Beyrouth - Le premier ministre libanais, Fouad Siniora, a demandé à l’armée de rétablir la sécurité au Liban, de faire évacuer « immédiatement » les hommes armés des rues et de mettre fin au sit-in dans le centre de Beyrouth. Il a affirmé que « l’Etat libanais ne tombera pas ».
Six personnes ont été tuées et 20 blessées par des hommes armés lors des funérailles à Beyrouth d’un civil sunnite tué dans des combats dans l’ouest de la capitale libanaise.
Selon un responsable de la sécurité libanaise, dix-huit personnes ont péri au total dans les affrontements au Liban depuis jeudi. A Beyrouth même, 11 personnes ont péri dans les combats, les pires depuis la fin de la guerre civile (1975-1990), qui ont cessé vendredi.
La prise de contrôle de Beyrouth-Ouest, à majorité musulmane, par le Hezbollah, groupe soutenu par l’Iran et la Syrie, suscite l’inquiétude tant dans le monde arabe qu’en Occident. Le gouvernement libanais a pour sa part dénoncé un « putsch armé ».
La Maison Blanche a publiquement exhorté vendredi l’Iran et la Syrie à « cesser de soutenir le Hezbollah et ses menées déstabilisatrices au Liban ». Mais les responsables américains reconnaissent que leurs appels envers Damas ou Téhéran ont peu de chance d’aboutir.
L’Arabie saoudite et l’Egypte, inquiètes des possibles répercussions régionales d’un conflit entre un mouvement d’opposition chiite et un gouvernement sunnite, ont demandé la tenue d’urgence d’une réunion ministérielle de la Ligue arabe.
SDA-ATS