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La Réserve Opérationnelle

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Service Public - Vous pouvez participer à la réserve opérationnelle si vous êtes :
de nationalité française,
âgé de plus de 18 ans,
en règle en matière d’obligations du service national.
Par ailleurs, vous devez remplir certaines conditions d’aptitude, et ne devez pas avoir été condamné à une peine criminelle.
Personnes concernées
Les volontaires (civils ou anciens militaires ayant souscrit un engagement à servir dans la réserve opérationnelle) et, en fonction des besoins des armées, les anciens militaires soumis à l’obligation de disponibilité, et qui ont reçu une affectation. Votre demande doit recevoir l’agrément des autorités militaires, en fonction des besoins des armées
Effets de l’engagement
L’engagement est souscrit pour une durée allant de un à cinq ans. Pendant cette période, vous serez appelé pour recevoir une formation ou suivre un entraînement, apporter un renfort temporaire aux forces armées ou dispenser un enseignement de défense en cas de besoin. Ces activités peuvent se dérouler hors de France.
Durée annuelle
La durée annuelle des périodes où vous pouvez être appelé est au maximum de trente jours. Toutefois, en cas de nécessité ou de circonstances exceptionnelles, cette durée peut être portée à quatre-vingt dix, voire cent vingt jours. Vous serez convoqués à des périodes d’activité en fonction du programme prévisionnel établi entre vous et l’autorité militaire.
Avantages offerts
Vous percevez une solde et les accessoires, dans les mêmes conditions que les militaires de carrière. Vous pouvez en outre percevoir une prime de fidélité ainsi qu’éventuellement d’autres mesures d’encouragement. Vous conservez, ainsi que vos ayants droit, les prestations maladie, maternité, invalidité, décès du régime de sécurité sociale dont vous dépendez.
Pour toute information, adressez-vous :
Pour l’armée de terre : au centre d’information et de recrutement de l’armée de terre de votre département ou au bureau des ressources humaines du régiment le plus proche de votre domicile. Pour la marine : au centre d’information des réserves de l’armée de mer auquel votre département est rattaché.
Pour toute information, adressez-vous :
Pour la gendarmerie : à la brigade territoriale de gendarmerie la plus proche de votre domicile. Pour l’armée de l’air : au bureau personnel de la base aérienne la plus proche de votre domicile.
Les forces armées et la réserve
Les forces armées
Le code de la défense prévoit : " Les forces armées comprennent : 1º L’armée de terre, la marine nationale et l’armée de l’air, qui constituent les armées au sens du présent code ; 2º La gendarmerie nationale ; 3º Des services de soutien interarmées." Les missions des forces armées sont énoncées dans l’article L3211-2 du code de la défense : "Les forces armées de la République sont au service de la nation. La mission des armées est de préparer et d’assurer par la force des armes la défense de la patrie et des intérêts supérieurs de la nation. La gendarmerie a pour mission de veiller à la sûreté publique et d’assurer le maintien de l’ordre et l’exécution des lois."
Dans la perspective de nouveaux scénarios d’emploi, le Livre blanc de 1994 définit quatre grandes missions pour les forces armées :
Préserver les intérêts vitaux de la France contre toute forme d’agression,
Contribuer à la sécurité et à la défense de l’espace européen et méditerranéen, dans la perspective, à terme, d’une politique de défense européenne commune,
Contribuer aux actions en faveur de la paix et pour le respect du droit international,
Assurer les tâches de service public, notamment en renforçant les moyens et les organisations normalement chargées de la défense civile du territoire.
Pour assurer ces missions, les différentes armées sont appuyées par le service de santé et le service des essences.
Les forces armées sont dirigées par les chefs d’état-major sous l’autorité du Chef d’état-major des armées (CEMA).
Le Chef d’état-major des armées est l’instance suprême au niveau militaire.
Il a notamment un rôle important de coordination entre les différentes armées, il conseille le gouvernement et assure le commandement des opérations militaires sans préjudice des dispositions particulières concernant les forces nucléaires.
Il participe aussi aux travaux de programmation et de planification de défense ainsi qu’à la préparation des budgets, il est également chargé des relations avec les armées étrangères.
Autour de l’Etat-major des armées se trouve également la Direction du renseignement militaire (DRM), l’Etat-major interarmées (EMIA) et le Centre opérationnel interarmées (COIA) dont les moyens ont été regroupés récemment au sein du Centre de planification et de contrôle des opérations (CPCO), le Commandement des opérations spéciales (COS), ainsi que le service des essences, le service de santé et l’inspection de la défense opérationnelle du territoire.
Le Chef d’Etat-major des armées est donc le principal intermédiaire entre le pouvoir politique et les armées.
Les quatre chefs d’état-major établissent la doctrine d’emploi de leur armée respective, ils ont également un rôle de programmation et de planification au niveau des moyens et proposent des priorités.
Concernant les réserves, la loi du 22 octobre 1999 sur la réserve et le service de défense conçoit la réserve à la fois comme un instrument de communication privilégié entre la défense et la société civile et comme un outil efficace intégré aux forces armées.
Cette loi crée deux types de réserve :
la réserve citoyenne qui accueille les personnes désireuses de participer à la promotion de l’esprit de défense et soucieuses de mieux faire connaître l’outil militaire.
la réserve opérationnelle, dont l’objectif est d’atteindre 100 000 personnes. Cette réserve permet notamment aux armées d’accéder à un véritable réservoir d’expertise de haut niveau dans les domaines essentiels des affaires civilo-militaires et de la santé, par exemple. Le concours de ces personnels est également nécessaire pour assurer des missions de sécurité et de protection du territoire. Enfin une journée nationale du réserviste a été créée.
Le modèle d’armée 2015 actualisé dans le rapport annexé à la loi de programmation militaire 2003-2008
(Source : Assemblée nationale)
L’actualisation du modèle s’articule autour de quatre axes qui ressortent directement de l’évolution du contexte stratégique, et notamment, de la nécessité de participer aux efforts d’investissements qui déterminent l’avenir du projet européen :
1) les moyens de commandement, de renseignement et d’appréciation de situation. Ce domaine fait l’objet d’un développement et d’un renforcement significatif par rapport à la loi 1997-2002. Il s’inscrit clairement dans une perspective européenne, étroitement liée aux objectifs de capacités retenus lors du sommet d’Helsinki, en décembre 1999. Il comprend, notamment, les moyens de commandement de niveaux stratégique, opératif et tactique, désormais « multinationalisables » (PC de commandement d’opération, PC interarmées de GFIM, commandement de composantes terrestre, maritime ou aérienne) ; le renseignement à base d’imagerie comportant désormais : les systèmes de drones (programmes HALE, MALE et MCMM) ; une capacité de réception d’images satellitaires tout temps et une capacité d’imagerie à très haute résolution (programme Hélios). Le modèle comprend également, dans le domaine de la navigation d’origine satellitaire, une contribution à la fonction de sécurité du système Galiléo, des objectifs en matière de numérisation de l’espace de bataille jusqu’au niveau des unités élémentaires ; il inclut aussi la prise en compte de la lutte informatique, défensive et offensive ;
2) la réduction du déficit capacitaire pour la projection et la mobilité des forces. Les opérations de ces dernières années conduisent à retenir des objectifs renforcés. Ceux-ci porteront sur une amélioration des capacités de transport aérien (avions Airbus A310 et CASA 235, avions multirôles de transport à long rayon d’action et de ravitaillement en vol des avions de combat « MRTT »), ainsi que sur la modernisation des moyens de projection maritime, par l’adjonction de capacités sensiblement améliorées de commandement et de soutien santé, en intégrant dans l’ensemble des quatre transports de chalands de débarquement (TCD) prévus, deux bâtiments de projection et de commandement (BPC) ;
3) l’accroissement des capacités d’action et de frappes dans la profondeur. Les inflexions du modèle tirent là aussi les enseignements des engagements militaires les plus récents, en particulier dans les Balkans et en Afghanistan. Elles ont pour objectifs : la permanence à la mer du groupe aéronaval, passant par la commande d’un deuxième porte-avions, livré avant 2015 ; la mise au point d’une nouvelle capacité de frappes précises à grande distance à partir de la mer, grâce au développement de missiles de croisière navals embarqués sur des frégates et des SNA ; l’acquisition d’une capacité tout temps pour les armes air-sol de précision ; le renforcement des capacités des forces spéciales avec la création d’une nouvelle unité de niveau brigade, l’acquisition d’hélicoptères spécialisés, l’équipement en transmissions sécurisées ; ainsi que l’acquisition d’éléments nouveaux de guerre électronique offensive (nacelles de brouillage offensif) ;
4) le renforcement des moyens de protection. Faisant suite à l’augmentation des menaces liées à la prolifération des armes de destruction massives, biologiques en particulier, et à leur utilisation possible dans le cadre d’actions terroristes, un ensemble de mesures sont décidées pour améliorer la protection et la sauvegarde des forces : l’introduction d’une première étape dans la capacité de protection des forces déployées contre des missiles balistiques de portée courte à moyenne portée (600 km) ; l’adoption d’un objectif de capacité de défense biologique au profit des forces, permettant la protection, individuelle, de 35 000 hommes et, collective, de 10 sites projetés ; la prise en compte des besoins de protection de l’infanterie (véhicules blindés de combat -VBCI-, moyens nouveaux chenillés, programme FELIN) et le renforcement des moyens de surveillance et de sauvegarde des approches de l’espace aérien et maritime du territoire (radars Girafe, amélioration de la chaîne sémaphorique).
Dans un souci d’efficacité et d’optimisation, l’évolution des différents moyens humains et techniques qui concourent à produire un effet opérationnel, est dorénavant examinée globalement au sein de « systèmes de forces ». Ceux-ci constituent notamment pour l’appréciation du modèle d’armée, des ensembles fédérateurs et cohérents de capacités. Cette approche s’impose d’autant plus que toutes les opérations ont désormais un caractère interarmées. Elle privilégie l’aptitude des forces à opérer ensemble et a pour objectif de rationaliser les efforts d’équipement.
Dans cette logique, huit systèmes de forces ont été définis :
Dissuasion ;
Commandement, Communication, Conduite et Renseignement (C3R) ;
Projection et Mobilité ;
Frappe dans la profondeur ;
Maîtrise du milieu Aéroterrestre ;
Maîtrise du milieu Aéromaritime ;
Maîtrise du milieu Aérospatial ;
Préparation et maintien de la capacité opérationnelle.
10 commentaires pour cet article
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yaya 25 août 00:59
bonjour
Gendarme de 3ième Classe itulaire de mon CAPet de mon attestation de maiuntient d’ordre(mo) je souhaite connaitre les modalités pour intégrer la reserve des forces speciales. -
18 juillet 2009 19:48
comment devenir reserviste svp merci sebastiengamain@hotmail.fr
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Mickey74 14 juillet 2009 11:51
Bonjour, j’ai 27 ans et je desirerai integrer la reserve operationelle. N’ayant pas de formation militaire a proprement dire, quels sont les etapes necessaires pour mon recrutement ?
Si vous avez des liens ????
Merci. Mickey 74
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16 juin 2009 11:25
TANGO. fait ta demande au bureau réserve d’un régiment qui t’interresse et tu aura toute les infos que tu as besoin,par contre les mêmes matériel en particulier vestimentaire comme les actif ces du vent on n’a même droit à la même chose dans le carnet d’habillement et pour le matos du régiment si t’a de la chance que le régiment t’en mes à disposition et les opex,tu pourra toujours rêver alors ne te réjouie pas trop.
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11 juin 2009 23:25
Bonjour,
J’ai 45 ans, ancien militaire ayant quitté le service actif depuis octobre 1999, titulaire du BMP2 Exploitation transmission des corps de troupe. Depuis je suis technicien en informatique (familiale, professionnel, réseau etc..), j’aimerai savoir comment faire profiter de mes connaissances en intégrant la réserve opérationnel. Pour des missions extérieur principalement.
avec mes remerciement
condor@wanadoo.fr
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