« Le monde a changé depuis le Livre blanc de 1994. Je veux que nous soyons capables d’aborder tous les problèmes en face. Je dois la transparence et la vérité à nos armées et à tous les Français. »
Nicolas Sarkozy évoque une situation financière incompatible avec le développement des programmes envisagés par le modèle d’armée 2015. Modèle désormais obsolète. Et il veut « le plus grand réalisme » pour une nouvelle loi de programmation militaire. Pour autant, il s’engage à maintenir le budget de la Défense, le deuxième budget de l’État.
source : Ouest France
Réduction de l’arsenal
La dissuasion nucléaire, « strictement défensive », continuera à disposer de moyens adaptés. « Le missile intercontinental M-51, que Le Terrible emportera dès sa mise en service en 2010, et le missile ASMPA que Rafale emportera dès cette année, répondent à l’analyse des risques. »
Si la dissuasion nucléaire reste « la garantie ultime » de la sécurité de la France mais aussi de l’Europe, le chef de l’État note que certaines menaces pèsent sur cette sécurité : « La prolifération nucléaire, biologique ou chimique se poursuit, ainsi que celle des missiles balistiques et de croisière ». Il pense en particulier à l’Iran, qui « accroît la portée de ses missiles (...).Face à cette prolifération, Nicolas Sarkozy souhaite une communauté internationale « unie et résolue ».
Pour autant, Nicolas Sarkozy refuse que la France participe à la course aux armements. Peu favorable au maintien des deux composantes nucléaires, océanique et aéroportée, il annonce même une mesure : « Pour la composante aéroportée, le nombre d’armes nucléaires de missiles et d’avions sera réduit d’un tiers. Après cette réduction, notre arsenal comprendra moins de 300 têtes nucléaires ».
La France veut donc donner l’exemple. Elle invite d’ailleurs tous les pays, à commencer par la Chine et les États-Unis, à ratifier le traité d’interdiction complète des essais nucléaires, à interdire les missiles nucléaires tactiques et à stopper la production de matières fissiles à usage militaire.
Thierry DUBILLOT.