La Turquie a repris mardi 26 juin ses négociations d’adhésion avec l’Union européenne mais à un rythme nettement ralenti, deux chapitres seulement sur les 35 à conclure étant ouverts à cette occasion.
Les deux parties se sont entendues pour ouvrir des pourparlers sur les chapitres relatifs aux « statistiques » et au « contrôle financier », indiquait-on de source proche de la Commission européenne.
Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter, Steinmeier, dont le pays exerce jusqu’au 30 juin la présidence de l’UE, souhaitait élargir les discussions à la « politique économique et monétaire » mais l’examen de ce chapitre a été reporté sine die, la France ayant menacé d’y opposer son veto.
L’ouverture de chaque chapitre de négociation doit être décidée à l’unanimité par les Vingt-Sept. Sans aller jusqu’à bloquer le processus, le nouveau président français Nicolas Sarkozy, hostile à l’adhésion de la Turquie à l’Union européenne, a exigé une limitation des discussions aux deux chapitres ouverts mardi.
Jerusalem Post édition française
.