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Les ventes d’armes illégales à l’Angola : Sarkozy aimerait bien tourner la page
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Un procès qui agite le petit monde politique. Des commissions dont on aimerait bien ne pas devoir reparler. Un Jean-Pierre Falcone au milieu d’un « Angolagate » dont Jean-Christophe Mitterrand, Charles Pasqua et son fils, Jacques Attali, Pierre-Philippe, et le préfet Jean-Charles Marchiani (cités dans ce dossier) ne doivent pas se sentir très à l’aise.
Par Jean-Marc Trappler
Ce dossier de ventes d’armes à l’Angola aurait du rester bien au sec dans les cartons de la république mais voilà que, justice oblige, il revient en force. Que reproche-t-on à Pierre Falcone ? De s’être livré à un commerce d’armes illicite ? D’avoir encaissé des commissions illégales donc occultes sur des livraisons d’armes vers l’Angola ? (gros exportateur de pétrole…). Et Falcone, en bon camarade, de se défendre en mouillant quelques « collègues ». Un vrai pot de pus. Sarkozy se passerait de ce procès empoisonnant à plus d’un titre. D’abord parce que les relations avec l’Angola ne sont pas terribles et que son président, dos Santos, « aimerait » bien que Pierre Falcone puisse s’en tirer favorablement, les deux hommes sont amis… Nous aimerions bien refaire du business avec l’Angola, pétrole oblige, mais voilà, l’affaire Falcone empoisonne la donne.
Il ne reste qu’à tourner la page des malentendus du passé, formule sarkozienne, et de diluer l’accusation pour enfin, en finir avec cette vieille affaire.
Falcone est un malin ; il dit que les livraisons d’armes n’ont sont jamais transitées par la France et qu’en conséquent il pouvait se passer de l’autorisation requise par le ministère de la défense. Cela se tient : pas transité par la France donc pas illégal, donc on ne voit pas pourquoi Monsieur Falcone serait inquiété - puisqu’il n’a transgressé aucune loi.
Seulement voilà, le brave homme avait sa société en France et l’accusation soutient mordicus que c’est suffisant pour le faire plonger.
De quel côté est la défense aujourd’hui ?
(Représentée par son ministre Hervé Morin ?) Et bien du côté de la réconciliation de la France avec l’Angola ; c’est-à-dire, raison d’état oblige, du côté de la thèse de la défense … de Falcone. Hervé Morin estime que la loi ne s’appliquait pas à Pierre Falcone puisqu’il n’ y a pas eu de transit des armes en France. CQFD. Rien ne peut corroborer car tous les documents relatifs aux transactions ont disparu la veille d’une perquisition dont – pot de pus toujours – Falcone aurait eu vent, prévenu par son gentil petit camarade Marchiani.
C’est décidemment bien parti pour Pierre Falcone.
1 commentaires pour cet article
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pierrequiroule 18 juillet 2008 18:50
les magouilleurs aux manettes !!! ah les incorrigibles hommes politiques seulement soucieux de s’enrichir sous couvert d’immunité en tout genre...quelle honnêteté, quelle intégrité... et en plus influencer la justice ... bonjour les cons.


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