Militaires : Le retour à la vie civile, L’aide à la reconversion

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L’aide à la reconversion du personnel militaire est un engagement moral, financier et humain qui repose sur des fondements à la fois historiques (tradition sociale et aide à la promotion sociale), légaux (le statut général des militaires et la loi de 1996) et fonctionnels (facteur d’attractivité pour les candidats au recrutement et de confiance dans l’avenir pour les militaires en service).
Aujourd’hui, la reconversion est un acte de gestion essentiel appliqué au personnel d’une armée de terre professionnelle et composée de 70% de contractuels.
L’objectif est de favoriser l’accès immédiat à l’emploi. Il s’agit : d’améliorer les conditions de préparation au départ des futurs partants en faisant effort notamment sur l’orientation, étape initiale et primordiale du processus de reconversion ; de développer l’aide au placement, après la création le 1er août 2006, de 23 agences pour l’emploi des militaires (AEM) de l’armée de terre.
Le besoin
Chaque année, environ 15 000 militaires d’active ou sous contrat quittent l’armée de terre.
En raison de la diversité des métiers pratiqués et des expériences vécues, les profils sont nombreux et variés : mécanicien diéséliste, chargé de gestion des ressources humaines, logisticien, chargé de communication, chef de chantier, informaticien, conducteur de poids lourd… En plus de l’expérience professionnelle sanctionnée par des diplômes, les partants possèdent des qualités et des valeurs particulièrement appréciées en entreprise : disponibilité, rigueur, respect de la hiérarchie, des horaires, dépassement de soi, etc.
L’armée de terre constitue donc un vivier de compétences dont certains secteurs d’activité savent déjà profiter mais dont d’autres secteurs ou entreprises n’ont pas connaissance. Le bureau insertion reconversion terre (BIRT) a pour objectif de développer cette connaissance mutuelle afin de mettre en adéquation la demande des entreprises et l’offre de militaires partants de l’armée de terre.
Les conditions de la reconversion
Au titre des mesures de gestion, les EVAT, les EVSO et les OSC en premier contrat qui déposent un dossier d’aide à la reconversion ne peuvent entamer celle-ci qu’après avoir accompli cinq années de services effectifs. Ils doivent donc solliciter une prorogation de contrat, au titre de la reconversion, pour couvrir l’intégralité des besoins liés à leur projet professionnel. Pour les EVAT dont le contrat arrive à son terme entre la 6e et la 25e année de service, l’aide à la reconversion est incluse dans ledit contrat.
Les acteurs
Centraux : Dans le cadre de directives ministérielles, l’état-major de l’armée de terre (EMAT) définit la politique de reconversion, tandis que le bureau insertion professionnelle et reconversion des personnels militaires de l’armée de terre (BIRT) en conduit la mise en œuvre et coordonne les actions de la chaîne fonctionnelle.
Régionaux et locaux : Les cinq bureaux d’aide à la reconversion civile (BARC) - stationnés à Metz, Bordeaux, Rennes, Lyon, Paris - et les deux bureaux spécifiques pour les sapeurs-pompiers et la Légion étrangère assurent la mise en œuvre au niveau local en s’appuyant sur : les 23 agences pour l’emploi des militaires (AEM), réparties sur l’ensemble du territoire, dont la mission essentielle est le placement des militaires partant et le reclassement des militaires rayés des contrôles depuis moins de trois ans ; les 140 cellules reconversion intégrées au sein des formations et chargées de l’accompagnement des futurs partants et de la prospection des emplois.
Les aides à la reconversion
La formation
La formation professionnelle en milieu militaire (FPMM), dispensée dans plusieurs centres dont le centre militaire de formation professionnelle (CMFP) de Fontenay le Comte qui fonctionne en partenariat avec l’AFPA1 ; la formation professionnelle en milieu civil (FPMC).
L’accompagnement
Ce type de reconversion s’adresse aux candidats disposant de compétences et d’acquis transposables dans le secteur civil. Plusieurs procédures sont possibles :
une démarche directe auprès d’une entreprise qui accepte de prendre le postulant en période d‘adaptation en entreprise (PAE), cette période devant déboucher sur un contrat de travail ; un accompagnement de l’intéressé par les centres interarmées de reconversion (CIR) ou les centres APEC par le biais de sessions d’accompagnement vers l’entreprise (SAE) ou d’une prestation APEC ; d’autres formules plus personnalisées, comme le parcours individualisé du créateur ou repreneur d’entreprise (PIC).
L’accès à la fonction publique
Les militaires qui le souhaitent peuvent également bénéficier de voies d’accès : soit aux emplois de la fonction publique d’État, et prochainement de la fonction publique territoriale et hospitalière - article 62 du SGM 2005 (ex loi 70/2) - ; soit par le biais du dispositif rénové des emplois réservés (ER).
Les décrets d’application de ces deux dispositifs sont en cours d’élaboration (ER) et de publication (Art 62).
L’aide au reclassement
Tous les militaires en recherche d’emploi peuvent, pendant trois années suivant leur radiation des contrôles, être accueillis et soutenus dans leurs démarches par les agences pour l’emploi des militaires (AEM). Pour le volet « aide au placement », en appui de partenariats mis en place par les prospecteurs-placiers, l’armée de terre s’est récemment dotée d’un site Internet permettant de faire le lien entre l’offre et la demande. Véritable site d’intermédiation, il fonctionne depuis le 1er janvier 2006 et poursuit progressivement sa montée en puissance. Son principe est des plus simples : après validation par la chaîne reconversion, le site permet de déposer et consulter d’une part les curriculum vitae et d’autre part les offres d’emploi d’entreprises publiques ou privées. Celles-ci ont ainsi un point d’accès privilégié et réactif, ainsi qu’une visibilité sur une ressource qualifiée et disponible.
Site web :www.reconversion.terre.defen...
INFORMATIONS UTILES
Entretien d’embauche : les 4 questions
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6 commentaires pour cet article
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30 novembre 2009 19:08
10 ans dans la marine et aucune aide non plus, pourtant engagé a 19 ans je ne pouvais avoir qu’1 BAC général et maintenant je galère au pôle emploi pour faire une formation. Merci les réformes et la "pseudo-reconversion" c’est sur que c’est bien plus facile pour les plus gradés.
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15 septembre 2009 16:23
Arrivant à terme de mon contrat de 5 ans, j’ai fais appelle à la reconversion.
Après 5 mois d’attente, où mon dossier effectuait le parcours du combattant(je dis ça parce que 5 mois sans aucune nouvelle ça fait long quand même), j’ai obtenu une réponse positive à ma demande d’aide, et cela 2 mois avant la fain de mon contrat(ouffff).
Je suis certes reconnaissant de cette aide mais je trouve quand même que c’est un dû, du fait du nombre d’année où j’ai servis pour la France, pour l’état(sans oublier qu’il faut racheter ses points de retraites :-) ). -
seb 26 avril 2009 20:06
je suis un ancien militaire
après 10 ans dans l’armée, j’ai bénéficié du congès de reconversion. à l’heure actuelle, ma formation est finie et j’ai trouvé du travail malgré la crise.
je tiens donc l’aide à la reconversion comme indispensable mais surtout comme un très bon tremplin vers le retour, parfois difficile, à la vie civile. -
AMC-MSY 6 février 2009 11:01
De nombreux dispositifs existent. Néanmoins il apparait clairement que suivant l’affectation du postulant au départ son accompagnement sera très diversement perçu. Aussi bien par l’Institution que par l’intéressé.
Je citerai simplement la session bilan orientation SBO (une semaine) qui présente l’intérêt notable d’aider la personne à fait le point sur ses dispositions, ses centres d’intérêt, ses motivations, ses aspirations, ses priorités...
Chacun peut, quelle que soit sa situation, s’interroger sur son devenir, inventorier ses acquis durant son temps dans l’Institution. Ils sont nombreux, variés, parfois difficiles à définir... Reste à bien les chercher. -
8 décembre 2008 16:28
oui moi j’ai eu le droit à la reconversion mais j’ai été dialysé pendant ma reconversion et je suis 2 ans après toujours demandeur d’emploi. J’ai demandé l’aide des anciens combattants, ils m’ont dit qu’ils ne pouvaient pas m’aider et dans quelques mois à la fin de mes assédics, je serai sans doute sous les ponts...après 16 années dans l’institution...Merci qui ???
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