Créée en 1935, installée à Versailles, l’École de l’Air rejoint Salon de Provence en 1937 qu’elle ne quittera plus (en dehors de la période 1939-1946).
Entraînés sur « Potez 25 » en 1935, les élèves pilotes volent depuis 1995 sur « Tucano » le remplaçant du légendaire « Fouga Magister »
L’École de l’Air forme principalement les futurs officiers de l’air (navigants) mais aussi les officiers mécaniciens de l’air ainsi que les officiers des bases de l’air.
Les missions de l’armée de l’air s’articulent autour de quatre grandes fonctions stratégiques :
Dissuasion
La dissuasion nucléaire est l’élément fondamental de la stratégie de défense française. Elle vise à préserver les intérêts vitaux de notre pays et garantir sa souveraineté. Elle contribue aussi à la sécurité et à l’équilibre des forces en Europe et dans le monde.
Projection
La projection recouvre l’ensemble des interventions conduites hors de nos frontières. L’objectif est de pouvoir déployer des forces à l’étranger dans les plus brefs délais afin de résoudre des crises, parfois à grande distance du territoire métropolitain.
Prévention
La prévention consiste à empêcher l’émergence de situations conflictuelles et surtout à anticiper la réapparition de menaces majeures. À cette fin, elle utilise notamment le renseignement, le prépositionnement de forces et la coopération. La prévention facilite également la préparation et l’adaptation des forces aux évolutions prévisibles des conditions de sécurité.
Protection
La protection vise à assurer la sûreté du territoire national, et particulièrement de ses points sensibles contre toutes les menaces extérieures, qu’elles soient militaires ou non.
L’armée de l’air assume aussi, selon de multiples modes d’action, le soutien à des missions de service public et de défense civile parmi lesquelles la surveillance, l’alerte, l’assistance et la recherche. Pour ce qui est des missions d’assistance et de sauvetage, l’armée de l’air a notamment participé au secours des victimes des inondations dans le Sud de la France en septembre-octobre 2002.
Pour accomplir ses missions, l’armée de l’air doit trouver un équilibre entre ses capacités opérationnelles actuelles et la planification à long terme de ses besoins.

Formation
Le cursus est de 3 ans.
formation militaire et sportive
formation humaine et culturelle
formation scientifique
formation spécifique de spécialité
pendant la 3 ème année.
Recrutement
Deux concours annuels groupés en une seule session.
Conditions (candidats français)
• être âgé de plus de 17 ans et de moins de 22 ans pour les candidats pilotes,moins de 23 ans pour les candidats mécaniciens et officiers des bases.
• être titulaire du baccalauréat ou équivalent
• remplir les conditions morales et physiques exigées
Les concours portent sur les programmes des classes préparatoires scientifiques.
Diplôme
Le cycle de formation de l’École de l’air débouche sur le diplôme d’Ingénieur de l’École de l’Air.
Diplôme agréé par la commission nationale des titres d’ingénieur (CTI).
Contact Informations
1/ « Bureau Air Information » le plus proche de votre domicile
Tél. : 0 810 715 715 (N°Azur - prix d’un appel local)
2/ Par courrier :
« Sous-direction du recrutement »
Base Aérienne 705, Route nationale 10
37 076 TOURS Cedex
http://www.ecole-air.com
Association des anciens élèves de l’Ecole de l’Air
Le modèle d’armée 2015 actualisé dans le rapport annexé à la loi de programmation militaire 2003-2008
(Source : Assemblée nationale)
L’actualisation du modèle s’articule autour de quatre axes qui ressortent directement de l’évolution du contexte stratégique, et notamment, de la nécessité de participer aux efforts d’investissements qui déterminent l’avenir du projet européen :
1) les moyens de commandement, de renseignement et d’appréciation de situation. Ce domaine fait l’objet d’un développement et d’un renforcement significatif par rapport à la loi 1997-2002. Il s’inscrit clairement dans une perspective européenne, étroitement liée aux objectifs de capacités retenus lors du sommet d’Helsinki, en décembre 1999. Il comprend, notamment, les moyens de commandement de niveaux stratégique, opératif et tactique, désormais « multinationalisables » (PC de commandement d’opération, PC interarmées de GFIM, commandement de composantes terrestre, maritime ou aérienne) ; le renseignement à base d’imagerie comportant désormais : les systèmes de drones (programmes HALE, MALE et MCMM) ; une capacité de réception d’images satellitaires tout temps et une capacité d’imagerie à très haute résolution (programme Hélios). Le modèle comprend également, dans le domaine de la navigation d’origine satellitaire, une contribution à la fonction de sécurité du système Galiléo, des objectifs en matière de numérisation de l’espace de bataille jusqu’au niveau des unités élémentaires ; il inclut aussi la prise en compte de la lutte informatique, défensive et offensive ;

2) la réduction du déficit capacitaire pour la projection et la mobilité des forces. Les opérations de ces dernières années conduisent à retenir des objectifs renforcés. Ceux-ci porteront sur une amélioration des capacités de transport aérien (avions Airbus A310 et CASA 235, avions multirôles de transport à long rayon d’action et de ravitaillement en vol des avions de combat « MRTT »), ainsi que sur la modernisation des moyens de projection maritime, par l’adjonction de capacités sensiblement améliorées de commandement et de soutien santé, en intégrant dans l’ensemble des quatre transports de chalands de débarquement (TCD) prévus, deux bâtiments de projection et de commandement (BPC) ;

3) l’accroissement des capacités d’action et de frappes dans la profondeur. Les inflexions du modèle tirent là aussi les enseignements des engagements militaires les plus récents, en particulier dans les Balkans et en Afghanistan. Elles ont pour objectifs : la permanence à la mer du groupe aéronaval, passant par la commande d’un deuxième porte-avions, livré avant 2015 ; la mise au point d’une nouvelle capacité de frappes précises à grande distance à partir de la mer, grâce au développement de missiles de croisière navals embarqués sur des frégates et des SNA ; l’acquisition d’une capacité tout temps pour les armes air-sol de précision ; le renforcement des capacités des forces spéciales avec la création d’une nouvelle unité de niveau brigade, l’acquisition d’hélicoptères spécialisés, l’équipement en transmissions sécurisées ; ainsi que l’acquisition d’éléments nouveaux de guerre électronique offensive (nacelles de brouillage offensif) ;

4) le renforcement des moyens de protection. Faisant suite à l’augmentation des menaces liées à la prolifération des armes de destruction massives, biologiques en particulier, et à leur utilisation possible dans le cadre d’actions terroristes, un ensemble de mesures sont décidées pour améliorer la protection et la sauvegarde des forces : l’introduction d’une première étape dans la capacité de protection des forces déployées contre des missiles balistiques de portée courte à moyenne portée (600 km) ; l’adoption d’un objectif de capacité de défense biologique au profit des forces, permettant la protection, individuelle, de 35 000 hommes et, collective, de 10 sites projetés ; la prise en compte des besoins de protection de l’infanterie (véhicules blindés de combat -VBCI-, moyens nouveaux chenillés, programme FELIN) et le renforcement des moyens de surveillance et de sauvegarde des approches de l’espace aérien et maritime du territoire (radars Girafe, amélioration de la chaîne sémaphorique).
Dans un souci d’efficacité et d’optimisation, l’évolution des différents moyens humains et techniques qui concourent à produire un effet opérationnel, est dorénavant examinée globalement au sein de « systèmes de forces ». Ceux-ci constituent notamment pour l’appréciation du modèle d’armée, des ensembles fédérateurs et cohérents de capacités. Cette approche s’impose d’autant plus que toutes les opérations ont désormais un caractère interarmées. Elle privilégie l’aptitude des forces à opérer ensemble et a pour objectif de rationaliser les efforts d’équipement.

Dans cette logique, huit systèmes de forces ont été définis :
Dissuasion ;
Commandement, Communication, Conduite et Renseignement (C3R) ;
Projection et Mobilité ;
Frappe dans la profondeur ;
Maîtrise du milieu Aéroterrestre ;
Maîtrise du milieu Aéromaritime ;
Maîtrise du milieu Aérospatial ;
Préparation et maintien de la capacité opérationnelle.
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