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RIA Novosti
Quelques chiffres pour commencer.
Au cours de la guerre froide l’Union soviétique avait détenu le leadership mondial pour le nombre de navires à propulsion nucléaire construits, à savoir quelque 250 sous-marins, cinq bâtiments de surface, dont plusieurs croiseurs lance-missiles de la classe Admiral Ouchakov. Huit brise-glace, dont le plus célèbre est le Lenine.
Seulement aucune infrastructure n’avait été mise en place pour le désossage de ces navires ayant passé le seuil limite le leur durée d’exploitation ni même de sites de stockage et de recyclage du combustible nucléaire usé et d’autres déchets radioactifs tant liquides que solides.
Parce qu’un accident avec l’un de ces sous-marins désaffectés, le naufrage d’un submersible ayant encore à son bord du combustible nucléaire, par exemple, pourrait provoquer une grave catastrophe écologique.
L’activité globale du combustible nucléaire brûlé par les sous-marins se chiffre à près de 25 millions de curies. Le poids total des matériaux radioactifs devant être retraités dépasse les 150.000 tonnes. Les submersibles nucléaires en attente de désossage représentent une masse de métal d’un million et demi de tonnes. L’acheminement du combustible nucléaire depuis les Flottes russes du Nord et du Pacifique jusqu’à l’usine de retraitement Maïak, située dans l’Oural méridional, nécessitera cent voyages d’un convoi ferroviaire spécial. Ce "train nucléaire" ne pourra faire que de 10 à 15 voyages par an.
Voici un autre chiffre qu’il est indispensable de connaître pour se rendre vraiment compte de l’ampleur du problème : quatre milliards de dollars américains seront nécessaires pour ces travaux auxquels il faudra ajouter les opérations de réhabilitation des territoires contaminés.
En Russie le démantèlement des submersibles et des navires de surface à propulsion nucléaire a commencé voici plusieurs années. Près de deux milliards de roubles de fonds publics (environ 70 millions de dollars) sont dépensés annuellement à ces fins. Une aide substantielle est accordée par les Etats-Unis à la Russie dans le cadre de son programme "Réduire ensemble le danger". Avant 2001, ils allouaient environ 40 millions de dollars par an. Maintenant que les sous-marins nucléaires stratégiques désaffectés ont pratiquement été découpés, cette aide est tombée à 20 millions de dollars. Toutefois, d’autres pays ont accru leur assistance dans le cadre du programme "Partenariat global". En 2004, elle s’est chiffrée à 74 millions de dollars. Grâce à ce travail global, 133 submersibles nucléaires ont été démantelés à ce jour. 90 appartenaient à la Flotte russe du Nord et 43 à celle du Pacifique.
Ici les choses ne se résument pas uniquement à l’insuffisance des moyens alloués par les pays donneurs. Après le sommet de Kananaskis (Canada), qui avait entériné le programme "Partenariat global", les huit avaient promis d’attribuer deux milliards de dollars à ces fins. Jusqu’à présent seulement 438,5 millions ont été versés dans le cadre de contrats de travail. Les sites de démantèlement des sous-marins n’ont reçu que 318,48 millions de dollars. Et ce alors que la Russie augmente chaque année le montant de sa contribution et qu’elle a déjà versé au moins 400 millions de dollars, dont 290 millions depuis Kananaskis. Elle entend porter cette somme à 850 millions de dollars d’ici à 2012.
Cependant, il y a un hic, c’est le volume de travail qui reste encore à réaliser dans des conditions de sécurité maximum.
Un exemple. Dans la baie de Saïda (presqu’île de Kola, Nord de la Russie), l’Allemagne concourt à la construction d’un site côtier de stockage durable de compartiments nucléaires. Il devrait être réceptionné en 2010 au plus tard. 120 compartiments contenant des réacteurs de submersibles y seront stockés en plein air, perdant ainsi leur radioactivité. Il va falloir encore construire un quai spécial pour le dock qui servira à acheminer ces compartiments jusqu’aux ateliers de démantèlement des sous-marins de Nerpa, près de Mourmansk, où ils seront stockés pendant une période prolongée. Il faudra également construire des plates-formes ferroviaires pour transporter les compartiments pesant 1600 tonnes l’unité, des locaux pour la réparation des compartiments des réacteurs, recouvrir ceux-ci d’une couche d’enduit anticorrosion, implanter des maisons pour loger le personnel...
La Grande-Bretagne et la Norvège prêtent une grande assistance au Nord-Ouest de la Russie dans le démantèlement des sous-marins et le stockage sécuritaire du combustible nucléaire usé. Les sommes qu’elles ont versées ont permis de découper deux submersibles du projet 949 de la classe "Granit" et deux du projet 671 de la classe Shuka. La baie Andreev, où se trouve un gigantesque entrepôt recélant plus de 20.000 ensembles de cartouches de réacteurs usées, est débarrassée de sa "crasse". L’Italie elle aussi commence à s’impliquer dans l’entreprise. Elle allouera 360 millions d’euros pour la construction d’une unité de manutention et de stockage de déchets radioactifs dans la baie Andreev et de conteneurs pour l’évacuation du combustible de la localité de Gremikha qui se trouve à 350 kilomètres de l’accès au golfe de Kola.
Jadis cette localité avait été une importante base de sous-marins nucléaires. On y trouve actuellement quelque 800 assemblages de cartouches usées représentant une tonne et demie de substances radioactives. Aucune route n’existe entre Gremikha et Mourmansk. L’accès n’est possible que par air ou par mer. Naturellement, cela complique singulièrement le transport de ces assemblages de cartouches pour leur acheminement ultérieur par rail jusqu’à l’usine Maïak.
C’est la raison pour laquelle l’Est retarde quelque peu sur le Nord en ce qui concerne les plans de démantèlement des sous-marins. 30 submersibles sur 120 désaffectés restent à découper dans les régions polaires contre 34 sur 77 dans zone orientale du pays. Tokyo a promis d’accorder une aide pour doper les travaux. Dans les années 90, il avait pris part à la construction d’un navire pour stocker et retraiter des déchets radioactifs liquides et en 2004 il avait financé le découpage d’un sous-marin. Depuis la visite effectuée au Japon par Vladimir Poutine, le gouvernement nippon assure le "parrainage" du démantèlement de cinq autres sous-marins russes. C’est vrai aussi que sur les îles des voix s’élèvent pour dire que l’argent des contribuables japonais est utilisé pas seulement pour débarrasser la Russie de ses submersibles constituant un danger écologique pour l’océan et ses réserves halieutiques, mais aussi pour en construire d’autres, plus performants. Ce qui est archifaux bien évidemment. Mais le démontrer est toujours extrêmement difficile.
Quoi qu’il en soit, Sergueï Antipov a déclaré à RIA Novosti qu’en dépit des difficultés la Russie remplit consciencieusement ses engagements. Le jour où cet article sera publié on recensera peut être en Russie un "tchernobyl flottant" de moins.
Par Viktor Litovkine, commentateur militaire de RIA Novosti
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Dés qu’on élimine un récacteur nucléaire on met l’atome sous le tapis. Mais au moins ils ne risque pas de tomber au fond des Océans.
Quand a ceux qu’on créé aujourd’hui peut être avons nous l’espoir qu’ils ne seront ni si nombreux ni si dangereux.
Si les comptes sont bon 250 SNA, c’est morbide quand on y pense.
Mais dans la conjoncture actuelle l’on ne peu que se féliciter des actes de dénucléarisation.
LSDL
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On démantele d’un coté ,ils reconstruisent de l’autres,s’est le chat qui s’attrappe la queue.
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