Le recrutement dans l’Armée de terre : force et faiblesse d’une armée professionnelle

Depuis 1996, le service militaire a été abandonné en France, à l’image de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis, au profit d’une armée de métier. Il a été cependant jugé préférable de qualifier cette armée par la dénomination de « professionnelle » plutôt que « de métier ».

Général (cr) Henri PARIS

Il s’agissait, en effet, d’écarter un rapprochement avec l’épithète de mercenaire, jugée péjorative à juste raison, accolée au terme de soldat de métier. La France renonçait ainsi à l’armée de conscription, pratique vieille de deux siècles, instaurée par la réquisition décrétée par la Convention en 1793 et confirmée par la loi Jourdan en 1798. Si le système de la conscription s’est révélé plus clairement en crise qu’auparavant dans les années 1980 et 1990, celui de l’armée professionnelle, notamment au niveau du recrutement, doit surmonter bien des imperfections, laissant craindre le développement également d’une crise qui se fait sentir d’ores et déjà en 2007.

Cette crise, peut-être moins amplifiée que celle de la défunte conscription, est occultée par deux facteurs. En premier lieu, l’armée française n’est engagée que dans des opérations extérieures qui, bien que multiples, ne nécessitent, chaque fois, qu’une faible mobilisation numérique de forces armées, compte tenu de leur volume global. Il n’a jamais été envisagé de projeter plus de 50.000 hommes en tout état de cause et jusqu’en 2007, n’ont été engagés en opération extérieure, jamais plus de 15.000 hommes au total pour les trois armées. Le commandement, non sans difficulté, peut toujours faire face. Par ailleurs d’autres problèmes viennent en exergue pour occuper la première place dans les préoccupations aussi bien des responsables que de l’opinion publique quand elle s’intéresse aux armées. Par exemple, un défaut dans le maintien en condition opérationnelle des matériels amène l’indisponibilité d’une partie notable des forces. En second lieu, le commandement, notamment celui de l’armée de terre qui a en charge le recrutement le plus important par définition, répugne à alerter une opinion publique qu’il a fallu convaincre du bien-fondé de la professionnalisation des armées. Or, une fraction non négligeable du personnel de commandement a accepté, voire prôné cette professionnalisation, ou s’y est rallié pour la majorité, faute de mieux. Se dédire est toujours difficile et préjudiciable, de même, de même qu’il est malaisé de décrier l’instrument que l’on sert. L’habitude de la discipline joue son rôle également et tait la critique.

Les symptômes d’une crise du recrutement de l’armée professionnelle demandent à être examinés de près, en premier lieu de les constater avec précision et d’en déterminer l’objet et la cause, opération préalable à toute recherche d’amendement, voire de solution. L’approche préliminaire, cependant, passe par un rappel rapide des différents modes de recrutement des armées en insistant sur leurs inconvénients et avantages.

Les modalités de recrutement des armées

Donnée immuable, toujours valable et vérifiée depuis qu’il existe une histoire écrite le volume d’une force armée est fonction de la démographie d’un Etat ainsi que de sa capacité économique et technologique à doter la force armée recrutée d’un armement et d’un équipement adéquat. Cette donnée interfère avec la recherche d’une supériorité numérique que tout commandement souhaite développer. Très naturellement, l’occurrence d’un affrontement armé présente une variable primordiale dans le recrutement. Arrivent en seconde position, en tant que paramètres influant sur le volume et les modalités de recrutement de la force armée, le degré culturel et le contenu politique dans l’ensemble sociétal d’un Etat.

Les différents paramètres ont une valeur universelle en ce sens que leur combinaison produit le même effet quel que soit l’Etat. C’est ainsi que se distinguent historiquement des phases bien définies, communes aux armées de plusieurs pays, voire de tous les pays avec le phénomène d’une mondialisation croissante, en œuvre depuis plusieurs siècles, mais accéléré au XXIème siècle.

La cité antique, notamment grecque et romaine, ne connaissait pas d’armée permanente. Le recrutement de la force armée était réalisé en fonction du besoin et ne concernait que les citoyens, pas les esclaves. En effet, le citoyen était réputé avait un objet à défendre, matériel et spirituel. Dans le cas contraire, il était un mauvais combattant, même une charge. Bien plus, contraindre une personne servile à se battre pour une cause qui ne la concerne pas, était considéré dans le monde antique comme immoral, en dehors d’être contre-productif. Le citoyen-soldat s’armait à ses frais, en fonction donc de sa fortune. Les plus riches étaient donc des cavaliers ou conduisaient un char. Les autres étaient fantassins. La désignation du commandement était confiée à l’élection. Ce concept a de l’importance, car à peine modifié, il se retrouve dans le recrutement de la Garde nationale créée par la Révolution française. Le recrutement de cette garde ne s’adressait qu’à des citoyens payant un impôt, avec un seuil fixé, un cens. Et le garde national s’équipait à ses frais, comme il élisait ses chefs. La trace du concept se retrouve encore au XXIème siècle dans la plupart des législations nationales prescrivant que le militaire doit être de la nationalité dont relève la force armée. Cependant, très tôt, dès que la guerre cesse de se résumer à la défense de la Cité, apparaît le mercenariat.

L’Antiquité, au Vème et VIeme siècle avant le Christ, en conserve le souvenir grâce à l’Anabase de Xénophon, retraçant la retraite de 10.000 mercenaires grecs au service des Perses. Marius, au IIeme siècle avant JC, fit de l’armée de Rome une force permanente, ouverte aux prolétaires et aux engagés volontaires. Avec lui, Rome était sur la voie d’organiser une armée de métier dont l’appartenance à ses légions procurait éventuellement la citoyenneté et la possession d’une terre en échange d’un temps de service se comptant par années.

Le Moyen-Age en Europe ne connaît que des armées de métier, réduites drastiquement en nombre du fait du coût et de la complexité des armements. Une armure demandait des mois de travail à l’artisan qui la réalisait. A Poitiers en 1356, Anglais et Français n’alignaient au total pas plus de 10.000 combattants, tandis qu’en 732, le nombre des combattants musulmans et francs approchaient la centaine de mille. Les armées de métier recrutent des professionnels, soit nationaux, soit étrangers. Machiavel, dans « Le Prince » déconseille l’engagement de mercenaires qu’il juge de mauvais soldats, car dénués de toute idéologie, moteur principal d’un esprit combatif élevé.

La Révolution française intervient en concomitance avec une révolution industrielle qui permet une production massive d’armements standardisés. La mise sur pied d’armée de masse et l’idéologie révolutionnaire introduisent la nécessité de la conscription. Cependant, dans les temps modernes, la réapparition de la conscription, connue dans l’Antiquité, est due aux Prussiens, au XVIIème siècle, suivis par les Russes et généralisée donc par les Français au XVIIIème siècle. Les Anglo-Saxons furent les plus réticents à adopter la conscription, the draft, comme l’expriment les Américains, ne s’y résolvant que sous l’empire d’une exigence absolue et la rejetant dès que possible. Les plus attachés à la conscription, au point de la conserver au début du XXIème siècle, sont ceux qui furent les premiers à l’instaurer, les Allemands à qui les Prussiens avaient transmis leur tradition et les Russes. Ce ne sont certes pas des hasards.

L’armée de la monarchie, de métier, avait du mal à recruter des mercenaires français. Elle fut contrainte de faire appel à des étrangers pour un tiers de ses effectifs. La conscription, en France, n’avait jamais été populaire. Dès l’origine, son instauration est pour une très large part la cause de l’insurrection vendéenne. Par ailleurs, le nombre de conscrits durant les guerres de la Révolution et de l’Empire dépasse le volume des incorporables, compte tenu des capacités du pays à équiper correctement ses armées. En dehors de cet aspect, il est impossible de priver totalement le pays de sa force vive trop longtemps. Il faut donc établir des exemptions. Sur quels critères ? Historiquement, la réquisition de 1793, 300.000 hommes, instaurait un tirage au sort à partir d’une liste comprenant une ou plusieurs classes d’âgeclasse d’âge, moins les réformés pour cause médicale. Le nombre de mauvais numéros, les « bons pour le service », correspondait au volume de conscrits nécessaire aux armées, mais avec la faculté de remplacement, contre rétribution d’un volontaire. La pratique dura jusqu’à l’instauration du service universel sous la IIIème République. Ainsi, par la pratique du remplacement rétribué les classes aisées avaient la possibilité d’échapper au service et ne s’en privaient pas. L’inégalitarisme était institué dès l’origine.

Les derniers temps de la conscription : une sélection dans les faits

L’universalité du service aurait dû supprimer cet inégalitarisme. Il n’en fut rien et même bien au contraire dans les dernières décennies du XXème siècle. La démographie française fournissait une classe d’âge de 400.000 jeunes gens pas an. Le service ramené à 12 mois puis à 10 demandait l’incorporation de 250.000 hommes par an. Les réformes médicales, comptées largement, ainsi que les dispenses légales, exemptaient une centaine de milliers de conscrits. Le service militaire était étendu à un service national, réalisé en dehors des armées, par exemple dans le cadre de la coopération, au sein d’entreprises implantées à l’étranger ou au profit de pays en voie de développement ou encore au sein de la police nationale avec, pour les assujettis, un emploi d’auxiliaire. Les ressortissants des classes sociales aisées, toujours hostiles à titre individuel à l’accomplissement du service militaire, recherchaient l’exemption médicale ou faute de mieux, une affectation privilégiée dans un service non armé, la coopération étant la plus prisés. De son côté, l’institution militaire, par le biais de réformes médicales psychiatriques, n’hésitait pas à se débarrasser des incorporables jugés les moins intéressants, tant à cause de leur faible niveau intellectuel que d’une instabilité de caractère ou de difficultés supposées d’intégration sociales.

Au bilan, il résultait des modalités du recrutement que le service militaire était profondément et scandaleusement inégalitaire. Les exemptions profitaient majoritairement aux classes aisées, privant les armées d’appelés particulièrement utiles avec leurs aptitudes intellectuelles. Cependant, le même système permettait aux armées de ne pas s’encombrer de personnels réputés indésirables. Dernier élément, la faiblesse du temps passé sous les armées, dix mois, rendait le service militaire peu rentable. En effet, le temps normalement imparti pour une instruction valable, individuelle et collective, soit six mois, avait dû être réduit pour disposer d’unités, certes déclarées opérationnelles, mais en réalité mal instruites. C’est pourquoi le palliatif d’un volontariat service long avait été lancé et se révélait prometteur dès qu’un système de compensation valable était mis en place.

La nouvelle structure des armées

Le passage à l’armée professionnelle a conduit à une réduction globale des effectifs portant ceux-ci à quelque 348.000 militaires, toutes armées et catégories confondues. La répartition amène l’armée de terre à compter de l’ordre de 134.000 militaires, la gendarmerie 98.000, l’armée de l’air 59.000, la marine 43.000 et les services 14.000. La gendarmerie reste sous statut militaire mais elle est subordonnée pour emploi au ministère de l’Intérieur. Tant ce fait que son organisation et ses équipements amènent à la soustraire des forces combattantes ramenées donc à 250.000 militaires.

A ces militaires, il faut rajouter les civils employés par les armées, occupant quelque 40.000 postes dont la moitié pour l’armée de terre. Le déficit, cependant, enregistre 4.000 postes vacants.

Dans cet ensemble, l’armée de terre avec ses 134.000 hommes et femmes, représente donc un peu plus de la moitié du total des effectifs.

Sur un total de 93.000 militaires du rang, 68.000 appartiennent à l’armée de terre ce qui conduit celle-ci à avoir un taux d’encadrement de près de 50 %, norme voisine de celle des autres armées appartenant à des pays industrialisés et développés. Les militaires du rang sont tous contractuels, l’encadrement - officiers et sous-officiers - relève de plusieurs statuts. Structurellement, la disparition de la conscription a essentiellement touché l’armée de terre dont le volume a été amputé de plus de la moitié de ses effectifs. L’armée de l’air et la marine ont été moins touchées car les appelés, faible en nombre, ne remplissaient que des emplois auxiliaires. Ils ont donc pu être remplacés partiellement par des employés civils. Comme pour l’armée de terre, c’est au niveau du personnel combattant que le déficit s’est fait le plus durement sentir. Le problème de la garde des bases aériennes et navales, s’est posé avec une acuité particulière.

Assez souvent, une impasse a été consentie ou il y a eu occultation : cette garde est censée être renforcée, voire réalisée par des réservistes, en cas de besoin. Reste à définir à l’avance le moment de ce besoin ! Comme les modalités de la convocation des réservistes et celle de leur instruction.

La professionnalisation a globalement gonflé la ligne de crédit « Rémunérations et charges sociales », relevant du titre III, dans la mesure où l’on maintient une répartition traditionnelle des crédits entre titre III, « Fonctionnement » et V « Dépense en capital ». Désormais, bien que les armées aient considérablement diminué leur format, le titre III, à cause du poste RCS, grossi par les soldes des professionnels, affleure les 50 % du total des crédits, sous-estimé d’ailleurs à l’origine. Ce gonflement, incompressible, est à l’origine, pour une forte part, du non-respect de la loi de programmation qui a suivi la suspension du service militaire. En effet, en dehors de toute compression des crédits militaires, il a bien fallu opérer des transferts du titre V au titre III. Nonobstant, en termes d’emploi, désormais, les armées et notamment l’armée de terre, se présentent comme le plus grand pourvoyeur d’emploi en France.

Le recrutement

Les armées, au total, cherchent à pourvoir de l’ordre de 20.000 postes de militaires du rang par an. L’armée de terre, quant à elle, s’inscrit pour une moyenne de 15.000 postes par an. En 2007, l’armée de terre cherche 17.000 volontaires, se répartissant en 11.000 militaires du rang, 1500 sous-officiers et quelque 500 officiers. Le niveau demandé s’étage de sans qualification à Bac+5. Le niveau « sans qualification à Bac » concerne les militaires du rang, Bac à Bac+2 les sous-officiers et de bac+2 à Bac+5 les officiers.

Le taux de sélection avait atteint, au plus, la prise en compte de 3 candidats pour un poste et ensuite a baissé, malgré la persistance du chômage. En 2006, ce taux de sélection était de 1,8 par poste et en 2007, il doit être encore plus faible. A noter qu’en ce qui concerne la Légion étrangère, moins de 10.000 hommes en 2007, la sélection atteint 8 candidats pour un poste. La disparité d’explique : la Légion s’adresse au monde entier et non à de seuls citoyens français. De plus, bien des Français postulent à un engagement dans la Légion, en se prétendant belge ou monégasque !

Le taux de sélection de 1,8 est, de plus, fallacieux, car il s’agit d’une moyenne qui touche l’ensemble des personnels et non les seuls militaires du rang versés dans les unités directement combattantes ou ceux qui accèderont très rapidement à une école de sous-officiers. Il en découle que la sélection est insuffisante et s’approche d’un poste offert pour un poste demandé. Autant dire qu’elle devient nulle.

L’armée de terre s’efforce d’être attractive et offre une qualification à partir de plusieurs centaines de métiers possibles en son sein. En période de chômage massif, quelque 8,2 % de la population active, et de précarité de l’emploi, elle n’hésite pas à s’adresser aux jeunes en difficulté d’intégration ou en échec scolaire. Rien n’y fait, le taux de sélection reste à la baisse. Le problème, en sus, du recrutement est de fidéliser le personnel. Beaucoup de militaires du rang résilient leur contrat avant un an de service ou il faut les pousser à le faire lorsqu’ils se sont révélés définitivement asociaux ou rébarbatifs à la vie militaire. La durée moyenne souhaitée d’un engagement est de 8 ans, ce qui est bien long. En effet, avec l’âge, il y a inévitablement baisse des performances physiques et usure morale. Mais au-delà, les engagés répugnent à rester dans les rangs, malgré le manque de perspective. C’est ainsi que les engagés ne souscrivent de contrat, en moyenne, que sur 5 ans.

Il découle de cet état de fait une baisse du niveau général des recrues. Cette baisse est préoccupante. Le niveau général des militaires du rang professionnel est en moyenne inférieur à celui de la même catégorie de l’armée de conscription. Or, la complexité des armements et des équipements ne cesse d’augmenter, sans que suive le potentiel de maîtrise intellectuelle développé par les engagés et indispensable pour assurer l’emploi correct de ces armements. La prospective est tout aussi sombre.

Un avenir bien sombre

L’amélioration de la sélection ne peut provenir que d’une augmentation des demandes d’engagement comme d’une fidélisation accrue de ces engagements, ce qui se résout par une capacité d’attraction supplémentaire. Un tel résultat ne peut être obtenu que par un système de soldes plus fort, ou par des possibilités de reconversion intéressantes, l’engagé étant rendu à la vie civile.

Or, quels que soient les systèmes de reconversion prévus par les armées, six mois après leur retour à la vie civile, les engagés relèvent à raison de 50 % du chômage, taux supérieur à celui des jeunes Français du même âge. Cela se sait et n’incite pas à l’engagement. La faute ? Certes, la reconversion n’est pas prise suffisamment en compte par les armées et elles n’y consacrent pas assez d’efforts. Peuvent-elles faire mieux ? Certainement, mais est mis en cause la faiblesse du niveau initial des engagés. Y remédier revient à reprendre une formation initiale portant sur le niveau scolaire, entre autres. Ce ne sont pas alors six mois d’instruction militaire individuelle et collective qu’il s’agit de mettre en œuvre, mais la reprise d’une scolarité mal ou peu dispensée par l’Education nationale. L’armée de conscription, dans une certaine mesure, couvrait le besoin, mais dans des proportions qui étaient compatibles avec sa mission.

Dans ces conditions, effectivement, les forces armées se révélaient une école de la deuxième ou de la dernière chance. Aux fins de disposer d’un personnel valable, l’armée de terre peut suppléer tant à la Formation professionnelle des adultes qu’à un système scolaire qui supporte des échecs, mais ne peut remplacer totalement la formation et l’instruction que dispense l’Education nationale. La cause est alors perdue. L’examen de la composition sociale des militaires du rang de l’armée de terre est accablante.

Un élément essentiel s’adjoint à la faiblesse des soldes des militaires du rang et se révèle un frein à leur engagement : la disponibilité qui est exigée du militaire, à juste titre d’ailleurs. Cependant, cette disponibilité est un obstacle puissant à toute vie de famille. En effet, le militaire du rang est en opération ou en garnison, mais, par définition, a une existence nomade et les lieux de garnison ne sont guère propices à trouver un logement et encore moins un emploi pour un conjoint. Que l’on songe aux camps de Champagne ! La faiblesse de la solde, dans ces conditions, ne permet pas à deux de vivre sur elle. Et il n’y a pas de compensation ! Comment alors espérer un avenir harmonieux pour un jeune engagé qui, au fil des mois, deviendra moins jeune et se refusera à un statut d’exception aussi préjudiciable ?

On a parlé de réserver des emplois dans la police, chez les pompiers... à des engagés en fin de service comme système de compensation. Les réticences sont nombreuses et, pour peu que l’on veuille bien lever le voile sur le même obstacle : le faible niveau culturel initial des engagés de l’armée de terre. Sur le marché du travail, on trouve mieux qu’eux.

Pour les mêmes motifs, les armées de terre américaine et britannique rencontrent les mêmes problèmes et sont contraintes de supporter les mêmes conséquences. L’armée britannique a décidé de réduire encore son format. L’armée de terre française a examiné la possibilité d’en faire autant : descendre en dessous de 134.000 hommes et femmes, quitte à réduire les missions. Le dilemme est politique. L’armée de terre américaine fait appel à des étrangers et leur promet la nationalité américaine en échange d’un engagement conséquent et d’un service sur un territoire extérieur. En 2007 : en Irak. La crise est perceptible même à l’étranger. La valeur de l’armée américaine est en cause.

Paradoxe qui n’est pas étonnant, la professionnalisation se heurte à des obstacles semblables à ceux rencontrés par l’armée de conscription. L’inégalitarisme de la conscription aurait été acceptable à condition d’être compense par des avantages inhérents au service militaire, tels que des systèmes de reconversion valable, des bourses, des points supplémentaires aux concours d’entrée dans la fonction publique, y compris les Grandes Ecoles,... On s’y est refusé. On a donc supprimé la conscription. On se refuse aux compensations.

Pour peu que le chômage s’atténue, le problème du recrutement des militaires du rang dans l’armée de terre s’alourdira.

La crise de la professionnalisation est condamnée à s’approfondir. Revenir à la conscription n’est guère populaire et est même, électoralement nuisible. Et pourtant, lors de la campagne électorale présidentielle, il a été fortement question d’un service civique universel avec une composante militaire.

Un service, quel qu’il soit, pour être accepté, exige une compensation sérieuse et équitable. Au nom de l’égalité !

Général (cr) Henri PARIS Président de DÉMOCRATIES Club de réflexion politique

Source : CIRPES

27 commentaires

otto1 (30 juin 21:44)
Cette réforme il la fallait , depuis longtemps elle etaient en vue, depuis les année 1970 ,mais certains militaires préféraient faire l’autruche.
Tony (10 juillet 21:23)
Je suis entierement de l’avis de votre avis mon Général, étant sous-officier au fur et a mesure que le personnel des militaires du rang changé dans ma section je commencé a devenir plus n instituteur qu’un cadre de l’armée ,cela étant déja a Saint Maixant les personne de ma promotion n’avaient ni une grande instruction ni envie d’apprendre le métier de soldat ils étaient là par dépit a cause d chomage. Ceci étant lassé de joué a l’instituteur en classe de maternel j’ai quitté l’Armée a la fin de mon contrat dégouté mais je le regrette car pour moi l’Armée était mon métier de cœur et de passion, j’espers qu’elee changera plus tard dans le bon sens.
Magon (11 juillet 17:04)
Il vaut mieux encore réduire les effectifs de 30% pour maintenir une certaine sélection au recrutement plutôt que d’accepter des recrues qui, manifestement, n’auront pas la capacité de s’intégrer.... Quitte à revoir les missions à la baisse..... De toute façon les conflits modernes n’exigent plus de gros bataillons mais de petites formations motivées, bien équipées et entrainées.
tango (13 juillet 18:42)
L’armée doit revoir sa copie lors du recrutement,parce qu’elle ne gère plus que des cas sociauts,couplés d’un manque de moyens matériels flagrant,alors l’armée professionnel quelle tristesse.
benji (16 juillet 16:26)
de ce qu’on peut lire ici ou ailleurs, l’armée n’a plus besoin de tant de personnels, une réduction d’effectifs raisonnée ne poussera pas a limiter les missions de l’armée La réserve opérationnelle est aussi une solution possible et mal utilisée
TANGO (23 juillet 11:08)
la réserve opérationnelle à été mis au chomage jusqu’en 2009.
thibo (30 juillet 10:18)
plus de moyens pour l’armée, une augmentation de son budget règlerait le problème mais vu que sarko revoit tout a la baisse...(y a que chez nous qu’on fait ca...):’-(
loicHR78 (3 août 20:48)
chui d’accord avec toi thibo . . .:’-( Plus d’argent :-):-):-)
general spountz (4 août 20:59)
je suis toujours d’active et c’est vrai que les jeunes qui arrivent sont peu motives,ils sont la parcequ’ils ont vu de la lumiere et a manger ! deplus les credits son a la baisse et en plus maintenant- ils licencies pauvre france !
CEDRICK59 (5 août 23:34)
je suis aussi d’active et president de categorie, les jeunes militaires de toutes categories de grades( pas que militaires du rang) ne sont pas moins motiveés que les autres, elles ne sont ni plus ni moins que le reflets de la jeunesses française, de plus je pense réelement que le manque de sincerite de nos CIRAT fausse la donne et veut faire du chiffre au lieu de qualitatif
jmi (7 août 11:53)

« La durée moyenne souhaitée d’un engagement est de 8 ans, ce qui est bien long. En effet, avec l’âge, il y a inévitablement baisse des performances physiques et usure morale. »

A imaginer un engagement à 20 ans, j’ose espérer qu’à 28 ans, notre jeune MDR, sous-off, off, n’aura pas encore à souffrir d’une baisse des performances physiques et d’une usure morale. Ce serait à désespérer de tout !

Olivier38 (9 août 12:22)
Le problème de recrutement ne touche pas que l’armée. Il devient difficile de trouver des jeunes motivés, je ne dis pas qu’il n’y en a pas mais qu’ils ne sont pas nombreux. Ils s’intéressent d’abord aux avantages et ensuite au travail à faire.La société à changé dans le domaine du travail : 35 heures, RTT, participation et intéressement, 13 ème mois et primes de fin d’année.Pour ma part je comprends nos jeunes, tout tombe du ciel sans avoir de motivation, pourquoi choisir les complications ?
Far Far Away (14 août 08:32)

Et les motives alors ? Ils payent pour les autres !

PS : clavier qwerty = pas d’accents, sorry !

doigtier 51 (14 août 11:22)
J’ai fait mon service en 1980 comme médecin embarqué sur un escorteur à Toulon puis j’ai « rempilé » 3 ans.déja à l’époque pendant les longues traversées j’exercai le rôle d’instit pour les personnels qm et sm ,le niveau était affligeant , j’enseignais le Français et un aspirant centralien les maths. « j’ai cueilli i les cerises , les cerises que j’ai cueullies es » enfin le ba ba, en maths les fractions 1/256 inf à 1/56 etc .Le problème était déjà le même la nullité de l’éducation nationale avec un niveau de sortie du primaire minable.A niveau d’instruction minable , armée minable , quel gâchis !....
gnôme (15 août 00:19)
Depuis la 1° guerre mondiale on sait qu’aucun des pays européens n’a les moyens de se défendre seul. La solution ? L’union européenne ! Mais hélas ce n’est pas la cécité politique de certains partis qui fera avancer la question.
tango (16 août 13:21)
je suis d’accord avec doigtier,mais en plus de jouer l’instit ,il faut encore jouer le rôle de parents aujourd’hui
riviere (20 août 19:01)
Que l’on donne des perspectives de carrière attrayante pour ceux qui se dévouent pour l’armée et cela se saura très vite. Le niveau de motivation au recrutement changera automatiquement et assez rapidement : tu donnes pour ton pays, ton pays te récompense ! Simple et très efficace (si cela est vérifié par le retour d’expérience des engagés). Alors qu’aujourd’hui la porte est grande ouverte à l’issue des premiers contrats pour la plupart des engagés même pour ceux qui se sont donnés pour l’institution. Il ne faut pas chercher bien loin l’origine de la démotivation. Un militaire motivé cherchera toujours à progresser dans l’institution.
Tux (20 août 20:53)

Tu m’étonne quand tu vois la façon de recruter, à la JAPD tout ceux ne sachant pas très bien lire ou écrire on les convoque pour leur proposer un engagement dans l’armée....

Sérieux si la majoritée des combattants sont désormais plus là pour échapper au chômage que pour amour de la patrie j’ose pas imaginer la gueule de l’armée française en cas de guerre...

Un cuirassier ... (22 août 10:23)

Je suis sous-officier dans l’armée de terre et il est vrai que l’armée va mal.J’attends impatiaement ma fin de contrat dans deux ans et je ne suis pas le seul !

Le probleme n’est pas tant aux militaires du rang, il est général.On a voulu une armée de professionnels, on a une armée de contractuels (cf.vulgaire).La tres grande majorité des militaires est en CDD (de l’ordre de 70-80 pourcents).Ainsi tous les militaires du rang, la majorité des sous officiers et un peu d’officiers sont en CDD. Cependant un CDD dans l’armée c’est formidable : une prime de 1000 euros environ pour 5 ans et surtout l’absence de possibilité de résilier une fois la période probatoire passée.D’accord je comprends qu’au service de la nation on soit engagé pour une durée certaine et que la nation puisse compter sur nous. Mais en echange de quoi ? De rien ou plutot du droit de fermer sa gueule ! Aucune profession en France n’accepterai que l’Etat lui vole des primes versées par une institution internationale, a savoir l’O.N.U alors qu’elle les touchait auparavant a juste titre.La rémuneration est minable, le matériel « usé jusqu’ à la corde » dixit le ministre de la défense actuel devant l’assemblée nationale.

Un militaire n’a aucun avantage, pas de prime de securité comme les gendarmes ou policiers ( prime que je ne remets pas en cause pour ces professions), est mutable (quel intêret indiscutable de muter tous les 5,7 ou 8 ans des militaires et donc de rendre encore plus difficile la vie de famille,l’intégration sociale du militaire ?).D’autant plus que ces demenagements ont un cout pour la défense : faudrait expliquer au contribuale français l’interet.

Le militaire avec sa solde minable(c’est sur on est soldé !)ne peut faire vivre sa femme qui devrait interrompre sa carriere a chaque mutation ou sinon vive les célibataires geographiques, c’est assez à la mode).Le militaire ne peut prevoir ses « vacances »(permissions).En effet le degré de mépris et de désorganisation est tel qu’en régiment des forces(pourtant l’essence même de l’existence de l’armée)on ne peut prevoir ses permissions et ce sans raison réel opérationnelle. L’institution militaire m’a recemment volé une semaine de permission (malgré un compte rendu adressé au chef de corps)que je n’avais pas pu prendre pour cause de préparation s multiples à un départ en OPEX et ce même départ en OPEX en tant que précurseur.Dans le civil ça ne se passerai pas comme ça.

Personnellement je suis rentré par vocation il y a 3 ans. Mon niveau d’étude universitaire et mes aspirations m’incitaient à poursuivre ma carriere en postulant à un concours en tant qu’officier , c’est pourquoi les conditions de vie d’un jeune sous-officier (qui a les même que les hommes qu il commande à un détail ou deux) ne m’étaient pas apparu rédhibitoires .D’ailleurs j’avais demandé au CIRAT le niveau de rémunération mais on avait pas su me répondre alors (bien sure !). Les événements récents en Afghanistan avec une avant garde de patrouille qui ne peut vivre (ou plutot survivre) qu’en comptant sur le fait qu’autour du col à « sécurisé » il n’y est personne d’hostile...Merde des talibans !

Cabart1 (25 août 11:06)

Je suis d’accord avec les propos de doigtier et Tango.

je rajouterai une chose, en plus de l’instit et du rôle de parents, il faut ajouter celui d’assistante sociale.

L’armée actuelle est à l’image de notre société : assistanat général, ignorance, acculturation.

Pour commencer, prenons les programmes d’histoire de France, nous constatons des manques, etc.

Pour avoir des jeunes motivés, il faudrait encore que notre pays donne à rêver et permette une ascenssion sociale par le mérite.

Je m’arrête là, car j’aurais encore beaucoup à dire.

BM (26 août 00:56)

Messieurs, Pour avoir des soldats motivés, il faut une mission qui vaille le coup de s’investir voire de se sacrifier pour la collectivité.

Or, la France étant une puissance qui ne cesse de voire son périmètre géostratégique, sa sphère d’influence, se réduire à peau de chagrin, que reste-t-il à défendre ? Quel intérêt de servir en casque bleu à compter les points (ex : Bosnie, liban).

Quel intérêt pour « un contractuel » de s’embourber dans une guérilla Afghane jusqu’au cou où chaque paysan peut se transformer en bombe humaine fanatique à chaque croisée de chemin ? Pacification ? Maintien de la paix ? Humanitaire ? C’est un période de crise de la motivation que l’on traverse.

Quand l’enjeu redeviendra de taille et concernera plus directement la défense du sol de la patrie, l’afflux de volontaires repartira à la hausse en quantité et en qualité, à mesure du danger encouru collectivement pour la civilisation à défendre.

Le problème, c’est qu’il semblerait que les menaces imminentes prévues pour le territoire sont plutôt du style attentats terroristes ou gros big bang nucléaire.

Que pourra faire un régiment de parachutistes dans ce cas ?

Tout cela résume la complexité du monde qui nous entoure actuellement et de la difficulté de trouver des réponses adaptées.

Je me souviens avoir servi en 1995 au 1er régiment du Génie en tant qu’appelé. J’ai trouvé ça sympa, neuf, instructif (pour un étudiant qui n’avait jamais touché une carabine à plomb). Une bonne expérience citoyenne en collectivité.

Mais on s’interrogeait nous-même sur l’intérêt opérationnel de s’entrainer à faire des ponts flottants sur le Rhin ? Je suis sûr que les PFM ne serviront jamais nulle part sauf en cas de catastrophe naturelle (séisme, etc) en première urgence : ils sont instransportables.

Je me souviens également avoir passé des heures et des heures en patrouille type Vigipirate en gare de Strasbourg. Quel ennui !

Ce qui m’a toujours interpelé, c’est le mépris affiché par certains engagés qui nous traitaient de moins que rien, d’intérimaires globalement inaptes. Alors que les cadres d’active dans ce type de régiments à l’époque, il n’y avait pas plus « fonctionnaires » ! En revanche, j’ai pu, après avoir gagné le grade de Sergent, nouer des relations plus directes et de qualité avec certains des cadres et chefs de section qui prenaient leur mission à cœur : la formation des appelés pour le cas (improbable alors) où la nation aurait un jour besoin d’eux. Grâce au service militaire, j’ai pu maîtriser le maniement de quelques armes de guerre (je suis même devenu moniteur de tir). Les plus défavorisés ont pu massivement passer leur permis VL ou PL. Une mixité sociale se faisait de manière globalement bon enfant. Tout le monde était tenu à travailler en équipe, à faire du sport quotidiennement, etc. Mais trop cher, trop inutile opérationnellement.

Et l’armée (ou plutôt les politiques ?) a décidé de se passer de ses soldats d’opérette réputés pas opérationnels.

Elle a abandonné sa mission de sensibilisation des citoyens à la défense nationale.

Maintenant, il lui faut trouver des jeunes gens prêts à faire des sacrifices pour des salaires pas terribles, des missions floues et qui tendent à devenir meurtrières ces derniers temps.

Allez, on trouvera bien une solution ;-)

Avec la Russie qui commence à jouer aux portes de l’Europe à l’escalade guerrière avec l’OTAN, sur fond de bouclier anti-missile USA, la tension va progressivement monter ici et la mission de l’armée de métier va redevenir plus concrète, plus importante et plus mobilisante pour le français moyen qui n’est pour l’instant omnubilé que par son pouvoir d’achat.

DIDIER ANCIEN FANTASSIN (27 août 14:15)
SEUL LE FANTASSIN TIENT LE TERRAIN : COMBIEN NOUS RESTE-IL DE FANTASSINS ? COMBIEN DE THEATRES PAR ANS (3 X 4MOIS) ? PEUT-ON CREER UNE SECTION DE MARCHE AVEC DES PERSONNELS D’UNE AUTRE ARME (OU PLUSIEURS)AVEC UN CAMP DE COHESION DE 3 SEMAINES ? LE FANTASSIN MODERNE UTILISE UN MATERIEL SOPHISTIQUE QUI NE SE MAITRISE PAS EN 15 JOURS : C’EST UN SPECIALISTE ! FIDELISONS LES EVAT ET RESPONSABILISONS LES
cyno (27 août 23:48)
Il est vrai qu’aujourd’hui l’armée semble ne plus attirer les foules .Je ne suis pas certain que l’abandon de la conscription fut une si bonne chose,j’ai servi en tant qu’appelé au 4 eme RMAT j’y étais maitre de chien en 91 et le souvenir que j’en garde est celui d’une experience formidable ,riche ou pauvre tout le monde au même niveau tout le monde sous le même drapeau, nous étions la pour la même chose servir notre pays pendant 10 mois (qu’on le veuille ou non)obligé malgré nous a une certaine discipline créant ainsi une certaine unité et esprit de corps .C’est quelque part un repaire important que les jeunes n’ont plus aujourd’hui.
teokun (28 août 08:37)
je pense,avec les politiciens qui remplis leur poche, qu’ils savent que parler simplement et rien faire ils dépense des fortune a droit a gauche pour des réunions a discuter de quoi ?. moi je dis qui faut une guerre pour avance le monde et l’économie. (si je suis pas accpter a mon commentaire.un site de censure aucune liberte des penser)
)
Mon général et tous les officiers supérieurs qui en terme de reconversion récupérez votre chèque de six mois de traitement brut, pensez vous que vous en avez besoin aux vues de vos pensions de retraite. Alors que nous NOA sommes à la merci d’une de vos signatures pour obtenir un petit stage ou bien zéro reconversion au bout de 28 ans de service. La reconversion va mal parceque l’argent et les moyens qui y sont consacrés sont détournés financer les votres. Stop à vos reconversion, vos articles 5, 6, 7 et il y aura un peut plus pour faire mieux.
Tigli (4 septembre 12:55)
Hélas encore un général qui ne sait pas de quoi il parle ! . Notre armée n’est pas une armée de métier et le terme armée professionnelle devrait plutôt être remplacé par armée précaire ou armée provisoire. Pour obtenir une efficacité il faut, en autres, une motivation. Or comment être motivé lorsque qu’aucune, ou presque, perspective de carrière n’existe pour l’engagé volontaire !. L’important n’est pas le niveau scolaire, mais la motivation et la performance. Tant pis pour la faute d’orthographe... si la grenade est lancée dans le trou !. Encore faudrait il avoir des grenades d’exercice...ce qui n’est pas toujours le cas ! . Certes, nous avons l’habitude et nous sommes passé slogan mission = moyens à celui de toujours plus avec toujours moins !. Il n’est pas rare de faire un exercice régimentaire voire exercice international avec...1 hélico et encore heureux, même si l’hélico en question n’a absolument été étudié pour une utilisation militaire !!! . Il faut dire que notre DGA n’est pas capable de faire réaliser une hélice alors vous pensez faire produire un lance grenade digne de ce nom... ! Par contre construire un porte avion, sans avion ou presque, un sous marin nucléaire « ligne maginot » à prix d’or pas de problème. Le résultat de cet état de fait s’inscrivent en définitive sur une plaque gravée au fond d’une caserne délabrée de Castres... dans l’indifférence générale de nos chefs rêvant sans doute du bon vieux temps du Chemin des Dames...quelle tristesse !.
iorana (4 septembre 17:04)
ancien de la citadelle, mon fils est à TORA... la formation chez les voleurs de poules écrème et les pax des compagnies d’infanteries me semble plutôt motivé... ce sont de vrais professionnels... l’équipement individuel n’est pas à la hauteur...treillis cintré pour intendant ou défilé...rangers version’’14-18« , brelage néandertalesque, sac réglo bon à jeter.. tous ces jeunes s’équipent perso au »petit caporal" sauf que parfois on leur impose de faire la guerre en tenue reglementaire..a quand félin ..
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