La dengue est aux portes
de Maurice et les Mauriciens risquent d’en faire l’amère
découverte l’été prochain, selon une information en provenance de
Port-Louis.
Et il n’y a pas que l’Inde qui est touchée. Il y a également
Singapour, la Malaisie, et la Thaïande qui sont autant de pays
avec lesquels Maurice a des connexions aériennes directes, ou
indirectes, mais quasi-hebdomadaires. Et la dengue a été constatée
au début de cette année à Madagascar. Une petite épidémie est à
redouter, comme cela a été le cas en 78-79 à Maurice, ou alors
Maurice connaîtrait une flambée qui échapperait à son contrôle.
Tel a été le cas l’été dernier à Singapour quand les autorités
sanitaires ont dû renvoyer tous les malades non-urgents pour s’occuper des victimes de la dengue. En Indonésie, lors des pics
de l’épidémie, l’ armée a dû fournir des lits supplémentaires aux
hôpitaux, et les réserves de sang pour les transfusions sont
rapidement devenues insuffisantes.
En effet, il y a une forme hémorragique de cette fièvre qui
est très dangereuse. Les malades sont en fait victimes de fortes
fièvres persistantes, précédées de frissons, de maux de tête, de
courbatures et de vives douleurs au niveau des os et des
articulations.
Symptômes proches du chikungunya
Les malades sont en fait victimes de fortes fièvres persistantes, précédées de frissons, de maux de tête, de courbatures et de vives douleurs au niveau des os et des articulations.
D’autres présentent des syndromes pseudo-paralytiques des membres. Alors que d’autres présentent des troubles vasomoteurs des membres et des éruptions cutanées.
La dengue cloue les victimes au lit pendant au moins trois jours mais l’état de faiblesse et les douleurs des os et des articulations persistent plusieurs jours après la maladie. Des symptômes que les Mauriciens connaissent bien, car ils sont proches de ceux du chikungunya. D’ailleurs, quand le chikungunya avait éclaté aux Comores en 2004, les autorités sanitaires avaient en premier lieu pensé qu’ils avaient affaire à une épidémie de dengue.
Mais contrairement au chikungunya qui est provoqué par un virus, la fièvre dengue est provoquée par quatre différents types de virus. On a donc quatre différents types de dengue et celui qui est immunisé contre la souche A ne le sera pas contre la souche B, par exemple.
La dengue tue beaucoup plus contrairement au chikungunya. Cette maladie tue si elle n’est pas soignée à temps, surtout dans sa forme hémorragique.
Un des virus de la dengue provoque en fait une diminution des plaquettes, qui sont des éléments présents dans le sang et qui permettent la coagulation. Cette diminution peut alors entraîner des hémorragies et la mortalité. Selon les médecins qui ont eu à faire face à des épidémies de dengue, la prise de certains médicaments favorise ces hémorragies et les décès.
Il s’agit notamment de l’aspirine et des anti-inflammatoires non stéroïdiens. De nombreux médicaments très souvent pris sans aucun avis médical contiennent ces produits. Les symptômes de la dengue (courbatures, maux de tête) ne sont pas soulagés de façon satisfaisante par les médicaments comme le paracétamol et l’augmentation excessive de la dose expose à un risque d’apparition d’effets secondaires indésirables sans soulager les douleurs.
De fait, il a été noté lors de la flambée de chikungunya à la Réunion, que la prise du paracétamol donnait lieu à des complications très graves chez certains malades atteints par le virus.
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