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Six ans après le drame du 11-Septembre, les Américains livrent, chez eux ou à l’étranger, une guerre sans merci contre le terrorisme
Sur le devant de la scène mondiale anti-terroriste depuis le 11-Septembre 2001, les Etats-Unis ont commémoré hier dans la discrétion les six ans d’une attaque qui a causé la mort de près de 3.000 personnes. Le Président George Bush n’a d’ailleurs pas effectué le déplacement jusqu’au lieu des attentats à New York, préférant se recueillir sur la pelouse de la Maison Blanche.
Pourtant, le traumatisme continue à marquer les esprits. Ainsi, selon un sondage publié en début de semaine par l’institut Zogby, 81% d’Américains placent le 11-Septembre comme l’événement le plus significatif de leur vie. 61% vont même jusqu’à y penser au moins une fois par semaine. Il faut dire que l’actualité leur rappelle sans cesse qu’ils sont dans la ligne de mire des islamistes, qu’ils fassent partie de la nébuleuse Al Qaeda ou pas.
4.000 soldats de retour en décembre
Cette semaine, Oussama Ben Laden s’est rappellé au souvenir des Américains en apparaissant sur deux vidéos en moins de trois jours alors que la dernière remontait à trois ans. S’adressant tout à tour aux pays occidentaux et aux musulmans, le chef terroriste continue à narguer les Etats-Unis, qui ont lancé une offensive mondiale pour le retrouver. Le premier pays à subir la foudre américaine a été l’Afghanistan, où le président installé par les USA Hamid Karzai s’apprête à négocier avec les talibans. Mais dans les montagnes afghanes, l’armée a fait chou blanc. Pas d’arrestation de Ben Laden. Alors la guerre s’est exportée, cette fois-ci en Irak où l’ancien dictateur Saddam Hussein était accusé d’entretenir des liens avec Al Qaeda.
Comparé au bourbier vietnamien, l’Irak est pour le moment le cimetière de 4.000 GI’s. La sécurité dans le pays empire, les violences interconfessionnelles s’intensifient, le gouvernement vit au rythme de crise entre sunnites et chiites. Lundi, le plus haut gradé américain en Irak, le général Petraeus a avancé devant le Pentagone qu’il y avait « des améliorations au niveau de la sécurité » et que les troupes US pourraient se retirer petit à petit du pays. 4.000 hommes quitteront Bagdad en décembre, sur les 168.000 Boys qui occupent le pays. Les autres devront prendre leur mal en patience, continuant à former la police irakienne pour leur en déléguer les questions sécuritaires.
Marie VARNIEU
Les Américains visés en Allemagne, la Turquie déjoue un attentat
Une base aérienne américaine basée en Allemagne a reçu lundi un coup de fil annonçant qu’une attaque était imminente, impliquant au minimum quatre personnes. L’homme, qui parlait avec un accent russe ou turc, parlait de « bombe ». Cet appel anonyme n’a pas été suivi de faits.
En Turquie, les terroristes préparaient un attentat à la voiture piégée. Mardi, près de 300 kg d’explosifs ont été découverts dans un mini bus volé, stationné dans un parking à plusieurs niveaux. Il se trouvait dans une zone habitée et très fréquentée, à Kurtulus, dans le centre de la capitale.
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