Vie de femme : Les femmes de militaires ont changé !

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Les conjoints de militaires sont des exemples de mobilité nationale et internationale. Mais quelles sont leurs aspirations réelles ?

Le nouveau profil des femmes de militaires

La femme de militaire change, son profil, son attente s’inscrivent maintenant souvent dans un schéma comparable à celui des femmes de « civils ». Il nous a semblé intéressant de comprendre leur point de vue. Notre partenaire l’ARIA nous a livré sa synthèse d’une vaste étude réalisée par leurs soins, sur le nouveau profil des femmes de moins de trente cinq ans dont le conjoint est militaire. On verra qu’elle ne renie pas la vie des femmes de militaires des générations précédentes mais que ses besoins et désir de reconnaissance a évolué de façon différente.

Dépendante du métier de son conjoint, de ses absences prolongées, du rythme et du lieu de mutations, elle aimerait trouver un équilibre entre vie professionnelle et conséquences de l’appartenance de son conjoint au monde militaire.

L’image traditionnelle de la femme de militaire au foyer est corroborée par le faible taux moyen d’activité professionnelle. Elles ne sont en effet que 44% à exercer une activité alors que pour la même classe d’âge « civil » elles sont 80%. Le taux d’activité chez ces femmes est comparable à celui de la population féminine au début des années 60. Pourtant elles ne sont ni moins formées ni moins diplômées qu’une femme de civil.

Pourquoi désire-t-elle avoir ou retrouver une activité professionnelle ?

Quand bien même elle ne travaille pas aujourd’hui, la jeune femme de militaire conserve le désir d’une activité professionnelle. Ce désir trouve son origine dans deux raisons principales : la nécessité financière et l’épanouissement personnel.


-  La nécessité financière :

La qualité de vie est liée en premier lieu à l’aspect financier. La présence de deux salaires permet d’avoir une qualité de vie normale. Pour 50% d’entre elles le niveau de salaire du conjoint offre une qualité de vie problématique voire inacceptable. La poursuite d’un métier est une source d’indépendance financière et une garantie face aux aléas de la vie.


-  L’épanouissement personnel :

La jeune femme de militaire est une jeune femme actuelle. Elle estime que ce qui la différencie de la femme de militaire des générations précédentes et la rapproche des autres femmes de sa génération est son besoin de s’exprimer et de travailler pour son épanouissement personnel. C’est un élément constitutif d’un équilibre, difficile à trouver entre bonne qualité de vie, stabilité familiale et désir de se réaliser.

Dans la pratique ce n’est pas aussi facile : en effet lorsqu’elle maintient une activité c’est souvent au prix de sacrifices et parfois d’un détachement complet du monde militaire auquel appartient le conjoint

Les répercussions de l’exercice d’une activité professionnelle dans le milieu militaire.


-  l’absence de lisibilité dans l’avenir

Elles sont dûes aux conséquences des mutations et l’imprévisibilité de son terme. Elle peut se révéler un handicap face à un employeur, de gestion de carrière. Pourtant la jeune femme a besoin d’une reconnaissance de son activité personnelle et c’est souvent au prix d’un célibat géographique qu’elle peut poursuivre dans son domaine .On voit qu’il est difficile de gérer plan de carrière et mutations.


-  Les conséquence des absences.

Les effets des absences prolongées et du rythme de travail du conjoint sur les possibilités d’exercer une activité professionnelle sont manifestes. Ces absences ont pour conséquence d’instituer une dépendance étroite entre les deux vies professionnelles. Cette dépendance peur être tellement forte qu’elle conduit à l’arrêt de l’activité de la femme pour maintenir le couple et la stabilité familiale. Les contraintes de disponibilités du conjoint conduit à des absences prolongées et fréquentes. La femme de militaire est souvent une femme seule qui assume de nombreuses responsabilités. Cette solitude est un facteur d’autonomie et de dynamisme mais aussi de déstabilisation. Une femme de militaire est seule de deux à six mois par an. L’absence est une composante de sa vie. C’est ce qui la différencie de la femme de civil. Les effets sur la vie de couple et sur la stabilité familiale (30% n’acceptent pas facilement que leur conjoint parte en mission) sont indiscutables. Rappelons que la jeune femme de militaire vit souvent loin de sa famille qui pourrait lui apporter aide et soutien.

Les attentes de la femme de militaire

Toutes traduisent un besoin de reconnaissance, de leur existence ( vis à vis de l’administration qui emploie le conjoint), de leur situation, de leurs difficultés. Des conditions identiques à celles de leur conjoint en cas de mutation, une aide efficace en cas de problèmes graves, des rencontres et une structure de garde d’enfants par exemple pour pouvoir se décharger de ces responsabilités que souvent elles assument seules, pour souffler. Pour les femmes dont le conjoint est sous contrat donc qui ne bénéficie par de la sécurité de l’emploi, l’absence de plan de carrière, l’imprévisibilité de l’avenir est souvent une source d’inquiétude.

On constate la similitude des sentiments et préoccupations entre les femmes expatriées et les femmes de militaires ( qui ont très souvent une expérience outre-mer ou à l’étranger par ailleurs) : elles ont la charge de la bonne marche de la famille, se battent pour exister professionnellement, et en plus elles doivent gérer l’absence.

D’après une étude de l’ARIA 2006 - Qu’en est-il aujourd’hui en 2010 ? - n’hésitez-pas à faire part de vos expériences...

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17 décembre 2009
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30 commentaires pour cet article

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  • Jade 2 mars 20:04

    bonsoir,

    je suis (presque) dans votre cas, avec 27 ans de bons et loyaux services à tenir le rôle du père et de la mère à tenir le rôle du chef de famille durant ses longues absences à tout gérer, maison, enfants, travail, déménagements que l’on ne compte plus.... Tout comme vous, après 27 années de mariage, il décide de divorcer ( alors, que je venais de décourir qu’il me trompait) .... Tout comme le votre, mon ex mari de capitaine, décide qu’il n’a rien à me reverser. Aujourd’hui il est à la retraite 2000 euros par mois indexés tous les ans plus un emploi à temps plein (histoire de s’occuper un peu) à plus de 1500 euros par mois Alors, oui mesdames ne quittez jamais de vue qu’un jour ou l’autre vous pouvez vous retrouver seules.....Privilégiez votre emploi tant que possible. Ne sacrifiez pas tout au nom de "l’Amour" ou de l’ARMEE !!!! courage à celles qui se lancent dans cette voie !!! ce n’est pas facile tout les jours ; surtout soyez "égoiste" ¨PENSEZ un peu à VOUS !!! car malheureusement, il y a TROP souvent un APRES .... Jade. une ex femme de mililtaire

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  • laetitia 15 février 13:26

    bonjour moi mon copain va être muté en juillet 2010 a DJIBOUTI , nous ne sommes pas marié juste paxé, je suis un peu inquiète j’aimerais bien discuter avec des personnes qui pourrais me donner des renseignements multiples, administratif , la possibilité de travailler, continuer des études, la vie la bas. Merci

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  • nonoche27 12 janvier 20:52

    bonjour bein moi ca fait 10 ans que je suis avec un militaire c est tres dur je craque souvent c est l amour qui me retiens sinon je serais partie depuis longtemp oh oui du courage il en faut, car ma famille habite loin et on a une fille c est pas facile . bon courage a toutes...

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  • julie 7 janvier 09:51

    bonjour, voila mon conjoint vient de se faire muter a djibouti, je voudrais des informations ; doit on etre obligatoirement marié pour que je puisse aller avec ?? merci de vos reponses

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  • ptitefemmedemonhomme 3 décembre 2009 02:33

    Bonjour à toutes, J’ai été touchée par tous vos témoignages Il est vraie que je me posais beaucoup de questions et grâce à vous j’ai pû y répondre.

    Je suis tombée amoureuse d’un militaire qui est parti pour deux ans en afrique. Cela entraine donc les abscences et des difficultées. En lisant tous vos témoignage, j’ai pu mieu comprendre ce qu’était la vie de femme militaire et celle ci ne m’effrai pas. je l’aime suis heureuse qu’il ait trouvé sa voie et qu’il s’y épanouisse. Je l’encourage donc le plus possible. Cela ne me dérange pas trop qu’il parte quelques mois car j’aime aussi avoir mon indépendance et me débrouiller seule dans la vie. De plus mon travail me permet d’avoir mes propres horraires et d’exercer n’importe où je me trouve tant que j’ai accès à une source internet. Après, nous n’avons pas encore d’enfants donc je verrai bien à ce moment là mais il n’est pas encore sûr de vouloir continuer à ce moment là ou en tout cas pas les premiers mois / années. Enfète la seule chose qui me gène réellement c’est qu’il aime et prévoit les opex les plus dangereuses et cela m’effrai énormémen J’ai telment peur de le perdre. Cela me hante tout le temps et je stresse et m’inquiète énormément. Est ce que d’autres sont tiraillées par les même peur et les même craintes ?

    Ou est ce que certaines auraient des petits conseils à me donner afin de m’aider un peu à me calmer ? Merci d’avance et bon courage à toutes !!!

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