Bruxelles - L’incertitude sur le retrait russe de Géorgie persiste malgré un départ très médiatisé d’un convoi de blindés, alors que Moscou accuse Tbilissi de maintenir des soldats sur le terrain. Et l’OTAN, réunie d’urgence, a durci le ton contre la Russie.
Le secrétaire général de l’OTAN a accusé la Russie de ne pas respecter « pour le moment » le plan de paix négocié par le président français Nicolas Sarkozy et accepté par les deux pays. L’OTAN « n’a aucun signe de retrait russe de Géorgie » pour le moment, a-t-il poursuivi à l’issue d’une réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères des 26 pays membres à Bruxelles pour soutenir la Géorgie.
Les forces russes calqueront leur « rythme » de retrait de Géorgie sur celui du retour des militaires géorgiens dans leurs cantonnement, a répliqué le représentant de la Russie devant la Conférence du désarmement à Genève. A Moscou, le chef de la diplomatie russe a déclaré que le retrait russe devrait prendre « trois ou quatre jours ».
Sur le terrain, une colonne de blindés russes près de la ville géorgienne stratégique de Gori a pris la direction de la Russie. Elle a été présentée par les militaires russes comme « l’une des premières colonnes à quitter la Géorgie ».
Points positifs, quinze prisonniers géorgiens ont été échangés contre cinq russes sur un pont d’Igoïeti, à une trentaine de kilomètres de Tbilissi ; et Moscou et Tbilissi ont donné leur accord sur l’envoi immédiat par l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) de vingt observateurs militaires supplémentaires dans « la zone de conflit adjacente à l’Ossétie du Sud », république séparatiste géorgienne.
Cette crise risque d’envenimer encore plus les relations entre la Russie et l’OTAN. « Nous avons décidé que nous ne pouvons pas continuer comme si de rien n’était », ont souligné les ministres des Affaires étrangères de l’OTAN.
SDA-ATS
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