Cette vieille institution remonte au Moyen-Age et pourtant elle n’a cessé d’évoluer et de se moderniser pour être aujourd’hui une force essentielle de la Nation, un pilier irremplaçable pour l’Etat. La garde rapprochée du Président de la République est formée de gendarmes d’élite (G.S.P.R). Tout un symbole.
Tradition et modernité
Ils sont militaires avant tout. C’est d’ailleurs la principale chose qui les distingue de leurs collègues policiers. Ceci remonte à l’époque de la royauté quand, à ses débuts, la prévôté était une force de police militaire qui était chargée d’encadrer les soldats qui passaient leur temps en pillages et autres exactions.
François Ier fit ensuite de ces gens d’armes une force administrative et publique au service de la royauté et dont le rôle d’auxiliaire de justice ne faisait que s’amplifier. A cette époque, la brutalité des prévôts les faisait craindre de tous.
En 1790, date essentielle, la prévôté est organisée en Brigades, ce qui lui confère aujourd’hui cette présence indispensable sur l’ensemble du territoire national.
Si tel n’était pas le cas, des zones de non droit surgiraient çà et là, créant des refuges pour les criminels. L’Etat et la Nation ne peuvent donc se passer de cette présence essentielle dans les villes et bourgs mais aussi dans les campagnes les plus reculées.
Les missions de la Gendarmerie sont désormais extrêmement variées et souvent sensibles : police administrative et judiciaire, maintien de l’ordre, défense et police militaire. La police administrative regroupe elle-même des missions telles que la sécurité publique, les secours à personnes, la circulation routière, ...
C’est ainsi que les jeunes sous-officiers et officiers sortant d’école se voient proposer des spécialités et des affectations très diversifiées même s’ils sont tous, avant tout, gendarmes (enquêteurs, motocyclistes, garde mobile, secouriste, pilote d’hélicoptère, ...). Le niveau de recrutement augmente. Les missions sont en effet plus exigeantes tant du point de vue psychologique que juridique ou technique. La réserve est, elle aussi, associée aux dernières réformes. La gendarmerie se réserve ainsi la moitié des réservistes sélectionnés et les emploie déjà dans des missions opérationnelles hors maintien de l’ordre et hors fonction d’O.P.J. Ces réservistes sont à la fois des renforts pour les cadres d’active mais aussi parfois des experts dans certains domaines qui peuvent intéresser ponctuellement la gendarmerie.
C’est ainsi que la gendarmerie nationale a la particularité d’être une force militaire particulièrement bien intégrée à la société civile qu’elle protège.
Aujourd’hui, aucun politique ne remettra en cause la coexistence de plusieurs types de force de police, dont la gendarmerie. L’Etat et la Nation ne sont en effet pas prêts de se passer de cette dernière qui est, en plus de son efficacité, garants des libertés individuelles et de la séparation des pouvoirs.
par Genitrix.Net
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