L’armée romaine au service de l’Empire - L’histoire et les jeux

publié le mercredi 6 juin 2007

Texte de Frédéric Bey et illustrations originales de Giuseppe Rava

Fait exceptionnel par sa durée, l’armée romaine est parvenue à porter à bout de bras l’Empire pendant six siècles. La légion, pierre angulaire de cette armée, demeure pour cette raison l’objet d’une fascination jamais démentie, de la part des historiens comme des joueurs d’histoire. Allons maintenant à sa rencontre.

Au de travers six chapitres, un par siècle de Jules César à Aetius, ce livre se propose d’expliquer, étapes par étapes, les évolutions de la légion et de l’armée romaines, puis de relater les campagnes les plus marquantes de cette longue période : la Guerre des Gaules, l’année des 4 empereurs, les conquêtes de Trajan, l’Anarchie Militaire et ses guerres civiles, les campagnes de Constantin ou encore les Invasions Barbares.

Le jeu d’histoire ouvre de nombreuses portes pour illustrer une histoire militaire aussi riche que celle de l’Empire romain. Pour conseiller les joueurs, débutants ou vétérans, cet ouvrage offre un panorama complet de tous les jeux de guerre publiés à propos de la période allant de -100 avant J.-C à 476 après J.-C., grâce à des ludographies exhaustives, des analyses et de nombreuses photographies.

En prolongeant le récit historique par des démonstrations ludiques, « L’armée romaine au service de l’Empire » apporte ainsi un regard inédit sur les réalités de la Légion romaine.

Avant-Propos

A l’instar des cités grecques classiques, la Rome royale puis républicaine s’est appuyée sur une armée de citoyens pour assurer son expansion et son rayonnement. La légion romaine a progressivement imposé sa loi aux cités rivales du Latium, puis aux peuples italiens et aux Gaulois de la plaine du Pô. Elle a été la cheville ouvrière de la victoire finale de Rome au cours de la lutte à mort contre Carthage. Enfin, la légion a eu raison des phalanges de Pyrrhus en Italie comme de celles des royaumes des successeurs d’Alexandre, en Macédoine ou en Orient. A l’aube du Ier siècle av. J.-C., la République Romaine, bien qu’en proie à de fréquentes crises politiques, domine déjà très fermement tout le bassin méditerranéen.

Pendant l’âge d’or de la République, l’armée romaine est composée uniquement de citoyens regroupés par classes d’âge. Elle s’organise en manipules, déployés sur plusieurs lignes : vélites (fantassins légers), hastaires, principes et triariens. Chaque année les deux consuls se voient confier deux légions, qui sont renforcées par des légions formées de citoyens de cités alliées.

Avec la fin de la République, vient l’époque des hommes providentiels qui accaparent le pouvoir. Marius puis Sylla annoncent les mœurs de l’Empire. Avec le premier, l’armée subit une véritable révolution. Elle se réorganise autour de l’unité tactique qu’est la cohorte, elle se professionnalise en recrutant pour de longues périodes des citoyens issus des classes les plus basses. Peu à peu, l’armée acquière une place prépondérante dans la vie politique de Rome. C’est son contrôle qui amène Pompée puis César au pouvoir. L’Empire, à partir d’Auguste, normalise la situation. L’armée devient permanente. En plus de la trentaine de légions, de nombreuses unités auxiliaires permettent de disposer de plus de 300 000 hommes sous les armes. Répartie dans les provinces de l’Empire, l’armée devient de plus en plus une gardienne des frontières. Elle conserve ce rôle jusqu’à la fin de la Pax Romana et les premières incursions barbares qui assombrissent le règne de Marc-Aurèle.

Avec la grande crise de l’Empire, qui débute par la mort du dernier empereur de la dynastie des Sévères, l’armée évolue à nouveau. Une distinction progressive s’établit entre troupes frontalières et armée mobile de réserve. Des détachements (vexillations) sont tirés des légions pour mener des campagnes. Les guerres civiles sont alors aussi fréquentes que les guerres contre les envahisseurs. La situation ne se stabilise qu’avec Constantin, qui met en place une armée nouvelle, dominée par une cavalerie typique du Bas Empire.

De nouveau rayonnante dans la première moitié du IVe siècle, la puissance romaine décline finalement inéluctablement par la suite. Les réorganisations successives et l’intégration des troupes de certains barbares, accueillis comme « fédérés » au sein l’empire, ne la sauveront pas. En 451, l’armée qui vainc Attila aux Champs Catalauniques n’est déjà presque plus romaine et l’empire est quant à lui moribond.

Fait exceptionnel par sa durée, l’armée romaine sera tout de même parvenue à porter à bout de bras l’Empire pendant six siècles. La légion demeure pour cette raison l’objet d’une fascination jamais démentie, de la part des historiens comme des joueurs d’histoire. Allons à sa rencontre.

Cliquez ici pour en savoir plus sur L’armée romaine au service de l’Empire - L’histoire et les jeux

© Armes & Collections. Droits de reproduction et de diffusion réservés.
Le droit de reproduction accordé à Armees.Com n'est pas cessible.
.
Réagir à cet article : poster un commentaire
:’-)):’-(:-)):-((;-):-):-(:->|-):o)B-):-P:-|:-/:-O

Dernières parutions

RAIDS N°269 Octobre 2008

EN DIRECT DES ARMÉES POINTS CHAUDS DOSSIER AFGHANISTAN 
ENCADREMENT
 En mission vers le Sud avec une OMLT française DOSSIER AFGHANISTAN OPEX

 Des matériels pour les unités françaises engagées au combat DOSSIER AFGHANISTAN
 DÉPLOIEMENT
 Des (...)

1 | 2 | 3 | 4 | ...Tous