Le modèle actuel reste celui de la conscription et il convient d’en modifier la structure en regroupant moyens et aires de déploiement au prix de la disparition de bases et régiments.
Par Jacques Trappler
A l’instar du civil, il convient désormais de prendre en compte la notion de réduction des coûts classés non directement opérationnels. En clair, le vieux modèle de la conscription et de ses coûteux arrières est devenu obsolète. La réponse est tout autant économique qu’efficace : mutualiser les moyens, externaliser les tâches non opérationnelles pour consacrer budgets et énergies à la mission essentielle des armées.
La décision de créer un service interarmées de soutien (marine terre aviation) répond au critère de rationalisation évoqué par le ministre. Ce service serait placé sous la seule autorité de l’état-major des armées pour les composantes intendance, DRH et santé.
Valse d’unités, bases et régiments – suppression de nombreux postes
L’objectif de créer quelque 90 bases de défense sous entend la disparition de dizaines de régiments ou bases aériennes dont le maintien ne serait plus compatible avec le nouveau plan (formats trop petits – implantations isolées). Ce nouveau modèle, avec une mise en commun des moyens permettra de substantielles économies.
Attendons le mois de juin pour en savoir davantage et, sans partager l’inquiétude des élus, gageons que cette rationalisation ne soit pas le paravent d’un plan social mais bel et bien un réel recentrage sur le cœur de métier.