Le Sommet de Riga sera l’occasion d’attirer l’attention sur les progrès que l’Alliance a accomplis dans le domaine de la transformation de ses capacités, notamment par l’intermédiaire des initiatives lancées au Sommet de Prague. Ce sera aussi l’occasion de réexaminer l’état de préparation opérationnelle de la Force de réaction de l’OTAN et d’évaluer la structure de commandement militaire rationalisée

Voici les principaux thèmes du
sommet de l’Otan qui se tiendra mardi et mercredi à Riga (Lettonie)
Afghanistan
L’OTAN est fermement attachée à contribuer à l’instauration des
conditions permettant à l’Afghanistan de jouir d’un climat de paix
et de stabilité ayant sa dynamique propre. Elle restera en
Afghanistan aussi longtemps qu’il le faudra pour atteindre cet
objectif, sur la base des résolutions actuelles et futures du
Conseil de sécurité des Nations Unies et tant que le gouvernement
afghan le lui demandera.
Kosovo
Alors que les pourparlers dirigés par les Nations Unies sur le
future statut du Kosovo se poursuivent, il reste nécessaire, en
raison des tensions persistantes, de maintenir dans cette province
une forte présence militaire. L’Alliance a promis d’appuyer les
dispositions relatives à la sécurité du règlement qui sera
finalement adopté, quel qu’il soit. La force de maintien de la
paix de l’OTAN - la KFOR - est présente au Kosovo depuis juin 1999.

L’OTAN continue de diriger une force de quelque 16 000 hommes
au Kosovo pour contribuer à y faire régner des conditions de
sûreté et de sécurité. L’Alliance maintiendra ses capacités
opérationnelles actuelles à leurs présents niveaux pendant toute
la durée des pourparlers sur le statut de la province ainsi que
dans la période qui fera immédiatement suite au règlement.
Irak
Alors que l’OTAN n’a pas de rôle direct à jouer au sein de la
force de stabilisation internationale qui se trouve en Iraq depuis
mai 2003, elle aide ce pays à assurer lui-même sa sécurité en
formant des personnels militaires iraquiens, en appuyant la mise
sur pied de ses institutions de sécurité et en coordonnant la
livraison du matériel.
Depuis 2004, l’OTAN aide le
gouvernement intérimaire irakien à former ses forces de sécurité.
L’OTAN s’est aussi chargée de coordonner la fourniture des
matériels donnés à l’Irak par les divers pays membre de l’Alliance.
Tous les pays membres de l’OTAN participent à l’effort de
formation,à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Irak, par le
biais de contributions financières ou de dons de matériels.
Darfour
Depuis juillet 2005, aux côtés de l’Union européenne, l’OTAN
aide l’Union africaine (UA) à étendre la mission qu’elle mène au
Darfour (Soudan) dans le but d’essayer de mettre un terme à la
violence et d’y améliorer la situation humanitaire.

L’OTAN s’est chargée d’acheminer des personnels de l’UA par
voie aérienne dans cette région et aussi d’assurer des tâches de
formation pour l’Union africaine, en mettant principalement
l’accent sur la direction de quartiers généraux multinationaux et
sur la gestion efficace du renseignement.
Opération Active Endeavour
L’opération Active Endeavour est une opération de surveillance
maritime dirigée par les forces navales de l’OTAN dans le but de
détecter et de décourager les activités terroristes en mer
Méditerranée, ainsi que de s’en protéger.
Bien que son mandat soit limité aux activités en rapport avec
le terrorisme, l’opération Active Endeavour a renforcé la sécurité
et la stabilité en Méditerranée, ce qui s’est avéré bénéfique pour
les activités commerciales et économiques. Elle contribue à
maintenir ouvertes et sûres les routes commerciales très
fréquentées de la Méditerranée.
Ceci est particulièrement important pour la sécurité de l’OTAN
étant donné que, du seul point de vue énergétique, quelque 65% du
pétrole et du gaz naturel consommés en Europe occidentale
transitent chaque année par la Méditerranée, en comptant les
grands pipelines qui relient la Libye à l’Italie et le Maroc à
l’Espagne.
Capacités
L’OTAN a entrepris de transformer ses capacités militaires
afin d’être mieux en mesure de faire face à l’éventail des risques
et défis toujours nouveaux auxquels elle est confrontée. Elle va
accroître l’aptitude au déploiement et l’employabilité de ses
forces de façon à être en mesure de conduire toute la gamme de ses
missions et de ses opérations actuelles et futures et de lutter
contre les nouvelles menaces telles que le terrorisme et la
prolifération des armes de destruction massive.

La Directive politique globale constitue le cadre général à
l’intérieur duquel les capacités vont être élaborées ces
prochaines années. Le Sommet de Riga sera l’occasion d’attirer
l’attention sur les progrès que l’Alliance a accomplis dans le
domaine de la transformation de ses capacités, notamment par
l’intermédiaire des initiatives lancées au Sommet de Prague. Ce
sera aussi l’occasion de réexaminer l’état de préparation
opérationnelle de la Force de réaction de l’OTAN et d’évaluer la
structure de commandement militaire rationalisée.

Les progrès accomplis dans le cadre des programmes OTAN comme
ceux qui sont consacrés à la Capacité alliée de surveillance
terrestre, aux initiatives relatives à la défense contre les
agents nucléaires, biologiques et chimiques, à la non-
prolifération des armes de destruction massive et à la défense
antimissile seront aussi examinés.
Mesures contre le terrorisme
L’Alliance a entrepris un certain nombre d’initiatives -
politiques, opérationnelles, conceptuelles, militaires et
relationnelles - pour traiter le problème. Un nouvel ensemble de
mesures visant à lutter contre le terrorisme sera peut-être adopté
au Sommet de Riga.
L’OTAN est prête à apporter une meilleure réponse aux demandes
des pays qui souhaitent bénéficier d’un soutien de l’Alliance pour
se protéger des attaques terroristes et en gérer les conséquences,
y compris les attaques faisant intervenir les armes chimiques,
biologiques et radiologiques (CBRN).
L’OTAN peut également, à la demande d’un pays membre, aider à
protéger certains événements publics importants en déployant ses
avions AWACS ou des éléments de son bataillon multinational de
défense contre les armes chimiques, biologiques, radiologiques et
nucléaires.

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