New York - Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni jeudi pour la sixième fois en trois semaines pour discuter de la Géorgie. Cette réunion a donné lieu à un nouveau dialogue de sourds ponctué de propos aigres-doux mais à aucune décision concrète.
La Russie a rejeté les critiques occidentales de son intervention militaire en Géorgie mais s’est trouvée isolée pour sa reconnaissance de l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie. Aucune délégation n’a approuvé la reconnaissance de l’indépendance des deux territoires.
Après que plusieurs de ses collègues eurent déploré l’usage de la force par Moscou en Géorgie, l’ambassadeur russe Vitaly Tchourkine a ironisé en rappelant les interventions américaines en Irak et en Afghanistan. « Avez-vous trouvé les armes de destruction massive en Irak ou les cherchez-vous toujours ? », a-t-il lancé.
Quant aux critiques sur la reconnaissance par la Russie des deux territoires géorgiens séparatistes, M. Tchourkine les a rejetées. Il a tiré un parallèle avec la reconnaissance par les Occidentaux de la déclaration unilatérale d’indépendance du Kosovo en février.
Les Occidentaux ont rejeté ces comparaisons, que le représentant américain Alejandro Wolff a qualifiées de « spécieuses ». « Les faits sont têtus. La Russie a envahi la Géorgie, elle l’occupe et elle en profite pour la démembrer », a-t-il affirmé.
Deux projets de résolution visant à régler la crise géorgienne, d’inspiration russe et française, sont toujours sur la table du Conseil mais n’ont aucune chance d’être adoptés dans un avenir proche, selon des diplomates.
Les Occidentaux insistent en effet pour que toute résolution réitère l’attachement du Conseil de sécurité à l’intégrité territoriale de la Géorgie, ce que la Russie refuse, estimant que l’on doit prendre en compte les nouvelles réalités sur le terrain.
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