Madame Royal retrouve sa casaque rouge.
Le lénifiant retour des éléphants dans la campagne présidentielle nous rappelle bien qu’elle est la candidate du parti SOCIALISTE. Chassez la doctrine, elle revient en barrissant. Ségolène Royal s’était vendue comme celle qui pouvait « incarner le changement profond dont la France a besoin ». Bien joué : on prend les mêmes - Fabius, Aubry, Jospin, Strauss-Kahn, Kouchner et compagnie...- et on recommence. Et tout ça, qui l’eût cru, sans dépoussiérage !

Sa stratégie personnelle en a pris un coup : barre à gauche toute, son équipe de rêve sera toujours là pour le lui rappeler. La séductrice devra enfin nous dire combien coûtera son fantastique programme d’assistanat.
Quand, enfin, nous parlera-t-elle de contribution ? Son « gagnant-gagnant » leitmotiv des années 80 manque de crédibilité, pas un seul instant elle n’aura évoqué la contribution des attributaires – sans laquelle le bénéfice serait amoral - et l’origine des financements prévus à ses dépenses. Une fois cette question réglée, il resterait le véritable programme présidentiel à développer.

De séductrice à compassionnelle, nous devinons donc son dernier rôle dans l’arène des débats contradictoires : celui de porte fanion du socialisme ni revu ni corrigé ; puisse son amour propre s’en accommoder…
Louis Pinou