Créée en 1802 par Bonaparte, l’École Spéciale Militaire s’installe à Fontainebleau puis, en 1808, est transférée à Saint-Cyr l’École près de Versailles ; en 1940, à l’armistice, l’École se replie à Aix en Provence et en 1945, s’installe en Bretagne, à Coëtquidan. Forte de plus de deux siècles d’histoire, l’École a formé plus de 50.000 officiers dont 10.000 ont donné leur vie pour la France !

Mission
L’École Spéciale Militaire de Saint-Cyr forme les officiers de carrière de l’Armée de Terre.
Un projet pédagogique adapté aux exigences du XXIème siècle.
Ce projet a pour ambition d’aider les jeunes officiers à se construire progressivement en satisfaisant à des exigences qui dessinent la “ silhouette-type ” de l’officier.

Chef militaire, l’officier est à la fois un serviteur de l’État, un homme d’action nourri d’une réflexion puisant ses fondements dans une culture étendue et entretenue. Il se doit d’être un décideur et un meneur d’hommes maîtrisant l’art du commandement et sachant fédérer les énergies.
Un objectif : la performance
Découlant de ce projet, la formation dispensée, synthèse d’un enseignement pluridisciplinaire et d’une éducation exigeante, vise simultanément à former des officiers aptes à commander en toutes circonstances et à épanouir leur personnalité en développant :
la culture générale, sans laquelle l’officier ne saurait acquérir le discernement et le jugement susceptibles de lui permettre d’affronter la complexité des situations dans leur globalité ;
le sens des valeurs, éthique, patriotisme, sens de l’État, honneur, discipline, prise en compte de la dignité de l’homme, qui s’imposent aux officiers ;
l’aptitude au commandement, qui fait appel à des qualités de caractère, de rayonnement, de discernement et de psychologie ;
les compétences professionnelles, à la mesure du système complexe que constitue aujourd’hui une armée moderne.
Formation
Le cursus varie de 2 à 6 semestres
Il dépend du niveau d’entrée à l’ESM (voir recrutement)
formation au comportement militaire
formation militaire et sportive
formation académique
langues étrangères
Recrutement
Plusieurs voies de recrutement :
1 / sur concours, niveau Bac + 2
Conditions (candidats français) :
avoir moins de 22 ans
être titulaire du Bac (L, SES, S)
être admis dans une école pour le concours des filières AGES (Admissibles aux Grandes Écoles Scientifiques) et AEI (Admis aux Écoles d’Ingénieur)
remplir les conditions morales et physiques exigées
Durée du cursus : 6 semestres
2 / sur concours, niveau Bac + 3
Conditions (candidats français) :
avoir moins de 22 ans
être titulaire d’une licence
remplir les conditions morales et physiques exigées
...
Durée du cursus : 6 semestres
3 / sur concours, niveau Bac +4
Conditions (candidats français) :
avoir moins de 23 ans
être titulaire d’une maîtrise
remplir les conditions morales et physiques exigées
...
Durée du cursus : 4 semestres
4 / sur titre, niveau Bac + 5
Conditions (candidats français) :
Avoir moins de 25 ans
être titulaire diplôme du 3e cycle de l’enseignement supérieur
poursuivre ses études vers un DESS, un DEA, ...
remplir les conditions morales et physiques exigées
...
Durée du cursus : 2 semestres
Diplôme
1/ Filière « Sciences de l’Ingénieur »
Le cycle de formation débouche sur le diplôme d’Ingénieur de l’ESM de Saint-Cyr. Diplôme agréé par la commission nationale des titres d’ingénieur (CTI).
2/ Filière « Management des Hommes et des Organisations »
Le cycle de formation débouche sur le diplôme de l’ESM de Saint-Cyr.
3/ Filière « Relations Internationales-Stratégie »
Le cycle de formation débouche sur le diplôme de l’ESM de Saint-Cyr.
A l’issue du cursus les officiers (Lieutenants) rejoignent, pour 1 an, l’École d’application de l’Arme choisie en sortant de l’ESM.
Contact Informations
1/ Renseignements et candidatures dans les CIRAT :
« Centre d’Information et de Recrutement de l’Armée de Terre »
Le CIRAT vous concernant est le plus proche de chez vous s’il n’y en a pas dans votre département.
2/ « Bureau concours du Commandement de la formation dans l’armée de Terre » COFAT -
Bureau concours - BP 120 - 00466 Armées
(Tél. : 01 41 93 22 52 - Fax : 01 41 93 22 64)
site officiel
Le modèle d’armée 2015 actualisé dans le rapport annexé à la loi de programmation militaire 2003-2008
(Source : Assemblée nationale)
L’actualisation du modèle s’articule autour de quatre axes qui ressortent directement de l’évolution du contexte stratégique, et notamment, de la nécessité de participer aux efforts d’investissements qui déterminent l’avenir du projet européen :
1) les moyens de commandement, de renseignement et d’appréciation de situation. Ce domaine fait l’objet d’un développement et d’un renforcement significatif par rapport à la loi 1997-2002. Il s’inscrit clairement dans une perspective européenne, étroitement liée aux objectifs de capacités retenus lors du sommet d’Helsinki, en décembre 1999. Il comprend, notamment, les moyens de commandement de niveaux stratégique, opératif et tactique, désormais « multinationalisables » (PC de commandement d’opération, PC interarmées de GFIM, commandement de composantes terrestre, maritime ou aérienne) ; le renseignement à base d’imagerie comportant désormais : les systèmes de drones (programmes HALE, MALE et MCMM) ; une capacité de réception d’images satellitaires tout temps et une capacité d’imagerie à très haute résolution (programme Hélios). Le modèle comprend également, dans le domaine de la navigation d’origine satellitaire, une contribution à la fonction de sécurité du système Galiléo, des objectifs en matière de numérisation de l’espace de bataille jusqu’au niveau des unités élémentaires ; il inclut aussi la prise en compte de la lutte informatique, défensive et offensive ;

2) la réduction du déficit capacitaire pour la projection et la mobilité des forces. Les opérations de ces dernières années conduisent à retenir des objectifs renforcés. Ceux-ci porteront sur une amélioration des capacités de transport aérien (avions Airbus A310 et CASA 235, avions multirôles de transport à long rayon d’action et de ravitaillement en vol des avions de combat « MRTT »), ainsi que sur la modernisation des moyens de projection maritime, par l’adjonction de capacités sensiblement améliorées de commandement et de soutien santé, en intégrant dans l’ensemble des quatre transports de chalands de débarquement (TCD) prévus, deux bâtiments de projection et de commandement (BPC) ;

3) l’accroissement des capacités d’action et de frappes dans la profondeur. Les inflexions du modèle tirent là aussi les enseignements des engagements militaires les plus récents, en particulier dans les Balkans et en Afghanistan. Elles ont pour objectifs : la permanence à la mer du groupe aéronaval, passant par la commande d’un deuxième porte-avions, livré avant 2015 ; la mise au point d’une nouvelle capacité de frappes précises à grande distance à partir de la mer, grâce au développement de missiles de croisière navals embarqués sur des frégates et des SNA ; l’acquisition d’une capacité tout temps pour les armes air-sol de précision ; le renforcement des capacités des forces spéciales avec la création d’une nouvelle unité de niveau brigade, l’acquisition d’hélicoptères spécialisés, l’équipement en transmissions sécurisées ; ainsi que l’acquisition d’éléments nouveaux de guerre électronique offensive (nacelles de brouillage offensif) ;

4) le renforcement des moyens de protection. Faisant suite à l’augmentation des menaces liées à la prolifération des armes de destruction massives, biologiques en particulier, et à leur utilisation possible dans le cadre d’actions terroristes, un ensemble de mesures sont décidées pour améliorer la protection et la sauvegarde des forces : l’introduction d’une première étape dans la capacité de protection des forces déployées contre des missiles balistiques de portée courte à moyenne portée (600 km) ; l’adoption d’un objectif de capacité de défense biologique au profit des forces, permettant la protection, individuelle, de 35 000 hommes et, collective, de 10 sites projetés ; la prise en compte des besoins de protection de l’infanterie (véhicules blindés de combat -VBCI-, moyens nouveaux chenillés, programme FELIN) et le renforcement des moyens de surveillance et de sauvegarde des approches de l’espace aérien et maritime du territoire (radars Girafe, amélioration de la chaîne sémaphorique).
Dans un souci d’efficacité et d’optimisation, l’évolution des différents moyens humains et techniques qui concourent à produire un effet opérationnel, est dorénavant examinée globalement au sein de « systèmes de forces ». Ceux-ci constituent notamment pour l’appréciation du modèle d’armée, des ensembles fédérateurs et cohérents de capacités. Cette approche s’impose d’autant plus que toutes les opérations ont désormais un caractère interarmées. Elle privilégie l’aptitude des forces à opérer ensemble et a pour objectif de rationaliser les efforts d’équipement.

Dans cette logique, huit systèmes de forces ont été définis :
Dissuasion ;
Commandement, Communication, Conduite et Renseignement (C3R) ;
Projection et Mobilité ;
Frappe dans la profondeur ;
Maîtrise du milieu Aéroterrestre ;
Maîtrise du milieu Aéromaritime ;
Maîtrise du milieu Aérospatial ;
Préparation et maintien de la capacité opérationnelle.