En 2006, la teneur moyenne en
dioxyde de carbone (CO2) de l’atmosphère terrestre a atteint les
plus hauts niveaux jamais enregistrés, s’établissant à 381,2
parties par million (ppm), soit 0,53% de plus qu’en 2005, indique
vendredi l’Organisation métérologique mondiale (OMM) en publiant
la nouvelle édition du Bulletin sur les gaz à effet de serre.
Le dioxyde de carbone, le méthane et l’oxyde de diazote sont
les trois gaz à effet de serre les plus abondants dans
l’atmosphère terrestre, après la vapeur d’eau, rappelle l’OMM,
soulignant que les gaz à effet de serre font partie des
principales causes du réchauffement planétaire et des changements
climatiques.
En 2006, la concentration de l’oxyde de diazote a aussi atteit
des valeurs records, passant de 319,2 à 320,1 parties par milliard
(ppb), soit une hausse de 0,25%, tandis que la teneur en méthane
de l’atmosphère est restée à peu près stable, à 1,782 ppb, précise
l’OMM.
Selon l’OMM, la hausse de 36% de la teneur en CO2 de
l’atmosphère depuis la fin du 18e siècle est imputable en grande
partie aux émissions liées à la combustion de combustibles
fossiles. Environ un tiers des rejets de l’oxyde de diazote dans
l’atmosphère résultent d’activités humaines et les activités
humaines, notamment l’exploitation des combustibles fossiles, la
riziculture, la combustion de la biomasse, la mise en décharge et
l’élevage de ruminants, sont à l’origine d’environ 60% du méthane
atmosphérique, les 40% restant étaitant imputables à des processus
naturels tels que ceux liés aux zones humides et aux termites.