Nicolas Sarkozy a dénoncé avec force samedi l’attitude de la junte birmane, « un régime éminemment condamnable », alors que le pays vient d’être ravagé par le cyclone Nargis.
Le président français, qui s’exprimait à l’occasion de la Journée nationale de commémoration de l’abolition de l’esclavage en 1848, n’a pas hésité à établir un parallèle entre les « formes modernes d’esclavage » et « la tragédie que vit le peuple de Birmanie ».
Alors que la communauté internationale « veut venir en aide de ce peuple », « un régime éminemment condamnable en est à empêcher le débarquement de vivres pour permettre de soulager la misère provoquée par un cyclone », a-t-il observé avec colère.
M. Sarkozy a ainsi constaté « qu’au XXIe siècle, la communauté internationale ne peut pas librement porter secours à des femmes et des hommes » confrontés à une catastrophe naturelle, qui ont « de surcroît la douleur d’avoir un gouvernement qui refuse l’aide » du reste du monde.
En cette année de célébration du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme, « il n’y aura pas de paix dans le monde si nous transigeons avec le respect de la dignité humaine », a insisté le président Sarkozy, observant que « les combats pour la liberté de tous les hommes restent profondément d’actualité ».