Le Porte-Avions Charles de Gaulle

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Le CHARLES DE GAULLE met en oeuvre les innovations technologiques les plus performantes : furtivité des structures, intégration poussée des senseurs et des systèmes d’armes, résistance accrue aux aggressions.
Il est doté de capacités militaires lui permettant, dans des configurations très variées, de : conduire des opérations contre des forces navales, mener des assauts contre des forces navales, participer à la politique de dissuasion en mettant en oeuvre des avions susceptibles d’effectuer des frappes nucléaires.
Bâtiment de 40 000 tonnes, le porte-avion CHARLES DE GAULLE peut catapulter et recevoir des avions de 15 à 25 tonnes dans des conditions météorologiques difficiles. Deux catapultes propulsent en 75 m les avions à une vitesse de sortie de plus de 260 km/h. Elles permettent l’envol d’un avion toutes les 30 secondes, et d’une pontée massive de 20 avions en moins de 12 minutes.
Des installations aviation performantes : un pont d’envol de 12 000 m2, soit 40% plus grand que celui du porte-avions FOCH, des ateliers d’entretien des avions, 2 ascenseurs d’une capacité de levage de 40 tonnes, capacité d’emport de 40 aéronefs, 3000 m2 de carburéacteurs.
Doté d’un grand nombre de capteurs de toutes sortes (radars, intercepteurs radio, infrarouge, optronique), le bâtiment dispose d’une capacité sans précédent de recueil d’informations : de complexes moyens de communication permettent d’échanger des données (images ou sons) ou des messages, avec le reste de la force et les centres terrestres répartis dans le monde entier, de puissants calculateurs et des outils informatiques variés confèrent au bâtiment une souplesse et une puissance de traitement de l’information sans comparaison avec les générations antérieures.
Le porte-avions constitue l’élément le plus précieux d’une force déployée en mer. Au-delà de la protection fournie par les bâtiments d’escorte, il dispose des intercepteurs du groupe aérien et d’une autodéfense qui lui permet de faire face à des attaques saturantes : des moyens de guerre électronique (leurres, brouilleurs) contre les armes et radars adverses, des missiles anti-aériens et anti-missiles à lancement vertical (SAAM) et à très courte portée (SADRAL)
Le porte-avions CHARLES DE GAULLE est le premier bâtiment de surface de la Marine Nationale à être équipé d’un système de propulsion nucléaire. Le bâtiment est pourvu de 2 chaufferies nucléaires développant une puissance de 83 000 ch et une énergie électrique de 16 MW équivalente à la consommation en électricité d’une ville de 20 000 habitants. Elles autorisent une vitesse de déplacement de près de 22 noeuds permettant la mise en oeuvre des aéronefs dans toutes les conditions de vent.
Un équipage de 2000 hommes. Une organisation performante et novatrice de la vie à bord : une logistique alimentaire centrée autour de 2 cuisines servant 4000 repas par jour, une cafeteria et 4 carrés acueillant l’équipage pour les repas et les périodes de repos, un hôpital autonome de 16 lits, équipé de 2 blocs chirurgicaux, des conditions de vie améliorées (insonorisation, conditionnement de l’air, décoration).
Enfin, accompagné de ravitailleurs, le porte-avions CHARLES DE GAULLE peut rester en mer presque indéfiniment : des capacités d’emport de 120 tonnes de vivres assurant l’alimentation de 2000 personnes pendant 45 jours, des capacités d’entretien et de réparation des aéronefs et des installations dimensionnées pour une durée d’un an, une propulsion nucléaire lui donnant des centaines de milliers de milles nautiques s’autonomie avant rechargement.
Le porte-avions CDG embarque à son bord le nouvel avion de l’armée française, le Rafale-Marine.
En voici ses caractéristiques principales :
Dimensions
envergure : 10,86
longueur : 15,27
hauteur : 5,00
Propulsion
2 réacteurs SNECMA M-88-2 de 7,5 tonnes de poussée.
Autonomie et performances
1h30 ou 1 000 nautiques
Mach 2, 50 000 pieds.
Armement
1 canon de 30 mm
14 tonnes (SU-0), 19 tonnes (SU-2).
4 missiles Magic 2 puis Mica. Pourra également emporter les missiles ANF, ASMP et AS 30 Laser. radar RBE-2 - contre-mesure électronique Spectra
Le Rafale Marine au standard F1 est opérationnel depuis juin 2004
Le standard F1 du Rafale a été déclaré opérationnel par le chef d’Etat Major de la Marine nationale, le 25 juin 2004 à Landivisiau. Ce premier standard du Rafale équipe la flottille 12F de l’aéronavale. La mise en service opérationnel d’un aéronef constitue, pour la DGA, l’aboutissement de longues années de spécifications, de qualifications, d’essais, ... notamment pour des systèmes d’armes aussi complexes et novateurs que l’avion Rafale.
La décision de mise en service permet maintenant d’entamer la phase d’utilisation opérationnelle du Rafale. Ce jalon découle de nombreux essais techniques et opérationnels dont les derniers se sont déroulés lors de la mission Agapanthe à bord du porte-avions Charles de Gaulle en avril / mai.
Actuellement, les travaux de développement du prochain standard, standard F2, se poursuivent. Dans ce cadre, un tir bi-scalp sous Rafale a été effectué le 22 juillet au Centre d’essais des Landes. La configuration d’emport était complète : deux scalps et quatre maquettes de Mica, ainsi que trois réservoirs largables. Ce tir était une des épreuve à l’appui du Dossier de Justification de la Définition (DJD) du standard F2 du Rafale. Outre son importance technique, c’est également un jalon contractuel majeur.
Un second porte-avions : le choix de la cohérence
Il apparaît que la construction d’un second porte-avions ne saurait constituer la seule priorité de la Marine pour les années à venir, compte tenu de la nécessité de renouveler nombre de ses composantes. Pour autant, cet effort de renouvellement perdrait une partie de son sens si se prolongeait, au-delà des 15 années déjà prévisibles, la situation de disponibilité très partielle du porte-avions.
La cohérence de notre Marine, comme celle des choix financiers qui ont conduit à des investissements de l’ordre de 70 milliards de francs pour l’ensemble du groupe aéronaval, impose que cette situation ne soit pas prolongée.
Il ne serait pas concevable, en renonçant à un investissement évalué entre 12 et 14 milliards de francs pour la construction d’un second porte-avions, de priver d’une large part de leur efficacité les investissements déjà réalisés ou programmés dans la construction du Charles de Gaulle, et dans l’acquisition des Rafale et des Hawkeye,
Ainsi, la mise en chantier du second porte-avions ne saurait apparaître comme une alternative au renouvellement des autres composantes de la Marine mais bien comme une condition indispensable à la cohérence de l’ensemble.
Patrick Dufour Directeur du programme RAFALE
Liens utiles
* Le porte-avions français Charles de Gaulle sur le site officiel de la Marine nationale
* Porte-avions français Charles de Gaulle sur le site de l’association netmarine
* Documentaire vidéo sur le Charles de Gaulle
* Porte-avions français Charles de Gaulle sur le site French Fleet Air Arm
Programmes Marine
MDCN (Missile de croisière naval). Dérivé du Scalp EG qui équipera les forces aériennes, ce missile aura une portée accrue. Il placera la France, avec dix ou quinze ans de retard cependant, au niveau des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne. La livraison du premier MDCN est prévue en 2012. La Marine devrait en recevoir 250.
FREMM (Frégates européennes multimissions). Pour remplacer ses frégates ou avisos vieillissants, la marine doit se doter de 17 frégates européennes multimissions. Un même modèle avec deux versions : anti-sous-marine (ASM) et action vers la terre (AVT), cette dernière emportant le missile de croisière. Pour une marine à vocation océanique, les frégates sont le bâtiment « de base ». Afin de réduire les coûts, une coopération avec l’Italie a été mise en place. Première frégate opérationnelle en 2012.
Barracuda (nouveau sous-marin nucléaire). Ce programme est destiné à remplacer les six sous-marins nucléaires d’attaque Rubis. Il doit disposer d’une meilleure endurance en eaux chaudes et d’une capacité accrue en forces spéciales. On le voit, les préoccupations moyen-orientales ne sont pas loin. Premier bâtiment espéré en 2015.
Un deuxième porte avions ?
On sait désormais que c’est exclu...
Le deuxième porte-avions. Le « PA 2 » devrait être plus gros que le Charles de Gaulle, avec un tonnage de 65 000 tonnes mais il sera à propulsion classique. Un choix qui a ouvert la voie d’une coopération avec la Grande-Bretagne. Il est conçu pour accueillir un groupe aérien de 40 aéronefs, dont 32 Rafale.
12 commentaires pour cet article
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20 novembre 2009 13:01
A force de vouloir faire petit,on se brise les dents,quand les Français ont déclarer la guerre à l’Angleterre pour l’indédendance des USA,il n’ont pas vue petit,ils y sont aller et ont eu la victoire(traité de Versaille de 1787,indépendance des Etats-Unis d’Amériques).
Pourquoi faut-il que la France,ce grand pays ne fassent pas de grand navires,aux XIX ème siécle seule la France et l’Angleterre,fabriquait de grands vaisseaux. -
l 16 novembre 2009 12:18
C’est la ferraille qui coute le moins cher dans un porte-avion,mais il faut tenir compte du bien-être du personnel.
Il est vrai,qu’il est plus facile de moderniser un PA de 350m de long par 70 de large,que les PA légers dont ont disposent.
Et il faut que les militaires embarqués puissent travaillées dans de bonne conditions.
Et en plus,il ont le droit d’avoir un outil de travail au sommet de la technomolie -
Edgar 3 novembre 2009 10:21
Vous expliquerez pourquoi,les aviateurs ont peurs de ce poser,sur les PA français,car sont trop petit.
Vous dites, il est beau,c’est un grand vaisseau,mais quand on est dans un rafale,ou un TOM4,le vaisseau est vraiment petit.
Depuis que les turboréacteur,sont arrivés,il faudrait des PA,dont la longueur mininum est de 350 m.
Les avions ont évolués,les pistes d’atterrissages sur terre ont été allongés,mais les PA,n’ont pas été alongé sauf les américains.
Il faut allongé les PA pour les avions actuelles.
On peut se demandé,si le succeseur du Rafale marine,ne demandera pas une piste de 400m.
Et puis un vaisseau de 250 m ou 350m,c’est pas beaucoup plus cher(1%),et le confort des équipages embarqués est nettement mieux.
Et en plus il faut recyclé, les carcaces de nos vielles voitures,de nos vieux ordinateur.
Et donner du travail,a ceux qui rentre dans la Marine Nationale.
Et oui le projet d’un second PA,est un projet socio-écologique. -
Edgar 3 novembre 2009 09:23
On veut vendre de l’armement à l’étranger,et notre plus belle vitrine le cdg ,le concentré de la technologie française,tombe en panne.
Pourquoi toutes les entreprises qui ont pris part aux projet,et qui ont faillis,ne fournissent pas gratuitement des matériels performands au CDG.
Il est vrai que le CDG,est le meilleur représentant commercial de l’industrie de l’armement française.
Et comme tous les représentants,il doit montrer aux clients,le meilleurs de toutes la technologie.
Il ya des entreprises qui paye pour vendre du cassoullet ou des raviollet,et pourquoi,il n’y a pas des entreprises qui paye pour que le CDG,essaye leurs matériels.
Le CDG doit être au sommet de la technologie et faire la publicité de l’armement français et aidé l’exportation,car doit être équipé de toutes les nouvelles technologies,il doit ètre la vitrine de l’industrie de l’armement Française,mais il faut que les industriels comprennent qu’il doit ètre armé à titre graciaux du meilleurs de leurs techniques,et que la marge ce fera à l’exportation.
Comme tous le monde le dit"il faut que le matériel fasse ces preuvent avant qu’il soit acheté".
Quoi de mieux qu’un PA,pour montrer l’ensemble des technologies militaires d’un pays. -
Chocard 28 octobre 2009 16:09
"Les premiers essais en mer du Charles de Gaulle en janvier 1999 permirent d’identifier la nécessité d’allonger la piste d’atterrissage pour permettre l’appontage des E-2C Hawkeye (24 m d’envergure) avec des configurations dégradées des brins d’arrêt, en effet, le porte-avions était à l’origine dimensionné pour accueillir des petits avions de guet aérien (15 m d’envergure) de type Breguet Alizé (ou des chasseurs de type Rafale Marine). Cette opération fut mal perçue par la population française, alors que :
ce genre de modifications de pont d’envol et installations d’ aviation est parfaitement classique sur les navires de ce type prévus pour fonctionner 40 ou 50 ans avec des systèmes d’armes aviation en évolution continue et à rythme rapide et qu’il est souhaitable que les navires porte-aéronefs puissent commodément s’adapter à ces changements.
les mêmes travaux avaient dû être réalisés sur le Foch et le Clemenceau quand l’avion F-8 Crusader a été mis en service,
les cinq millions de francs dépensés pour l’allongement nécessaire à la modification des tôles du pont d’envol et de la coque ne représentaient que 0,025 % du budget total du projet Charles de Gaulle."Cf. Wikipedia


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