« Se battre en Algérie » démontre que cette guerre ne se résumait pas à des opérations de ratissage ou de contrôles dans le bled, ni même à de rares scènes de torture et d’exécutions sommaires. Elle ne fut pas non plus une guerre où tous les Appelés désoeuvrés dans un poste perdu dans le djebel, se livraient à des actes répréhensibles sur les populations civiles. Réduire la Guerre d’Algérie à ces clichés est intellectuellement malhonnête.
Un livre écrit à partir de nombreux témoignages recueillis par l’auteur durant près de 25 ans, recoupés et complétés à l’aide des archives officielles.
Prix : 28,00 € + frais de port et d’emballage (4,50 € pour un exemplaire)
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Elle fut émaillée de combats, parfois farouches, livrés par des combattants français et algériens courageux, dans des paysages apocalyptiques, dans le froid, la pluie, la neige et le vent, ou sous une chaleur excessive. Elle fut aussi et surtout faite par de jeunes français respectueux de l’adversaire, dont l’immense majorité ne s’est pas livrée aux actes barbares dont font état certains.
De 1954 à 1962, l’élite de l’Armée Française s’est battue en Algérie, en première ligne : légionnaires, parachutistes, commandos, équipages d’hélicoptères, pilotes de chasse et d’observation, marins, tirailleurs, sahariens, artilleurs, cavaliers, etc. A travers des récits poignants et véridiques, ce livre vous fait revivre des combats âpres dans lesquels ces hommes ont été engagés.

Il vous emmène dans les djebels arides et déchiquetés, dans les sables et oasis du Sahara, dans les forêts tapissées de ronces ou de chênes-lièges, dans les airs à bord d’avions de chasse et d’hélicoptères qui survolaient des paysages magnifiques que la furie guerrière pouvait rapidement métamorphoser en enfer. Au fil des pages, vous côtoyez aussi ces rudes moudjahidin, parfois vétérans des Campagnes d’Italie et d’Indochine, qui se battaient pour leur indépendance avec détermination.

Les grands épisodes de la Guerre d’Algérie sont relatés : les opérations de Timimoun, la bataille de Souk Ahras, les combats livrés dans l’Atlas Saharien, dans les Aurès et à proximité des frontières tunisiennes et marocaines, la traque et la fin de « moudjahidin » éminents comme les colonels Amirouche, Si M’hamed, Lotfi, tous les trois chefs de Wilaya, jusqu’à la Bataille de Bizerte en Tunisie au cours de laquelle les parachutistes, venus d’Algérie, ont dégagé la base et la ville menacées.
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50 ans après...
Un demi-siècle s’est écoulé et les passions sont toujours vives au point que certains parlent de « repentance ». Si durant toutes ces années l’on a surtout évoqué à juste titre les souffrances des Pieds-Noirs et des Algériens, l’on a passé sous silence celles qu’ont endurées les familles des militaires français, souvent appelés du contingent, tués lors des opérations de maintien de l’ordre. Les autres, ceux qui sont revenus, sont dans leur majorité blessés à jamais dans leur corps et dans leur âme.
Mon oncle, Claude Lepage, était un Appelé du Contingent qui a été incorporé dans un régiment de parachutistes. Il a été tué au combat sur la frontière algéro-tunisienne en février 1958. A ses obsèques, mes grands-parents étaient effondrés. Ma grand-mère se tenait assise sur une chaise que deux de ses fils portaient, avec un médecin à ses côtés pour lui administrer des piqûres. Jamais ils ne se sont remis de la disparition de leur « gamin » tout juste âgé de vingt-deux ans. Il y a quelques années, j’ai rencontré le frère d’un parachutiste du même régiment, mort au cours d’une embuscade. A l’époque, il était enfant. Dans les mois qui ont suivi la disparition de son grand frère, sa mère puis son père ont dépéri jusqu’à mourir de chagrin. Il n’avait que douze ans lorsqu’il fut placé à l’Assistance Publique…

Ces jeunes garçons sont « Morts pour la France ». Leurs noms ont été gravés sur les Monuments aux Morts, au même titre que ceux qui sont tombés durant la Première et la Seconde Guerre mondiale. Et pourtant, si leurs aînés ont défendu une cause « noble », l’opinion publique considère que les « soldats du djebel » se sont battus contre un peuple désireux de recouvrer son indépendance, ce qui suffit à les déconsidérer. C’est sans doute pour cette raison qu’aujourd’hui certains baissent encore la tête et refusent d’évoquer cette période douloureuse de leur vie, d’autant qu’ils ont été la cible de certains médias et d’une intelligentsia moraliste qui se refuse à prendre en compte tous les paramètres. Il est toujours facile de juger lorsque l’Histoire a rendu son verdict. Mais dans la plupart des familles affectées, la cicatrice ne s’est encore pas refermée.
Dernièrement, un ancien parachutiste du régiment de « Bigeard », retourné en Algérie en 2006, m’écrivait :
Je suis retourné à Alger et plus particulièrement à El Biar ou j’ai retrouvé les anciens de mon âge. Parmi eux des commerçants et deux anciens prisonniers. Je peux assurer que tous m’ont réservé le meilleur accueil possible ; certains m’ont invité à partager leur repas deux anciens commerçants aujourd’hui à la retraite avaient même gardé ma photo en para. Les jeunes qui nous entouraient me disaient : « tu as habité ici tu es chez toi, tu es le bienvenu ». Il est vraisemblable que si j’avais été le tortionnaire para tel qu’on se plait à le caricaturer encore aujourd’hui, l’accueil eut été différent. Nous étions des soldats professionnels. A aucun moment nous n’avons cherché à humilier un adversaire que nous respections…Dans le régiment, toutes les races et toutes les religions étaient représentées… A cette époque nous avions tous une petite amie européenne, arabe, berbère ou juive, nous n’étions pas racistes. Je pense qu’il est temps d’effacer nos rancœurs et tenter de rapprocher les adversaires d’hier…
Une bonne fois pour toute, il faudra admettre que les jeunes gens qui se sont battus en Algérie n’étaient pas des « barbares ». Ils ont eu à remplir une mission difficile et ingrate.
En janvier 1990, le général Jacques Massu m’écrivait dans une lettre : … Nous voyons bien aujourd’hui qu’en nous battant pour l’Algérie Française nous étions en pleine utopie… Il faudrait se décider à voir les choses en face, raisonnablement, et reconnaître que la passion nous a aveuglés, en l’absence d’avertissements sérieux…
Arrêtons de faire payer plus d’un siècle de colonisation à une seule génération. Décoloniser par la guerre, est sans doute la pire des solutions. Ceux qui ont eu à remplir une telle mission méritent un minimum de considération et qu’on leur rende leur Honneur.
Patrick-Charles RENAUD
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Table des Matières
… La parole qui, trop souvent, n’est qu’un mot pour l’homme de haute politique, devient un fait terrible pour l’homme d’armes ; ce que l’un dit légèrement et avec perfidie, l’autre l’écrit sur la poussière avec son sang…
« Servitude et grandeur militaires », Alfred de Vigny
Avant propos
Chapitre 1 : Trahison à la ferme Degoul
Chapitre 2 : Combats en Oranie
Chapitre 3 : Les sentinelles du Djebel-Amour
Chapitre 4 : La Légion se paie un général
Chapitre 5 : Etats d’âmes dans les airs
Chapitre 6 : Boule de feu sur le Mimouna
Chapitre 7 : La Montagne Bleue
Chapitre 8 : Avec les guerriers chaamba
Chapitre 9 : Du Zaccar à l’Ouarsenis
Chapitre 10 : L’oued Tifrane
Chapitre 11 : Réunion avortée au djebel Mekrisane
Chapitre 12 : Aviateurs, artilleurs et paras
Chapitre 13 : Parachutistes dans les dunes
Chapitre 14 : La fin des méharistes félons
Chapitre 15 : Corps à corps sur le Ras-Guedelane
Chapitre 16 : Le mont de l’enfer
Chapitre 17 : La bataille de Souk-Ahras
Chapitre 18 : Dans les ronces du djebel Ourès
Chapitre 19 : L’affaire du djebel Kouif
Chapitre 20 : Toubib au 8ème Paras
Chapitre 21 : Blessure en vol
Chapitre 22 : EVASAN nocturnes en hélicos
Chapitre 23 : Paras en embuscade
Chapitre 24 : Dans l’Est Constantinois
Chapitre 25 : Le 6ème Paras piège Amirouche
Chapitre 26 : L’honneur du vieux fellah
Chapitre 27 : Coup dur pour la wilaya 4
Chapitre 28 : Le piège de Ksar-El-Hirane
Chapitre 29 : Sur les crêtes de l’Harraba
Chapitre 30 : Guérilla aux portes de Bône
Chapitre 31 : Sur les traces de la IIIème Augusta
Chapitre 32 : Les pisteurs de Colomb-Béchar
Chapitre 33 : Tempête sur le Béni-Smir
Chapitre 34 : le combat des trois frontières
Chapitre 35 : Des hommes meurent encore
Chapitre 36 : La bande du Chaabet-El-Kebir
Chapitre 37 : Les paras dégagent Bizerte
Annexes
Bibliographie
Glossaire des termes arabes employés
Lexique
Remerciements

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