Décidez ce que vous voulez,
et non ce que vous ne voulez pas !
L’image mentale : frein & réussite
Imaginez qu’une image mentale négative parasite votre estime de soi ; qu’elle soit superficielle ou profonde, le mécanisme pour s’en dégager sera le même.
Le coach ne décide de rien, si votre propre image mentale ne vous convient pas, il ne va ni vous la changer, ni vous en fabriquer une autre. Il n’existe pas de catalogue de bonnes images mentales ni de service de reprise des images mentales incommodes.

Le coach part du postulat que nous sommes tous équipés de ces images, avec, pour chacun, une perception pas toujours consciente de leur existence.
Il va vous entraîner sur la piste (mentale) adaptée à l’auto résolution du problème et non à ce que l’image représente. Action qui va vous aider à décoller vers un but, formulé et visualisé par vous même, en éliminant d’elles mêmes les images mentales parasites.
Nos images mentales sont le fruit de croyances enracinées : je suis nul en mathématiques - je ne comprends rien aux relations humaines - je suis pas beau - je ne sais pas exprimer mes pensées - je ne sais pas aimer- sont des croyances, formulées en salles de classe (le maître), à la récré (les copains), à la maison (maman, papa), sur un oreiller (la première fois), à 8 ans, 12 ans, 20 ans, 30 ans, et nous les traînons & traitons comme nos « vérités vraies », obstacles indécollables dressés sur la route de notre vie tels des « stop ». Attention, je dois m’arrêter, je ne peux faire cela. C’est inscrit en nous et nous nous définissons parfois par une de ces croyances (« je ne touche pas à un clavier d’ordinateur, je n’y comprends rien »).
Et pourtant, dans la vie, sur la route, quand ça nous arrange, nous faisons fi des panneaux, des petites et des grosses interdictions ; mais dès qu’un « stop » mental surgit : nous pilons net ! Nous sommes pervertis par la croyance auto alimentée, tant destinée à nous même que projetée vers l’extérieur que « nous sommes ces croyances ». J’ai volontairement banalisé la nature de ces croyances : elles sont « bénignes » dans cet article. La réalité de chacun est jalonnée de ces croyances irréelles (véritablement invalidantes pour certaines car inhibitrices).
Le schéma mental est toujours le même : nous cultivons certaines de ces croyances parce qu’elles arrangent tant soit peu nos justifications.
Le « système » des croyances fourvoie le jugement
Nous espérons plutôt que d’agir, nous nous justifions, expliquons, et plus grave, nous acceptons nos errements, légitimés par nos croyances. Nous ne sommes pas ces croyances. Le coach ne vous demandera pas de les lui révéler toutes. Il vous initiera au processus de « déminage » du terrain, et quelles que soient la taille de vos « mines personnelles » (croyances), le processus agira.
Les croyances :
en connaître les mécanismes pour mieux les combattre.
Le système des croyances et ses dégâts est principalement le fruit de l’éducation au sens large du terme. Au coach de fournir la lampe au coaché pour explorer, mettre à jour, identifier puis écarter les croyances indésirables.
Nos croyances déterminent trop souvent nos actes. Notre « conception de soi » et notre « définition de soi » ont été forgé, pour part, dans l’enfance. Afin de ne pas s’engager dans des commentaires psychanalitiques de fond, nous allons considérer des aperçus devant lesquels chacun d’entre nous réfléchira. Les premières acquisitions de nos croyances parasites remontent à l’enfance, se confortent dans l’adolescence et s’accumulent pernicieusement tout au long du parcours scolaire, amoureux, familial, amical, professionnel de notre existence. La croyance n’est pas un fait, même si elle semble en avoir parfois la couleur.
Nos croyances, nous l’avons évoqué, nous ont été attribuées par hasard, sur un trait de caractère, une tendance, un faux pas, puis elles ont pris racines pour finir par nous déterminer par rapport à certaines d’entre elles. D’autres croyances sont ancrées par appropriation et justification personnelle. Les résultats, par attribution ou appropriation, sont identiques, seules les portées morales diffèrent.
« tu n’y comprends rien ... »,
« tu as une personnalité trop faible ... »,
« tu es nul en informatique ... »,
« tu es incapable d’articuler convenablement deux mots d’anglais ... »,
« tu n’as pas l’esprit pratique ... »,
« tu es laid ... », etc.
Avec de telles définitions de soi, un tel enfant ne pouvait qu’avoir de mauvais résultats afin de rester « logique » avec lui-même.
Avoir de mauvais résultats devint inconsciemment pour lui une « finalité morale ». Selon son point de vue, obtenir de bons résultats serait pour lui aussi « faux » que de tricher s’il s’était défini comme quelqu’un d’intègre. Devenu adulte, ces définitions perdurent et parasitent nos échanges avec autrui (éducateur, l’adulte, immanquablement, propage une version du système).
Ce système de croyances peut être plus dur, plus impitoyable, plus pénalisant, pour soi comme pour autrui (tous les alsaciens* sont ... tous les normands* sont ... tous les corses* sont ... je suis corse*, donc je suis ...). Le mécanisme est chaque fois le même, les barrages provoqués sont identiques : la croyance déterminera votre action ou votre inaction par l’émission ou l’attente personnelle d’une réponse pré programmée, inadaptée et invalidante.
*Dangereuses croyances, de ce que ces formules pourraient contenir de sens, de mots et de conséquences ...
Les croyances sont toutes « biodégradables » car rien ne les justifie, elles n’existent pas réellement. Le coach vous aidera à éliminer ces pensées inhibitrices.
Ignorez les « normes » de modélisation

Nous nous jugeons nous-même et nous nous évaluons, non par rapport à notre propre « norme » ou « niveau », mais par rapport à la « norme » de certaines autres personnes. Lorsque nous agissons ainsi, nous arrivons toujours en deuxième position, et ceci sans aucune exception. Et parce que nous pensons et croyons et devenons persuadés que nous devrions atteindre la « norme » des autres nous nous sentons misérable, de second ordre, et nous en concluons que quelque chose ne tourne pas rond chez nous. La conclusion logique de ce processus bancal de raisonnement est de considérer que nous ne sommes pas « digne » ; que nous ne méritons pas le succès et le bonheur ; et qu’il serait déplacé pour nous d’épanouir complètement nos capacités et nos talents quels qu’ils puissent être sans nous trouver obligés de nous justifier ou de nous sentir coupables à leur sujet.
Tout ceci se produit parce que nous nous sommes laissés hypnotiser par l’idée complètement erronée ; « Je devrais être de telle ou telle manière », ou « Je devrais ressembler à tout le monde ». Si on analyse la seconde pensée,on peut rapidement discerner ce qu’elle contient de fallacieux, car, en vérité, il n’existe pas d’étalon universel applicable à « tout le monde ». « Tout le monde » se compose d’individus, et il n’y en a pas deux qui se ressemblent. La pensée risque alors de se structurer autour de cette fausse logique.
L’Infériorité et la Supériorité sont les deux faces de la même pièce de monnaie. La guérison consiste à se rendre compte que c’est la pièce qui est fausse. La vérité sur vous, la voici :
Vous n’êtes pas « inférieur »
Vous n’êtes pas « supérieur »
Vous êtes simplement « Vous »
Ignorez les croyances erronées.

Un « complexe d’infériorité » et le ralentissement de l’activité qui l’accompagne peut être produit sur commande dans un laboratoire de psychologie. Il suffit simplement d’établir une « norme » ou une « moyenne », puis de convaincre le sujet qu’il n’atteint pas cette moyenne. Un psychologue qui désirait trouver comment les sentiments d’infériorité influaient sur la capacité de résoudre les problèmes fit passer une série de tests de routine à ses étudiants. Mais il prit soin de les avertir qu’une « personne de niveau moyen » pouvait terminer le test dans un temps qui représentait en fait le cinquième du temps nécessaire en réalité . Lorsqu’au cours du test une sonnerie retentissait pour signaler qu’une personne de « niveau moyen » aurait alors terminé, certains parmi les sujets les plus brillants devinrent angoissés et vraiment incompétents, allant jusqu’à se traiter d’idiots. (Demandez au professeur Albert Jacquart ce qu’il pense du QI et de sa méthode de calcul...)
Arrêtez de vous mesurer selon « leurs » standards. Vous n’êtes pas « eux » et vous ne les atteindrez jamais, pas plus qu’eux mêmes ne peuvent ni ne doivent se mesurer à vos standards. Dès que vous aurez saisi cette vérité simple et évidente et que vous l’aurez acceptée et entérinée, votre sentiment d’infériorité disparaîtra.
Défaites vous de ces normes.
Les bonnes interrogations :
Y a-t-il une raison rationnelle à cette croyance ?
Se pourrait-il que je me trompe en croyant cela ?
En viendrais-je à la même conclusion s’il s’agissait d’une toute autre personne dans une situation analogue ?
Pourquoi devrais-je continuer à agir et à ressentir comme si c’était vrai s’il n’y a pas de bonne raison de le croire ?
Ne passez pas négligemment sur ces questions. Luttez au corps à corps avec elles. Pensez-y très fort.Qu’elles vous troublent. Ne voyez-vous pas que vous êtes trompé et sous-estimé, non pas à cause d’un « fait », mais simplement à cause de quelque stupide croyance ? Si c’est le cas, essayez de susciter de l’indignation, de la colère même. L’indignation et la colère peuvent parfois aider à se libérer des fausses idées.
Décidez ce que vous voulez, et non ce que vous ne voulez pas !
Le rôle de la pensée rationnelle et consciente est de décider ce que vous voulez, de choisir les buts que vous désirez accomplir et de s’y concentrer, plutôt que de la consacrer à ce que vous ne voulez pas. Passer son temps à faire un effort à s’accrocher à ce que l’on ne veut pas n’est pas rationnel.
Débloquez votre mécanisme créateur !
1. Faites vos supputations avant de miser et et non une fois que la roulette tourne. Une fois la décision prise et en passe d’être exécutée, abdiquez toute responsabilité et toute inquiétude du résultat afin de ne pas vous laisser tourmenter par l’issue de la démarche. En un mot, débloquez votre mécanisme intellectuel et pratique, et laissez-le agir à sa guise.
2. Forgez-vous l’habitude de répondre consciemment au moment présent.
Mettez consciemment en pratique l’habitude de « ne pas penser avec angoisse au lendemain », en consacrant toute votre attention au moment présent. Votre mécanisme créateur ne peut pas fonctionner ni travailler « au futur ». Il ne peut opérer que dans le présent - aujourd’hui ; faites des plans à long terme pour le lendemain. Mais n’essayez pas de vivre dans le futur, ni dans le passé. Vivre créative ment signifie répondre et agir spontanément à l’environnement.Votre mécanisme intérieur peut répondre adéquatement et utilement aux circonstances présentes à condition que celles ci accaparent votre attention et que vous le teniez informé de ce qui se passe présentement .
Faites tous les plans que vous voulez pour le futur. Préparez-vous y. Mais ne vous inquiétez pas de la manière dont vous vous comporterez demain.

Votre mécanisme créateur réagira « dans l’instant » si vous prêtez attention à ce qui se passe maintenant. Et demain il fera de même. Il peut coopérer efficacement non à ce qui pourrait se passer, mais à ce qui se passe actuellement. La prochaine fois que vous vous sentirez devenir tendu, peureux et nerveux, secouez-vous énergiquement et dites-vous : « A quoi dois-je faire face ici et maintenant ? Puis-je agir sur quelque chose ? ». La nervosité provient pour une grande part du fait de « tenter » - sans le savoir - de faire quelque chose d’impossible à réaliser là et à cet instant. Vous êtes pris dans l’engrenage d’une action qui ne peut se dérouler.Le rôle de votre mécanisme créateur est de répondre adéquatement à l’environnement présent - ici et maintenant. Réagir par rapport à une situation analogue d’autrefois, ne serait que pure fiction. En conduisant une voiture, on ne prend pas le virage 100m à l’avance par sécurité, on tourne à l’endroit et au moment précis.
3. Essayez de ne faire qu’une chose à la fois
. Se concentrer exclusivement sur ce que l’on est en train de faire à l’instant T, sans remuer dans son esprit toutes les choses que vous voudriez réaliser le jour même, ou au cours de la semaine et ne pas tenter de les réaliser mentalement toutes à la fois. Ne superposez pas ces taches mentales pour une résolution globale (oui à la vision globale ...) mais par « glissement » de l’une après l’autre pour en garder la maîtrise mentale. Un cerveau électronique ne peut fournir la bonne réponse si on mélange trois problèmes différents pour les introduire au même moment, vous ne pouvez pas le faire non plus.
4.
Dormez sur le problème. Si vous avez été aux prises avec un problème toute une journée sans constater aucun progrès, essayez de le chasser de votre esprit, et repoussez toute décision jusqu’à ce que vous ayez l’occasion de « dormir sur le problème ». rappelez-vous que votre mécanisme créateur devient plus efficace lorsque votre « Je » conscient fait le moins d’interférences avec lui. Le sommeil offre au mécanisme créateur une occasion idéale d’oeuvrer à l’abri de tout antagonisme de la conscience, à condition que vous ayez préalablement mis le système en mouvement.
5. Détendez-vous pendant le travail.
Changer : une pression extérieure ...
« Tu dois changer si tu veux que ... »
C’est toujours une exigence extérieure à soi, un grief de proches, (pression-passion-marchandage) et le point de départ d’une situation conflictuelle.
« Tu changes , ou alors ... »
Qui n’a pas, un jour, entendu ces mots, prononcés par celui ou celle qui partage notre vie. Qui ne les a pas lui même prononcés. La demande intervient, presque toujours dans le cadre de l’intimité d’une relation.
« Si tu ne le fais pas, tu en subiras les conséquences ... »
Tous les ingrédients d’un casus belli sont réunis si l’émetteur (il ou elle) n’obtient pas satisfaction. Nous sommes prévenus ! Si le processus est moins marqué dans le cadre des relations managériales (hiérarchie oblige) il n’en est pas moins sous-jacent :
« Il devra changer s’il ne veut pas que ... » et les mesures de rétorsions s’annoncent. Un véritable poison relationnel.
« Tu vas changer ou je ... »
La formulation est téméraire. Chantage affectif, qui, souvent dépasse la capacité d’encaissement. Capacité qui, si elle est dépassée, produira une réaction négative même si la formulation de la critique est réputée être constructive. Destinataire d’une telle demande, j’ai envie de retourner la question : que se passerait-il si je ne « changerais » pas ? La réponse est : rien. Absolument rien, soyez-en sûr ! La menace ne cessera de polluer votre vie.
Notre liste des croyances s’enrichit de ces poisons.
Il suffit d’en expliquer le mécanisme pour s’en défaire.
C’est un des rôles du coach.
La réponse du coach : changer d’attitude, pas de personnalité.
Des lignes de conduite ...
Changer c’est être un autre. Et justement, nous ne changeons pas parce que nous ne sommes pas cet autre. Le coach n’a pas le pouvoir, ni la mission de faire de vous un autre. Ce n’est pas dans le contrat. Changer est un bouleversement. Or, le bouleversement n’est pas une réponse aux attentes du coaché.

Le coach n’a pas pour objectif de fourbir au coaché d’autres armes que celles déjà détenues. Vouloir le changement pour le remplacer par quoi ? N’oublions pas que ce sont des ressources personnelles du coaché que partent toutes les actions dirigées vers le but et sa réussite. Introduire l’idée même de changement signifierait admettre que les ressources intrinsèques pourraient être viciées par un comportement inadéquat qu’il conviendrait de modifier ? Nous nous éloignerons alors dangereusement du coaching qui, brièvement, consiste à valoriser les ressources existantes du coaché, sans influencer sa personnalité, pour les transformer en un ordre de bataille vers le but défini. Objectif qui, je le rappelle, est déterminé et fourni par le coaché. Il s’agit donc, d’un processus d’adaptation aux évènements, processus reposant sur les valeurs propres du coaché ou par adhésion sincère à des valeurs extérieures partagées.
Créer de nouvelles attitudes avec escompte de résultats personnels.
Obtenir l’adhésion sinon le respect.
C’est une réponse maîtrisée à l’agression.
La piste du changement, plutôt de la transformation, est toutefois prise en compte. Avec l’aide de mon coach, je vais doter mes forces et faiblesses (objectives) d’attitudes nouvelles et différentes (surprendre) de celles qui sont habituellement les miennes. Ces attitudes transformeront ainsi la perception qu’autrui pouvait ressentir sans changer la portée de mes agissements mais en l’adaptant aux circonstances et conséquences voulues. La différence est la prise en compte des évènements et ambiances extérieurs pour de meilleures issues aux problèmes rencontrés enrichis par une communication plus empathique. Vu de l’extérieur, le changement attendu semble se produire alors qu’en réalité c’est une nouvelle sensation positive (puisqu’elle prend en compte l’environnement) de ce que nous émettons qui est perçu. Nous prenons, par ailleurs, davantage conscience de l’importance de nos attitudes dans notre communication verbale et non verbale. En toute intégrité. Si les valeurs sont partagées, c’est tant mieux ; si elles ne le sont pas, l’éclaircissement apporté et les attitudes produites conforteront vos positions.
S’adapter à de nouvelles attitudes c’est aussi admettre une transformation des connaissances acquises. C’est aussi comprendre que toute situation n’est pas forcément bonne pour soi, auquel cas votre adaptation se fera autour de cette dernière. Rien ne vous oblige donc à vous adapter à une mauvaise situation. Il ne faut jamais compromettre ses valeurs, ni abandonner une vérité essentielle dans le seul but de s’adapter. Je change ce qui peut l’être, mais je ne m’oppose pas à ce que je ne peux pas changer.
Les nouvelles attitudes, coïncident souvent avec de nouvelles ambitions.