Genève - Le trou d’ozone commence à réapparaître au-dessus de l’Antarctique, a annoncé l’Organisation météorologique mondiale (OMM). Ce phénomène annuel, dû à la production et l’usage de produits chimiques, est constaté de la fin août jusqu’à décembre.
« Selon les observations préliminaires, nous nous attendons à ce que le trou d’ozone soit cette année dans la moyenne. Il ne devrait pas atteindre le record de 2006, mais être supérieur aux valeurs plus faibles de l’an dernier », a affirmé un spécialiste de l’OMM.
Il a précisé que le trou d’ozone devrait continuer à se manifester pendant encore plusieurs décennies, compte tenu des concentrations importantes de gaz comme le chlorure et le bromure dans l’atmosphère. Le trou d’ozone devrait ensuite diminuer progressivement grâce à l’adoption du protocole de Montréal qui a interdit ces substances en 1987.
L’ampleur du trou d’ozone dépend chaque année des températures dans la stratosphère. En 2006, le trou avait atteint, à la fin septembre, un record au-dessus de l’Antarctique à la suite d’un hiver particulièrement froid. Il s’était étendu alors sur une surface de 29,5 millions de km2 avec une perte d’ozone évaluée à 40 millions de tonnes.
L’ozone permet de filtrer les rayonnements ultra-violets du soleil qui endommagent la végétation et peuvent provoquer des cancers de la peau.
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