Les neuf nouveaux pays membres
de l’Union européenne (UE) sont prêts à lever les contrôles à
leurs frontières intérieures et rejoindre l’espace Schengen avant
le 21 décembre, ont déclaré vendredi des ministres de l’Intérieur
et des représentants de pays membres de l’UE à Prague.
Selon la « Déclaration de Prague » approuvée par les ministres au
cours d’une réunion tenue dans la capitale tchèque, les neuf pays
candidats ont adopté toutes les mesures exigées par le traité et
sont en mesure de rejoindre de façon permanente l’espace Schengen
qui désigne un espace de libre circulation des personnes entre les
Etats signataires de la convention de Schengen.
"Je pense que la déclaration met en lumière ce qui se trouve
derrière nous et devant nous", s’est réjoui le ministre tchèque de
l’Intérieur, Ivan Langer.
Le vice-ministre de l’Intérieur portugais, José Magalhaes, a
pour sa part salué l’introduction de certains nouveaux pays
membres dans le système d’informations de Schengen, qui porte sur
les personnes recherchées par la police, les interdits de séjour
dans des pays de l’UE, les personnes impliquées dans des vols de
voitures et d’armes, ainsi que les papiers d’identité volés ou
perdus.
La réunion à Prague, qui fait suite à celles à Varsovie, à
Bratislava et à Malte, est la dernière rencontre des ministres
consacrée à l’expansion de l’espace Schengen avant une session du
Conseil de la justice et des affaires intérieures.
La réunion a regroupé des représentants des neuf pays membres
de l’UE, à savoir : l’Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la
Lituanie, Malte, la Pologne, la République tchèque, la Slovaquie
et la Slovénie, ainsi que des délégations du Portugal, qui assume
la présidence de l’UE et d’autres pays membres de cette
organisation.
Le Parlement européen doit approuver cette adhésion le 14
décembre.
Les neuf pays projettent pour leur part de mettre en place le
système Schengen à leurs frontières territoriales le 31 décembre
et dans les aéroports internationaux avant fin mars prochain.
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