Beyrouth - Le Hezbollah et ses alliés de l’opposition ont commencé à retirer leurs combattants des quartiers ouest de Beyrouth conquis la veille. Ils ont ainsi obéi aux injonctions de l’armée à qui le gouvernement s’en était remis pour rétablir « la paix civile ».
Ce retrait intervient après que l’armée a annoncé qu’elle gelait les décisions du gouvernement contre le Hezbollah à l’origine des combats qui ont fait depuis jeudi 34 morts. Il s’agit des pires violences depuis la fin de la guerre civile (1975-90). A Beyrouth, deux personnes ont été tuées et 20 blessées, selon un bilan revu à la baisse.
L’accusant d’« atteinte à la souveraineté de l’Etat », Siniora avait déclaré mardi illégal le système de télécommunications autonome du Hezbollah. Il avait également démis de ses fonctions le responsable de la sécurité de l’aéroport de Beyrouth, un général proche du mouvement chiite, à la suite de la découverte de caméras surveillant les pistes.
Réclamant que le gouvernement fasse marche arrière, le Hezbollah avait aussitôt lancé une campagne de « désobéissance », bloquant l’accès de l’aéroport et prenant le contrôle de Beyrouth-Ouest, bastion de la majorité sunnite au pouvoir.
Hariri s’est félicité de l’intervention apaisante de l’armée, considérée comme neutre dans la crise politique qui oppose depuis 17 mois la majorité pro-occidentale au pouvoir à l’opposition emmenée par le Hezbollah et soutenue par Damas et Téhéran.
SDA-ATS