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JUSTICE – Qui trafique vers l’Afrique s’y pique

publié le mardi 7 octobre 2008

Le procès de l’Angolagate s’est ouvert hier à Paris. Plus de 40 personnes, dont de nombreuses personnalités, sont accusées d’avoir organisé et bénéficié d’un trafic d’armes illégal vers l’Angola. Certains d’entre eux risquent 10 ans de prison

L’Angolagate a bien mérité son suffixe. 790 millions de dollars de contrats de vente d’armes et de munitions, des marges flirtant avec les 50%, 5 ans de trafic, un conflit qui a fait 500.000 morts en toile de fond, 10 ans d’instruction, et au final 42 personnes renvoyées devant la justice.

De Charles Pasqua à Jean-Christophe Mitterrand, en passant par Jacques Attali ou encore Paul-Loup Sulitzer, politiques, hommes d’affaires et célébrités en tout genre seraient mouillées. Leur tort présumé ? Avoir tiré profit de transactions illégales entre Jean-Christophe Mitterrand et l’homme d’affaires Pierre-Joseph Falcone d’un côté, et le gouvernement angolais, pays alors en guerre civile, de l’autre.

L’origine du scandale remonte à 1993. l’Angola demande une aide officielle d’armement à la France, mais celle-ci est refusée au motif que Paris n’envoie pas d’armes à un pays en guerre. Mais le gouvernement angolais en a besoin coûte que coûte, les rebelles le menacent. Il demande alors au fils du Président français, qui fait marcher ses contacts, et fournit un arsenal complet (chars, véhicules blindés, canons,mines antipersonnel, et même navires de guerre…). En contrepartie, tous les intermédiaires et complices encaissent de juteux pots-de-vin. Jean-Noël Tassez, ex-patron de RMC, est par exemple accusé d’avoir bénéficié d’un prétendu « prêt » d’un million de francs.

La France et l’Angola dos à dos

Les accusés risquent jusqu’à 10 ans de prison… si le procès a lieu. Les avocats de la défense estiment en effet que celui-ci n’a pas lieu d’être, puisque les armes n’ont jamais transité par la France. Quant au défenseur du gouvernement angolais, il estime que le procès « viole le secret-défense et s’ingère dans des affaires relevant de la souveraineté de ce pays ».

S’il se déroule comme prévu, ce procès fleuve devrait durer jusqu’au mois de mars. Entre grand déballage et révélations au sujet de la fameuse Françafrique, il est très attendu. Une chose est sûre : les relations diplomatiques entre la France et l’Angola, pays pétrolier, ne devraient pas s’arranger. Surtout que l’actuel président Dos Santos, en exercice au moment des faits, est donc impliqué directement. Joris SABI. (

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1 commentaire

tango (8 octobre 15:58)
ils auraient mieux fait de vendre des armes à nous au moins nos soldats seraient équipés correctement
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:’-)):’-(:-)):-((;-):-):-(:->|-):o)B-):-P:-|:-/:-O

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