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Les principaux thèmes du sommet de l’OTAN de Riga

publié le mardi 28 novembre 2006

Le Sommet de Riga sera l’occasion d’attirer l’attention sur les progrès que l’Alliance a accomplis dans le domaine de la transformation de ses capacités, notamment par l’intermédiaire des initiatives lancées au Sommet de Prague. Ce sera aussi l’occasion de réexaminer l’état de préparation opérationnelle de la Force de réaction de l’OTAN et d’évaluer la structure de commandement militaire rationalisée

Voici les principaux thèmes du sommet de l’Otan qui se tiendra mardi et mercredi à Riga (Lettonie)

Afghanistan

L’OTAN est fermement attachée à contribuer à l’instauration des conditions permettant à l’Afghanistan de jouir d’un climat de paix et de stabilité ayant sa dynamique propre. Elle restera en Afghanistan aussi longtemps qu’il le faudra pour atteindre cet objectif, sur la base des résolutions actuelles et futures du Conseil de sécurité des Nations Unies et tant que le gouvernement afghan le lui demandera.

Kosovo

Alors que les pourparlers dirigés par les Nations Unies sur le future statut du Kosovo se poursuivent, il reste nécessaire, en raison des tensions persistantes, de maintenir dans cette province une forte présence militaire. L’Alliance a promis d’appuyer les dispositions relatives à la sécurité du règlement qui sera finalement adopté, quel qu’il soit. La force de maintien de la paix de l’OTAN - la KFOR - est présente au Kosovo depuis juin 1999.

L’OTAN continue de diriger une force de quelque 16 000 hommes au Kosovo pour contribuer à y faire régner des conditions de sûreté et de sécurité. L’Alliance maintiendra ses capacités opérationnelles actuelles à leurs présents niveaux pendant toute la durée des pourparlers sur le statut de la province ainsi que dans la période qui fera immédiatement suite au règlement.

Irak

Alors que l’OTAN n’a pas de rôle direct à jouer au sein de la force de stabilisation internationale qui se trouve en Iraq depuis mai 2003, elle aide ce pays à assurer lui-même sa sécurité en formant des personnels militaires iraquiens, en appuyant la mise sur pied de ses institutions de sécurité et en coordonnant la livraison du matériel.

Depuis 2004, l’OTAN aide le gouvernement intérimaire irakien à former ses forces de sécurité. L’OTAN s’est aussi chargée de coordonner la fourniture des matériels donnés à l’Irak par les divers pays membre de l’Alliance. Tous les pays membres de l’OTAN participent à l’effort de formation,à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Irak, par le biais de contributions financières ou de dons de matériels.

Darfour

Depuis juillet 2005, aux côtés de l’Union européenne, l’OTAN aide l’Union africaine (UA) à étendre la mission qu’elle mène au Darfour (Soudan) dans le but d’essayer de mettre un terme à la violence et d’y améliorer la situation humanitaire.

L’OTAN s’est chargée d’acheminer des personnels de l’UA par voie aérienne dans cette région et aussi d’assurer des tâches de formation pour l’Union africaine, en mettant principalement l’accent sur la direction de quartiers généraux multinationaux et sur la gestion efficace du renseignement.

Opération Active Endeavour

L’opération Active Endeavour est une opération de surveillance maritime dirigée par les forces navales de l’OTAN dans le but de détecter et de décourager les activités terroristes en mer Méditerranée, ainsi que de s’en protéger.

Bien que son mandat soit limité aux activités en rapport avec le terrorisme, l’opération Active Endeavour a renforcé la sécurité et la stabilité en Méditerranée, ce qui s’est avéré bénéfique pour les activités commerciales et économiques. Elle contribue à maintenir ouvertes et sûres les routes commerciales très fréquentées de la Méditerranée.

Ceci est particulièrement important pour la sécurité de l’OTAN étant donné que, du seul point de vue énergétique, quelque 65% du pétrole et du gaz naturel consommés en Europe occidentale transitent chaque année par la Méditerranée, en comptant les grands pipelines qui relient la Libye à l’Italie et le Maroc à l’Espagne.

Capacités

L’OTAN a entrepris de transformer ses capacités militaires afin d’être mieux en mesure de faire face à l’éventail des risques et défis toujours nouveaux auxquels elle est confrontée. Elle va accroître l’aptitude au déploiement et l’employabilité de ses forces de façon à être en mesure de conduire toute la gamme de ses missions et de ses opérations actuelles et futures et de lutter contre les nouvelles menaces telles que le terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive.

La Directive politique globale constitue le cadre général à l’intérieur duquel les capacités vont être élaborées ces prochaines années. Le Sommet de Riga sera l’occasion d’attirer l’attention sur les progrès que l’Alliance a accomplis dans le domaine de la transformation de ses capacités, notamment par l’intermédiaire des initiatives lancées au Sommet de Prague. Ce sera aussi l’occasion de réexaminer l’état de préparation opérationnelle de la Force de réaction de l’OTAN et d’évaluer la structure de commandement militaire rationalisée.

Les progrès accomplis dans le cadre des programmes OTAN comme ceux qui sont consacrés à la Capacité alliée de surveillance terrestre, aux initiatives relatives à la défense contre les agents nucléaires, biologiques et chimiques, à la non- prolifération des armes de destruction massive et à la défense antimissile seront aussi examinés.

Mesures contre le terrorisme

L’Alliance a entrepris un certain nombre d’initiatives - politiques, opérationnelles, conceptuelles, militaires et relationnelles - pour traiter le problème. Un nouvel ensemble de mesures visant à lutter contre le terrorisme sera peut-être adopté au Sommet de Riga.

L’OTAN est prête à apporter une meilleure réponse aux demandes des pays qui souhaitent bénéficier d’un soutien de l’Alliance pour se protéger des attaques terroristes et en gérer les conséquences, y compris les attaques faisant intervenir les armes chimiques, biologiques et radiologiques (CBRN).

L’OTAN peut également, à la demande d’un pays membre, aider à protéger certains événements publics importants en déployant ses avions AWACS ou des éléments de son bataillon multinational de défense contre les armes chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires.

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