Le ministère français des Affaires
étrangères a souhaité jeudi voir un traité international sur les
transferts d’armes classiques amener les Etats à adopter des
règles de comportement « responsable, transparent et proportionné ».
La France oeuvre en faveur d’un traité international sur le
commerce des armes classiques dans le cadre des Nations unies, a
déclaré le porte-parole du ministère français Jean Baptiste Mattéi.
L’Assemblée générale des Nations unies avait adopté en décembre
dernier une résolution en faveur d’un traité sur les normes
internationales communes pour l’importation, l’exportation et le
transfert d’armes classiques. Le secrétaire général de l’ONU a été
chargé de solliciter les points de vue des Etats membres et de
présenter un rapport sur la question cette année.

"Dans la réponse qu’elle vient de faire parvenir à la
consultation du Secrétaire général des Nations unies, la France
souligne que l’objectif principal d’un tel traité sera d’amener
les Etats à adopter des règles de comportement responsable,
transparent et proportionné en matière de transferts d’armes
classiques", a indiqué M. Mattéi lors d’un point de presse.
La France estime que, pour être efficace, le futur traité devra
avoir vocation à être « universel » et devra, en tout état de cause,
être adopté d’emblée par le plus grand nombre d’Etats, en
particulier par les principaux importateurs et exportateurs
d’armements, selon lui.
La France considère que le traité devrait encourager l’adoption
de systèmes nationaux de contrôle aux exportations répondant aux
normes internationales existantes et permettant l’application des
mesures décidées par le Conseil de sécurité des Nations unies.

Le
traité devrait permettre de limiter la fourniture d’armes et de
munitions dans les zones d’instabilité, de respecter les Droits de
l’Homme et de préserver la paix, la sécurité et la stabilité
régionale, de prévenir les détournements, d’améliorer la gestion
des stocks d’armements pouvant avoir des effets déstabilisateurs
ainsi que la destruction des stocks d’armements en excès des
besoins de défense, a-t-il conclu.