt positif de son engagement : "J’ai toujours eu envie d’aider quotidiennement et continuellement les personnes en difficulté. Une fois intégré en unité de gendarmerie, j’ai compris pourquoi on ne pouvait pas être gendarme 8 heures par jour mais 365 jours par an, 24 heures sur 24. Pourquoi ce métier accaparait mon père et pourquoi il l’aimait. Je l’ai choisi pour la variété de nos missions en brigade, sur le terrain, le judiciaire parce que je procède aux interpellations et je diligente l’enquête de A à Z. Je suis amené à rencontrer des gens honnêtes et intègres, comme des délinquants ou des criminels notoires. Quels qu’ils soient, j’aurais toujours quelqu’un à secourir : une victime, des jeunes motocyclistes de 17 ans sans casque que je peux sermonner, le fils d’un père décédé des suites d’un accident de la route qu’il faut aider à surmonter l’épreuve. En tant que "référent" auprès de deux lycées, j’interviens pour exposer aux jeunes les conséquences néfastes des stupéfiants, de l’alcool, la dérive de la délinquance. J’interviens sur des forums métiers et montre en quoi mon métier a une incidence directe et constante sur la vie des gens. Ne serait-ce que parce que nous avons valeur d’exemple. Je reste gendarme 24 h/24 même si je préserve des moments d’intimité en famille". Protéger l’individu citoyenPeu le savent, mais la gendarmerie nationale, institution militaire présente sur tout le territoire national, est une force de sécurité polyvalente aux compétences étendues. Certes, on songe de prime abord à la "protection de l’individu citoyen", dont la sécurité des personnes vulnérables ou la sécurité de proximité (en voiture, en moto, en VTT, à cheval, ou à pied), la sécurité routière, des missions de police judiciaire et toutes les opérations de secours et de sauvetage. La protection de "l’Etat Nation" et celle des "espaces" incombent aussi aux gendarmes. Citons pêle-mêle, la lutte contre le terrorisme, la préservation de l’ordre public, la sécurité des organes gouvernementaux et des autorités civiles et militaires, la sécurité des points et réseaux sensibles et des zones à risque, la surveillance du Cyberespace et des voies de communication (réseau routier, fluvial, ports et aéroports), la protection de l’environnement. La palette des champs de mission est donc relativement large. Les besoins de compétences et humains aussi. "Le gendarme doit faire preuve de volonté et de courage, pour analyser, réagir et accomplir son devoir. Dominer sa peur et favoriser le dialogue dans les situations délicates, aimer le contact direct sont autant de compétences que chacun doit posséder pour exercer ce métier", souligne Stéphane. Militaire avant toutL’envie de vivre avec les autres également. "Nous sommes militaires avant tout. Le maniement des armes, le combat font partie intégrante de notre formation. Je crois beaucoup aux valeurs militaires que sont le sens de la solidarité, la camaraderie, la vie en communauté. Celle-ci fait partie d’une obligation liée à notre activité professionnelle. En l’espèce, nous sommes logés par nécessité absolue de service", conclut-il. Itinéraire conseillé.Les conditions requises pour postuler
Où et quand déposer sa candidature ?Pour les candidats "civils" (conditions particulières pour les gendarmes adjoints et les militaires), le recrutement est ouvert à tout moment de l’année. Il suffit de déposer sa candidature à la brigade de gendarmerie de son lieu de domicile ou dans un centre d’information et de recrutement de la gendarmerie. Les épreuves de sélectionsTout candidat est soumis à une sélection préalable. D’une durée d’une demi-journée, les épreuves se déroulent dans un des centres de sélection de la gendarmerie (un par région administrative). Elles consistent en un test psychotechnique permettant de déterminer les capacités d’adaptation à la gendarmerie, une épreuve destinée à évaluer l’aptitude à la compréhension de textes décrivant des situations concrètes, un test de connaissances générales afin de vérifier le niveau en français, en calcul et en culturé générale. L’école de gendarmerieSi vous avez satisfait aux épreuves de sélection ainsi qu’aux tests médicaux, les portes de l’école de gendarmerie s’ouvrent à vous ! Vous signerez alors un contrat d’engagement et suivrez une formation de 9 mois rémunérée (dont un stage de 2 mois en brigade) sous le régime de l’internat. Avec la formation professionnelle (police judiciaire, administrative, de la route), les élèves gendarmes reçoivent une formation militaire (tir et armement, tactique, topographie, télécommunications), une formation générale (déontologie, judiciaire, relations humaines, accueil du public, bureautique) ainsi qu’une formation physique. Après avoir prêté serment, les élèves nommés gendarmes et titulaires du certificat d’aptitude à la gendarmerie (CAG), sont affectés en unité (gendarmerie départementale, gendarmerie mobile ou garde républicaine), sur le territoire national en fonction de leur rang de classement. Ils reçoivent parallèlement une formation qui conduit au certificat d’aptitude technique. Dès lors, ils peuvent prétendre au grade de gendarme de carrière. Perspectives de carrière.La gendarmerie offre de réelles et nombreuses perspectives de carrière. Elle conduit par le biais de la promotion et de diplômes internes (officier de police judiciaire, diplôme d’arme, diplôme de spécialiste) aux différents grades de sous-officier et d’officier. Adresses utiles.
L’École des officiers de la gendarmerie a été créée en 1918 à Versailles. Depuis 1945, elle est implantée à Melun. Sa vocation est de former tous les officiers de cette arme. La Garde RépublicaineLe panache de la cavalerie Les membres de la Cavalerie de la Garde républicaine sont tous des gendarmes. Ils servent à Paris dans ce qui est aujourd’hui la dernière unité montée à cheval de l’Armée française. La plus belle conquête de l’Homme au service de l’Etat La Cavalerie de la Garde Républicaine assure des missions prestigieuses : de démonstrations populaires en cérémonies officielles, elle offre un spectacle époustouflant d’adresse et de rigueur. Le cheval est bien sûr la plus belle conquête du garde républicain, entre les exigences du dressage et la complicité développée peu à peu entre l’homme et l’animal. Cette institution a toujours occupé une place très particulière au sein de l’armée, et plus particulièrement dans le corps de la gendarmerie. Tradition militaire historique alliant savoir-faire et élégance, les soldats de ce régiment, environ 550 cavaliers, sont rigoureusement sélectionnés et entraînés. Cavaliers, maréchaux-ferrants ou selliers, tous travaillent dans le respect de techniques confirmées et éprouvées depuis de très nombreuses années. Un apprentissage long et complexe Les chevaux sont également choisis avec soin : ils doivent être notamment de grande taille. La majorité provient d’élevages français. A l’âge de trois ans, ils intègrent le centre d’instruction équestre de Saint-Germain-en-Laye, où ils sont préparés pendant deux ans. Cette période, appelée "débourrage", n’est cependant pas un entraînement à proprement parler. L’apprentissage militaire commence vraiment au sein du régiment de Cavalerie, comme au quartier des Célestins, près de Bastille, qui accueille environ 200 chevaux, les écuries pouvant en contenir plus du double. Les 528 chevaux du régiment sont répartis par robe (c’est-à-dire par couleur) dans les différentes unités. La fanfare et le 1er escadron sont remontés en chevaux alezans, le 2ème escadron en bais, le 3ème escadron en bais bruns et alezans brûlés. On trouve au régiment 85% de selle français, 10% de pur-sang, 5% d’anglo-arabe et quelques trotteurs. Les missions de la Cavalerie : Surveillance et panache Le cavalier représente la pérennité de la Garde et son panache rehausse l’éclat des grandes cérémonies présidentielles. Il participe également au service de la gendarmerie départementale en surveillant les massifs forestiers parisiens, comme le bois de Boulogne, le bois de Vincennes et les forêts de Chambord, Senlis et Saint Germain en Laye. Des patrouilles quotidiennes sont également assurées dans les rues de Paris. Pour faire connaître l’histoire passionnante de la garde républicaine, la Salle des Traditions, dans l’ancien couvent des Célestins, retrace le parcours de ce corps depuis sa création jusqu’à nos jours. Mannequins en uniformes, équipements, armes et documents officiels sont présentés en situation. En savoir plus Garde Républicaine Quartier des Célestins 18 Boulevard Henri IV 75004 Paris Site officiel : garderepublicaine.net A cheval, en tambours et en trompettesIls servaient à répéter les ordres du commandement sur les champs de bataille. Aujourd’hui, ils participent avec brio et adresse aux cérémonies. Le cheval et son cavalier doivent briller dans plusieurs disciplines pour maintenir ce niveau d’exigence artistique. Une fonction déterminante sur les champs de bataille La fanfare de la Cavalerie perpétue la tradition séculaire des gardes montés. Créée en 1802, en même temps que la Garde municipale de Paris, elle avait pour vocation de répercuter au son de la trompette les ordres que le commandement prodiguait aux cavaliers sur un champ de bataille. Ainsi, chaque régiment disposait d’un cuivre, le plus souvent une trompette, dont la fonction était essentielle pour le bon déroulement des opérations. Ce rôle fut très important lors des guerres napoléoniennes. Aujourd’hui, la fanfare sert l’image illustre de ces militaires lors de répétition et de représentation. La conciliation de deux arts La principale difficulté du "militaire-cavalier-musicien" est d’instaurer un climat de confiance avec le cheval. L’animal peut en effet être effrayé par la musique, ou tout simplement par la vue de l’instrument auquel il n’est pas habitué. L’apprentissage passe donc nécessairement par une phase de familiarisation : avec le cavalier en premier lieu, puisque celui-ci se voit "attribuer" un cheval qu’il sera destiné à monter durant la carrière de l’animal. En second lieu, le cheval doit accepter le matériel comme partie intégrante du cavalier, jusqu’à oublier sa présence. Le danger n’est pas des moindres : un cheval effrayé peut blesser son cavalier qui risque à tout moment un contact brutal avec son instrument de musique. Sous la direction d’un trompette-major, la fanfare de la Garde républicaine est la dernière montée à cheval. Forte d’une cinquantaine de musiciens, elle rassemble trompettes et timbales. Aux trompettes de cavalerie s’ajoutent les trompettes basses et contrebasses, ainsi que les trompettes-cors. Les trompettes montent des chevaux alezans, des chevaux gris étant réservés aux deux timbaliers du premier rang. La gendarmerie maritimeElle constitue une formation spécialisée de la gendarmerie nationale. Elle est sous les ordres de l’Etat-Major de la Marine Nationale. Son organisation répond aux besoins des préfets maritimes responsables de l’action de l’état en mer. Elle dispose de 31 patrouilleurs et vedettes partout en métropole et dans les DOM. Ses missions générales sont :* la police judiciaire et administrative * la défense maritime du territoire * la police militaire. Ses missions spécifiques sont :* à terre, le contrôle, la protection et la sûreté des biens et des personnes dans les ports. * en mer, le maintien et le rétablissement de l’ordre avec l’exercice des pouvoirs de police judiciaire, la défense des approches maritimes... En fait, toutes missions auxquelles la gendarmerie peut être conduite à participer au titre de la coordination des actions de l’état en mer, en particulier le sauvetage et l’assistance. Le gendarme maritime affecté sur un patrouilleur effectue des heures de quart, de navigation ou de mécanique, suivant sa spécialité. Il s’agit de mener le bateau en sécurité en suivant les instructions du commandant. Mais il effectue aussi des missions de contrôle "zodiac" ainsi que des tâches diverses pratiques et administratives. Comment le devenir ?Pour être gendarme maritime, il faut d’abord être gendarme. Et pour cela, il faut avoir le niveau bac, avoir entre 18 et 36 ans et à la suite de tests, suivre une formation de sous-officier à l’école de Gendarmerie de Montluçon pendant 9 mois. Le gendarme est ensuite affecté pendant deux ans dans une unité de gendarmerie. C’est à la suite de cette période probatoire qu’il peut exprimer le souhait d’intégrer la gendarmerie maritime. Il fait alors un stage de 6 mois dans un centre d’instruction de la gendarmerie maritime en choisissant une spécialité : mécanicien, électricien ou navigateur. Pour les diplômés Bac + 2, il est possible de passer directement par l’école des officiers de la gendarmerie nationale (EOGN) à Melun en tant qu’élève aspirant volontaire. Généralement, les incorporations ont lieu en janvier, avril et septembre. A la sortie de l’école, le gendarme choisit son affectation en fonction de son rang de sortie et peut de même après deux ans souhaiter l’intégration dans la maritime. |
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