Le président vénézuélien Hugo Chavez a fait état lundi d’un message de la guérilla des FARC, selon lesquels des opérations militaires colombiennes les empêchent de libérer les trois otages censés être récupérés par des hélicoptères vénézuéliens.
Ces « opérations militaires en cours dans la zone nous empêchent pour le moment de remettre, comme c’était notre souhait » les trois otages, Clara Rojas et son fils Emmanuel, ainsi que la parlementaire Consuelo Gonzalez, écrivent les FARC, selon le président Chavez qui a lu ce message à la télévision publique vénézuélienne.
« Nous sommes sûrs que vous comprendrez (...) la situation (...) insister dans ces conditions serait mettre en danger » la vie des otages « et des guérilleros pour mener cette mission à bien », poursuivent les FARC, toujours selon le président Chavez.
Face à cette situation, le président Chavez a déclaré : « nous pourrions envisager de changer les plans ». Avant de suggérer qu’"un cessez-le-feu pourrait ouvrir certaines portes.
Cette annonce intervient après quatre jours d’attente pour l’opération de récupération, basée dans la ville colombienne de Villavicencio (75 km de Bogota).
Les autorités colombiennes ont nié toute interférence avec l’« opération Emmanuel », le Commissaire colombien pour la paix Luis Carlos Restrepo affirmant que les retards étaient du fait des FARC.
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