Introduction
LE COMMANDEMENT DE LA LEGION ETRANGERE
Deux unités, les 1er et 4e RE, sont placées pour emploi, directement sous les ordres du général commandant la Légion étrangère. Soutenu par le 1er étranger, l’état-major de la Légion est implanté à Aubagne. Jadis « Inspection de la Légion étrangère » à Sidi Bel-Abbès, il est devenu COMLE, en prise directe avec le chef d’état-major de l’armée de terre dont il est le conseiller technique pour toutes les questions concernant le personnel à titre étranger. Par l’intermédiaire de ses grands services, le COMLE exerce, vis-à-vis de l’ensemble de la Légion, ses responsabilités dans les domaines suivants :
recrutement et sélection à l’engagement des volontaires ;
gestion des effectifs et administration des personnels servant à titre étranger ;
maintien des traditions et conservation du moral ;
mise en œuvre de l’action sociale.
C’est à Aubagne que résident les célèbres pionniers et la musique principale de la Légion. C’est aussi au Quartier Viénot, dans le fil droit de Sidi Bel-Abbès, que les cérémonies de Camerone déroulent leurs fastes. C’est autour de la voie sacrée que, chaque 30 avril, se retrouvent les Anciens, dans la communion du souvenir et de l’émotion.
LE COMMANDEMENT DE LA LEGION ETRANGERE
1er Régiment étranger
Doyen des régiments de la Légion, il est né le 9 mars 1831, en même temps qu’est publié le décret de formation de la Légion.
Son ancienneté lui confère le rôle de gardien des traditions et de dépositaire du souvenir légionnaire. C’est au 1er RE que tout légionnaire commence et termine sa carrière.
Implanté au Quartier Viénot à Aubagne depuis 1962, son personnel est réparti en fait sur toute la France compte tenu du maillage des postes de recrutement sur l’ensemble du territoire national.
Unité de soutien, le 1er RE n’a pas moins pour devoir d’entretenir ses personnels comme toute unité Légion ! Il maintient donc en condition opérationnelle des cellules et des spécialistes afin de pouvoir mettre sur pied, sur court préavis, des personnels au service des autres régiments Légion engagés en opérations. Ce fut le cas d’une Compagnie de marche au Tchad en 1970, à Beyrouth en 1983, dans le golfe en 1990-1991 et plus près de nous au Rwanda ou en ex-Yougoslavie.
Dépositaire des gloires de la Légion, le 1er RE a l’honneur d’organiser les manifestations nationales de Camerone le 30 avril.
Son drapeau porte les plus anciennes inscriptions de batailles de la Légion :
Sébastopol 1855 ;
Kabylie 1857 ;
Magenta 1859 ;
Camerone 1863
Extrême-Orient 1884-1885 ;
Dahomey - Maroc 1892-1907 ;
Madagascar 1895-1905 ;
Orient 1915-1917.
Son drapeau est décoré de la Croix de la Légion d’Honneur en 1906 et titulaire de la Croix de guerre 1939-1945 avec une palme et de la médaille de la ville de Milan.
Le chant du régiment : « Nous sommes tous des volontaires »
LE COMMANDEMENT DE LA LEGION ETRANGERE
4e Régiment étranger
Le « 4 », l’autre composante du COMLE, est « l’école de la Légion ». Il forme et perfectionne tous les personnels non officiers de la Légion étrangère.
Ses compagnies d’instruction élémentaire accueillent les engagés volontaires sélectionnés à Aubagne et en font des légionnaires en 4 mois. Trois priorités dominent la formation : l’apprentissage du français, le tir au fusil et la mise en condition physique. A l’issue, les jeunes légionnaires sont affectés en unités de combat. Au cours de leur contrat ou de leur carrière, nombreux sont ceux qui reviendront au « 4 » pour les pelotons d’élèves gradés et de sous-officiers à la compagnie d’instruction des cadres, ou des stages de spécialités militaires et logistiques.
Suivant la tradition des Cie d’instruction de Bel-Abbès ou de Saïda, le « 4 » a remis en vigueur la tradition des fermes d’instruction. Disséminées entre autres dans les Corbières, ces installations permettent de développer et d’entretenir la rusticité des engagés, de créer un esprit de corps en les habituant à la vie en campagne. Chaque Cie d’instruction possède sa propre ferme, en mesure d’accueillir une section d’engagés ou de stagiaires.
La période d’instruction comporte deux moments forts : la remise du képi blanc qui sanctionne les deux premiers mois de présence, et le raid de fin d’instruction qui précède la ventilation des légionnaires dans les différentes unités de combat.
Le « 4 » a vu le jour en 1920 et s’illustre d’emblée dans la pacification du Maroc. Dissous en 1940, il est recréé à Dakar en 1941 sous le nom de 4e Demi-brigade de la Légion étrangère. Il se distingue en 1943 en Tunisie puis en Indochine. Le 4e REI, recréé en 1948, va participer à la guerre d’Algérie avant d’entreprendre, en 1963, un périple jusqu’à Reggane (lieu d’essai de la 1ere bombe nucléaire française) et d’être dissous en 1964.
Le départ des unités d’instruction de Corse en 1977 le voit reprendre vie à Castelnaudary sous l’appellation de « régiment d’instruction de la Légion étrangère ». Ce n’est que le 1er juin 1980 qu’il retrouve le nom de 4e Etranger.
Installé au Quartier Cne Danjou, son drapeau est décoré de la Croix de guerre 1939-1945 et porte les inscriptions :
Camerone 1863
Maroc 1914-1918, 1921-1934 ;
Djebel Zaghouan 1943.
Son chant est « C’est le 4 »