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OTAN : portes fermées pour Kiev et Tbilissi, il en va de notre sécurité

publié le mardi 11 novembre 2008

Ce n’est pas pour demain que l’Ukraine et la Géorgie rejoindront l’OTAN. Pourquoi ? Tout simplement parce que ces deux pays ne remplissent pas totalement les conditions d’adhésions, sans risques pour l’Alliance.

En effet, une des conditions, revendiquée par l’Allemagne, stipule que le territoire de tout candidat doit être exempt de tout conflit régional, ce qui n’est pas le cas des deux candidats en question.


Par Jacques Trappler


L’entrée dans l’OTAN de ces deux pays, même si elle est probable, n’est pas pour demain. Et Moscou y veillera certainement, soit par la menace soit par l’entretien des conflits internes. L’instauration d’un dialogue OTAN Russie est une nécessité préalable à toute décision d’adhésion, et question dialogue, c’est pas franchement cordial en ce moment. Une précipitation des adhésions des anciennes Républiques de l’ex-URSS aurait, pour Moscou, couleur de provocation.

Les « événements » du mois d’août dernier ne prêchent pas pour une intégration. Que se serait-il passé si, la Géorgie avait été membre de l’OTAN alors que Moscou venait d’envahir son territoire suite à sa calamiteuse attaque contre l’Ossétie du Sud ?

L’OTAN n’a pas besoin d’alliés encombrants et surtout pas intérêt à embraser la région en volant au secours d’un membre dont la folie pourrait nous entraîner dans une confrontation directe avec les Russes dans une région pas vraiment stratégique pour notre sécurité actuelle et à court terme.

La doctrine de sécurisation de nos approvisionnements en énergie ne doit pas se transformer en paranoïa et pour l"’OTAN d’absorber tous les pays traversés par un pipe line ou gazoduc au risque de concentrer dans l’Alliance des brûlots géopolitiques dont elle se passerait bien. Mais il ne s’agit pas que cela, nous le savons. La politique d’expansion militaire des Etats-Unis et le positionnement de ses bases pèse sur l’Alliance.

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12 Messages de forum

  • Lisez plutôt ceci : « Il n’aura fallu que les premiers frimas de l’hiver pour que les Européens enfoncent leur bonnet sur la tête, protègent leur visage dans leur écharpe ... et cèdent - provisoirement - devant la Russie, préférant ne pas risquer de voir le robinet du gaz se fermer. ... Seulement à sacrifier les idéaux européens sur les radiateurs européens, il deviendra difficile d’intervenir au Congo, ardu de justifier l’arrestation en Allemagne d’une proche du président Kagame... . Voire d’évoquer l’Etat de droit pour justifier de futures interventions. » La Voix du Luxembourg

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  • Il ne s’agit pas de « baisser son pantalon » devant la Russie mais ne ne pas s’encombrer d’alliés - comme la Géorgie - capables d’un coup de sang irréfléchi qui nous conduirait, solidarité atlantique oblige, vers ce que nous ne voulons à aucun prix : une confrontation armée avec l’Ours. Les idéaux européen ? Y en auraient-ils encore de valides ? Quoiqu’il en soit je préfère la douce chaleur des radiateurs européens à d’autres douceurs et tout cela sous le parapluie réconfortant de l’OTAN et de nos sous-marins nucléaires. C’est ainsi.

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  • Autre commentaire de Sophie :

    Vous écrivez ceci : « L’OTAN n’a pas besoin d’alliés encombrants et surtout pas intérêt à embraser la région en volant au secours d’un membre dont la folie pourrait nous entraîner dans une confrontation directe avec les Russes dans une région pas vraiment stratégique pour notre sécurité actuelle et à court terme. » Curieuse idée de la « folie » que vous avez ! Sur ce sujet, quelques petits rappels : (A) Ce n’est pas l’armée géorgienne qui a envahi la Russie, mais l’armée russe qui a envahi la Géorgie. (B) Cette dernière a le même droit de défendre son intégrité territoriale et de lutter contre les forces séparatistes internes, que n’importe quel pays souverain qui se respecte. La France, l’Espagne (et j’en passe) ne connaissent pas moins le problème lié aux minorités ethniques. Heureusement, elles n’ont pas la Russie pour voisin, parce que celle-ci n’aurait pas hésité à élargir ses frontières (!). Voilà ce qu’il en est de votre bizarre idée de la « folie », cher Monsieur (ou Madame), donneur(se) de leçons.

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  • @ JJG. Le type d’arguments qui est le vôtre a préparé le terrain pour la deuxième guerre mondiale. Quant à ce que vous ne voulez à aucun prix : une confrontation armée avec l’Ours. Personne n’en doute. Mais l’avis de l’Ours, qu’en faites-vous ? ...parce qu’après la Géorgie, il y aura l’Ukraine, puis, les pays baltes, puis, la Pologne... Pas tout de suite. Cela prendra, disons, deux décennies. Et quand cela arrivera, la vieille Europe ira-t-elle demander de l’aide aux EU, comme en 45 ? Il ne s’agit pas maintenant de secourir la Géorgie. Il s’agit de prévenir que le pire n’arrive...

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  • Le bombardement du 8 août dernier, c’étaient des canons russes ou des canons géorgiens ? La réaction russe a été d’envahir, OK, mais c’est un peu simpliste. Imaginons que la Géorgie, dès ses coups de canons tus, et envahie par la Russie qui a volé au secours - sans plus de détails, tout le monde est au courant - d’une population russophone pro-russe, demande que l’OTAN la protège, on fait quoi ? Laissons aux apprentis sorciers le temps de réfléchir et différons l’entrée de l’OTAN aux cinglés...

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  • Pour Sylvie : la Pologne n’est pas en danger...elle est membre de l’OTAN - Se pourrais-je que je me trompasse ?

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  • Lu sur ce même site... Ne diabolisons pas la Russie ; l’invasion géorgienne de l’Ossétie du Sud ressemble fort à une provocation. Ne nous méprenons pas, le président géorgien, dans le cadre d’une admission de la Géorgie à l’OTAN deviendrait rapidement un allié incombant et imprévisible. Sa conduite, inconséquente, ne plaide pas pour une admission à l’Alliance. Bien au contraire, nous ferions bien d’y réfléchir à deux fois avant de relancer un processus d’intégration qui serait porteur d’inutiles tensions avec les Russes.

    Pour mémoire, rappelons que la Géorgie et l’Ukraine se sont vu refuser leur entrée dans l’OTAN lors du dernier sommet d’avril avec réexamen de leur candidature pour décembre prochain. Voilà qui est bien compromis.

    L’inconséquence du comportement du président géorgien Mikhaïl Saakachvili pourrait déstabiliser la région - si ce n’est déjà fait. Nous n’avons donc pas besoin, tant que Saakachvili est au pouvoir en Georgie, d’un allié chargé d’une telle capacité de nuisance. L’OTAN n’est pas une « roulette russe » Monsieur Saakachvili ; il ne suffit pas d’afficher une pro-occidentalité criante pour être admis dans l’Alliance et faire n’importe quoi.

    Que serait-t-il advenu si la Géorgie avait été membre de l’OTAN ? Ne nous trompons pas dans la désignation du coupable ; les Russes, dans cette affaire, ne sont les plus à pointer du doigt – ou du missile… Prenons donc garde à ne pas intégrer dans l’Alliance, à n’importe quel prix, des candidats dont le pouvoir de dangerosité frôle, en pareil cas, autant la folie que la bêtise.

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  • Pays baltes aussi, sont membres de l’OTAN. Pas seulement la Pologne. A écouter, cependant, les dirigeants russes sur les chaînes de la télé russe (ce que je vous invite à faire pour mieux vous informer sur les dangers qui guettent la Pologne), cela ne leur ferait pas vraiment peu. Pour une raison simple : les pays concernés eux-même n’ont pas vraiment l’espoir que l’armée de l’OTAN interviendra pour les secourir.

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  • L’OTAN n’est pas la France, et n’est pas L’Occident non plus. Or, seuls la France et l’Allemagne sont aujourd’hui contre l’attribution à la Géorgie du statut officiel de Candidat à l’adhésion à l’OTAN. Tous les autres pays, seraient-ils moins raisonnables ? Je ne crois pas. En revanche, il n’échappe à personne que c’est précisément la France et l’Allemagne qui servent à la Russie de satellites en vieille Europe (l’ancien chancelier allemand, ne travaille-t-il pas pour le compte du Gazprom aujourd’hui ?) Ces derniers remplissent plutôt bien, même très bien, leur devoirs, à l’aide notamment, des médias soi-disant libres, qui dépeignent (le rôle de satellite de russes oblige) avec beaucoup de soin et d’application la folie de la Géorgie, ce « détestable petit pays ».

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  • Les nouveaux arrivants européens dans l’OTAN ont une confiance bien réelle en l’Alliance et l’Amérique en particulier - pour leur sécurité - qu’ils en ont envers les « vieux européens », et je doute fort que l’arrivée de pays en confrontation historique et permanente avec la Russie puisse apaiser le climat entre l’Est et l’Ouest. Tentons de rétablir le dialogue OTAN-Russie afin de définir des bases viables de coexistence sur le continent européen et examinons ensemble conséquences et règles d’intégration...

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  • La possibilité du dialogue OTAN-Russie s’annonce malheureusement peu vraisemblable sous le régime poutinien (cela aurait été parfaitement envisageable, sous Eltsine). L’attitude des actuels dirigeants russes n’a rien de rationnel. C’est d’ailleurs Dostoïevski qui décrit le mieux ce type de mentalité dans ses « Souvenirs de la maison des morts », en parlant de forçats. On peut admirer, voire aimer la Russie, et déplorer le régime qui la gouverne aujourd’hui.

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  • La Russie a envahit la Géorgie ? Ou avez vous lu un tel mensonge ?

    Sophie, au cas ou vous ne le sauriez pas, la Géorgie est soutenue par les Etat Unis et Israël, et c’est a Washington que s’est décidé l’invasion de l’Ossétie du sud par la Géorgie. Les révolutions de couleur ne sont que des manipulations de la part des services Américains. Il a été retrouvé nombre de soldats et instructeurs Américains dans cette guerre, certains ont même été descendus et faits prisonnier. Le ministre de la défense Géorgien est Israélien, et ce sont les armes Géorgiennes sont de marque américaines, Israéliennes et européennes. La Russie n’a fait que répondre à une politique hégémonique de la part des USA.

    Les dirigeants Russes ne sont pas tendres, mais dans cette histoire, ce n’est que l’Empire (USA) qui est a remetre en cause.

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