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France Royaume Uni : une coopération navale à l’agonie
publié le jeudi 3 juillet 2008
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L’annonce de la commande de deux porte avions par les Britanniques sonnerait-elle le glas du projet franco anglais d’un PA commun ?
Rappel des faits. Il y a 10 ans, à Saint-Malo, naissait, d’embrassades franco anglaises, le projet de lancer un groupe aéro naval partagé. Depuis, plus rien. Rigueur budgétaire française ou projet politique éphémère ?
Par Jacques Trappler
La situation aéronavale européenne, à l’énoncé du projet, en 1998, n’est pas fameuse. Elle est consternante en 2008. Pour les Britanniques : deux PA à bout de souffle et ses Harrier (avions à décollage vertical) vieillissants. Pour les Français : un mini PA nucléaire, le Charles de Gaulle, au potentiel opérationnel limité du fait de ses nécessaires, longues et pénalisantes immobilisations de maintenance ; dix-huit mois d’immobilisation tous les cinq ans ! Autant dire, nous concernant, que nous ne disposons effectivement que d’un demi porte avions.
L’idée de disposer, en partage avec les Britanniques d’un second porte avion, permettait non seulement une opérationnalité permanente mais donnait à la force aéronavale européenne une crédibilité qui lui fait toujours défaut.
Une force aéronavale – pour les néophytes - ne peut assumer sa mission que si elle dispose de deux PA afin d’assurer une présence permanente sur les points d’intervention potentiels. Aujourd’hui on peut dire que la France n’a qu’un demi PA, du fait de l’indisponibilité du Charles de Gaulle. Quid donc de notre crédibilité ? Le choix d’un PA nucléaire n’est judicieux que dans le cas de disposer de son jumeau ; c’est bien ce qui était prévu…
Du côté Britannique, la mise en chantier de deux PA permettrait de relancer une industrie navale qui en aurait bien besoin, notamment écossaise, moribonde, région dont Gordon Brown fut le député. De notre côté, cela semble être hors de question, trop cher. S’il n’y a pas de congruence dans les visions économiques des deux pays – sur ce point - il ne peut y en avoir en matière de défense. Il y a fort à parier que chacun trouvera une solution de son côté et selon ses intérêts. L’action pour les Britanniques, l’attente pour les Français.
France : un deuxième PA ? - réponse mi-juin par le Président Sarkozy
Aucune décision connue en ce sens.
C’est plutôt même un sujet qui dérange car la réalisation d’un second PA entraînerait immanquablement un serrage de ceinture pas vraiment souhaitable pour les autres composantes de notre armée déjà sous pression. La France continue cependant de privilégier la stratégie du partage d’un second PA avec les Britanniques. Partage de la continuité des missions durant les indisponibilités du Charles de gaulle. C’est une vision très particulière. S’il peut y avoir continuité de la présence d’un PA français ou britannique dans telle ou telle région du globe, c’est possible uniquement s’il y a intérêt commun et absolument inimaginable dans le cas ou la présence de l’un serait rendue impossible par une décision politique de l’autre opposée à une intervention.
Imaginons que lors de l’engagement Britannique en Irak en 2003, le groupe aéro naval commun ait été sollicité du fait de son « tour opérationnel », cela aurait été contraire à notre choix politique d’alors qui était la non participation à la coalition. Rien ne peut, aujourd’hui, plus que jamais, nous mettre à l’abri d’une telle situation : il n’y a toujours pas de politique de défense commune et encore moins matière à partager un outil de notre dissuasion.
Les Britanniques ont choisi
C’est fait. Sans attendre la décision de Nicolas Sarkozy quant à la réalisation – improbable - d’un second PA français, les Britanniques annoncent la commande de deux PA, en dépit des dépenses militaires considérables occasionnées par l’engagement en Irak et en Afghanistan. Cette décision enterre le partenariat d’une défense aéronavale partagée et propulse, de fait, le Royaume Uni au premier plan de la scène stratégique mondiale. Scène maritime seulement car, même problème économique que les Français, il y a à craindre pour le maintien à niveau des autres forces de l’armée britannique. Particulièrement pour le projet des hélicoptères Super Lynx et le reformatage des chasseurs Eurofighter, ce dernier trop coûteux aux yeux de Gordon Brown.
Deux porte avions de 285 mètres de long, 65.000 tonnes, à propulsion classique
Le choix Britannique porte sur des PA à propulsion classique (fuel) de tonnage supérieur au Charles de Gaulle, mini porte avions de 42.000 tonnes contre 65.000 tonnes pour le projet britannique et les 100.000 tonnes des PA américains à propulsion nucléaire, les Nimitz. Actuellement, la GB dispose de deux PA de 22.000 tonnes équipés d’avions Harrier à décollage vertical. Le choix retenu permettra l’emport de davantage d’avions, autres que les Harrier notamment. On peut lire dans le Times, sous la plume d’Andrew Brookes de l’Institut international d’études stratégiques -IISS- à Londres que ce n’est pas gagné ; le budget militaire de la GB traîne un déficit de 15 milliards de Livres depuis 10 ans (date du projet franco britannique de PA partagé) il se demande comment les autres programmes en cours pourront être financés.
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15
commentaires
pégase 07 (23 mai 16:20)
 je pleure sur mon pays ...
Sparte (23 mai 17:38)
pourquoi ne pas réunir l’Allemagne pour construire un 2ème PA ??
kt6 (23 mai 18:52)
L’Europe ? Où ça ?
dranreB (23 mai 22:34)
sans vouloir faire de la politique, je suis certain que sous de Gaulle ou sous Miterrand, le deuxième sous marin serait en mer ou en construction.
Tartempion (24 mai 12:16)
Je ne voudrais pas passer pour un militariste borné et intolérant mais il reste à mon avis une vérité qui doit être mise en avant.
La défense n’est pas un chapitre de dépense comme les autres ; je dirais pour être plus précis que c’est une dépense qui doit se placer au dessus des contingences du moment et ce au regard des enjeux.... et des délais (R&D, production, affectations, mise à niveaux etc) que nous constatons tous pour les matériels et les couts engendrés entre autres.
La France se targue d’avoir une politique extérieure, une vocation mondiale, souhaite être présent un peu partout dans le monde pour honorer ses alliances, combattre le terrorisme, secourir la veuve et l’orphelin (voir le PAM) etc. Elle ne pourra pas tenir ses engagements en faisant l’impasse des moyens « crédibles » pour faire entendre sa voix.On peut triturer le problème dans tous les sens on en revient toujours à cette adéquations des moyens par rapport aux missions.Ce n’est pas de plus en baissant sa garde au moment ou bien d’autres pays rehaussent la leur à une vitesse jamais vue que nous serons pris au sérieux
A contrario, si la France renonce à ce qui est exposé ci dessus , alors oui ce que le livre blanc nous réserve sera cohérent pour la vision d’un pays qui n’aura plus la prétention d’être la 4° ou la 5° puissance mondiale (on ne sait plus d’ailleurs)mais bien plus loin dans le classement des puissance mondiales.
Concernant le système PA qui à toujours été articulé pour une permanence à la mer d’une unité et de son groupe de protection, la décision de ne pas construire ce PA2 revient à s’arrêter au milieu du gué, à boire la tasse et rend caduque tout le reste de ce puzzle majeur. C’est sans doute pour cela que la Perfide Albion pourtant en difficulté budgétaire souhaite consentir cet effort majeur. C’est donc à mon sens un manque de vision, de maturité politique qui fait prendre le risque de devoir payer une autre note plus salée ultérieurement. La situation à redresser à ce moment là nécessitera de longues, longues et onéreuses années.
La Défense, je le rappelle est toujours trop chère lorsque l’on en a pas besoin et pas assez lorsque l’on en a besoin(mais là c’est trop tard) On peut bien évidemment ne pas être d’accord mais à preuve du contraire c’est comme cela que ça s’est toujours vérifié jusqu’a aujourd’hui.Je me suis laissé dire par ailleurs que certains pays émergeants ont bien comprit cela, eux. L’Europe elle... !
Au passage 15M€  , ça fait combien de PA
... et de bien d’autres choses pour la Defense et d’autres domaines dites moi  ?
Julian (25 mai 01:25)
D’accord avec Tartempion.
La Défense est un certes un gouffre « financier » en temps de paix, mais c’est aussi elle qui contribue à maintenir cette paix.
Je suis un fervent partisan de la paix et de l’amitié entre les peuples.
Mais force est de constater qu’à l’heure actuelle, dans le monde tel qu’il est, un pays voulant exister se doit d’avoir des « muscles » à exhiber.
Et il est regrettable de voir qu’en France, on privilégie le court terme (faire des économies pour plaire à l’électorat) plutôt que la stratégie à long terme (la sécurité et la crédibilité de la France comme grande puissance).
Les projets européens (notamment de Défense) sont légions mais leurs réalisations se font attendre...et pendant ce temps le monde change...sans nous.
dadou (27 mai 09:08)
Voilà qui nous fait remonter en arrière de plus de soixante années. Années noires s’il en est, où l’imprévoyance adossée à un optimisme béat nous a coûté fort cher dans tous les sens du terme.
La défense est en effet un domaine dans lequel il faut bien se garder de faire preuve de démagogie. Vous trouverez toujours des gens pour penser qu’il s’agit là d’un inutile et coûteux instrument. Mais dans notre pays on préfère attendre d’avoir le « feu dans la cuisine » pour s’aviser que le matériel des pompier est insuffisant.
Il faut dire que l’on n’entends pas grand monde - dans le politique - défendre ce bifteak-là : il convient d’abord de plaire.
Tartempion (27 mai 09:23)
@ julain... oui, il faut consentir l’effort financier. je me rappelle l’époque (années 1970) ou le budget de la Defense dépassait celui de l’Education. La donne est inversée et le budget de l’éducation est bien loin devant. Personne (enfin, presque) ne se pose la question de savoir si cet effort est justifié tant il est reconnu que l’éducation de notre jeunesse est une garantis d’avenir. C’est à mon sens la même approche qui doit être adoptée pour la Défense du Pays et ce faisant, je ne veux pas établir un classement tendancieux entre ces deux institutions que je qualifierai de « régaliennes ». La sécurité, l’indépendance, la crédibilité et donc la voix de la France à un prix sur la scène internationale . Puisque l’on en a plein la bouche du rôle, des ambitions, de l’influence que la France entends avoir, il convient de reconnaitre que malheureusement, dans le monde incertain qui est le notre pour longtemps encore, on ne prête qu’aux riches, on ne respecte que ceux qui se donnent les moyens de devoir être respecté...what Else ?
Enfin, il convient d’appréhender un effet « collatéral » essentiel d’une baisse d’investissement et des programmes. L’absence de budget = l’absence de programme et conduit à un abandon de la R&D et une dilution du niveau technologique. Les E.U l’ont toujours compris (les moyens sont autres bien sûr) Décrocher technologiquement ne se rattrapera qu’au prix d’efforts très couteux et très longs et condamnera notre pays à une dépendance technologique (un système d’armes à vocation stratégique (PA, SNA etc qui n’est pas au top n’est pas crédible) US par exemple. Que je sache c’est pour la France et la PESD juste complètement l’inverse de ce qui est recherché actuellement . A titre d’exemple et pour illustrer ma pensée, à lire cet article paru dans TTU ... http://www.ttu.fr/site/francais/frdocpdf/snpe2008.
dadou (27 mai 09:25)
J’ajouterais par ailleur - pour coller un peu plus au sujet - que je ne pense pas que nous ayons à regrèter cette coopération « manquée » avec les Britanniques.
Nos cousins d’outre-manche ont toujours privilègié leurs interrêts, les nôtres - à leurs yeux - n’étant que fonction des leurs. Dans le passé la france a souvent été pour eux un « tampon continental », tolèré à condition que notre puissance supposée reste sans ambitions (maritimes justement) et qu’elle soit plus ou moins aux ordres de leur propre politique. A défaut « Mers el Kebir » et autres gentillesses du même calibre démontrent qu’en cas de « doute » le chacun pour soi reprend le dessus.
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Tartempion (27 mai 21:57)
@ dalou.... sans doute mais quid des 300m€ versés aux britanniques au titre de participation aux études du PA et les 50 m€ que nous coutera l’annulation des catapultes US si la commande n’est pas confirmée avant 2010.(si on considère l’annonce du jour d’un hypothétique PA vers 2011/2012)
Cela fait beaucoup d’argent pour un pays aux caisses vides 
dadou (28 mai 10:33)
[ @ dalou.... sans doute mais quid des 300m€ versés... ]
J’ai bien peur hélas que nous soyons obligés de les passer en PP si nous ne donnons pas suite. Ce n’est sûrement pas la première fois, et puis comparé au coût exhorbitant d’une ligne Maginot qui n’a servi à rien... Nous avons l’habitude, et sans doute ne sommes-nous pas au courant de tout : Genre ponts construits et qui ne mènent nulle part par exemple. 
Que représentent 350M euros dans la vie d’un pays ! Il y a beaucoup d’autres choses qui coûtent bien plus cher, tels que des aides en tous genre : Sur le prix des carburants par exemple, pour soutenir des professions qui souffre d’un pétrole cher. De plus celà risque de ne pas d’être provisoire, ni même limité à nos pêcheurs. 
Là aussi c’est contre-productif, probablement sans fin, aucune baisse substantielle du prix du baril n’étant à espèrer. Le bon truc serait sans doute de revoir complêtement -et techniquement- nos flottes de camions et de bateaux. Là l’argent dépensé serait « bien dépensé ».
Les particuliers - eux - iront « se faire voir » comme d’habitude, et n’échaperont pas à une remise en cause des « mécaniques » actuelles. Simplement ça sera à leurs frais... bien évidement.
De nos jours, l’on explique aux gens que leur pouvoir d’achat est en baisse (1), que les caisses sont vides et que le pays est fortement endetté. La presse à l’affut de la moindre décision pouvant faire l’objet d’un scandale, tire à vue sur certains personnages, d’avantage pour ce qu’ils sont que pour leur politique. 
Dans ce contexte et dans un pays d’individualistes, devenant collectivistes dès qu’il s’agit de l’état ou de la poche des autres, je vois mal le MINDEF annoncer la construction d’un PA de plusieurs milliards.
Je vous souhaite une bonne journée...
(1) Pas nouveau d’ailleur mais on en parle, et laisse rèveur d’ailleur lorsque que l’on va dans les zones commerciales de notre pays.
Tartempion (29 mai 07:58)
@ dalou....
« ...j’ai bien peur que cela passe en PP,....que représente 350 M€ ?  »
j’ai bien compris le fond de votre remarque mais quand même, sans vouloir faire une fixette sur cette somme si peu importante et/ou relancer un débat purement politique ici, je vous avoue que j’ai du mal à accepter que l’on balaye d’un revers de manche ce « détail » 
1/Nos politiques qui ne savent reformer qu’en tapant au passage dans nos porte monnaies essayent bien de justifier la nécessité de récupérer des sommes globalement parfois bien moins importantes en argumentant que ces petites économies mises bout à bout sont importantes pour la Nation 
Je rappelle aussi que nos caisses sont vides me suis-je laissé dire :  !
j’ajoute aussi que, légitimement :
2/ Double préjudice : 350 M€ ...sans avoir le matériel, en pouvant supposer que lorsqu’il faudra relancer des études pour un PA en 2012 ou plus tard, les études actuelles seront partiellement utilisables car partiellement obsolètes.
3/350 M€ c’est « pratiquement » le prix d’une FREMM (les 2/3 si les sommes avancées sont justes)et on pourrait allonger à loisir la liste des mises en perspectives intéressantes.
Bref, autant pour le principe que pour la somme qui est le produit de nos impôts, je trouve un peu « limite » de classer cela en PP.
Pour ma part, je serais attentif a connaitre la suite
dadou (30 mai 13:36)
@ Tartempion
Nous avons désormais une armée de métier. Le problême est que nos dirigants - tous bords confondus - continuent à considèrer l’armée comme un faire-valoir « diplomatique » alors qu’il serait indispensable d’avoir des vues à plus long terme.
Peu probable - de nos jours - que nos voisins les plus proches cherchent à nous envahir, même si la Russie semble vouloir revenir à une attitude un peu plus agressive que ces dernières années. A nous (Européens) de cesser de la prendre « par dessous la jambe », ou de la traiter comme une cousine pauvre, et d’engager avec elle une coopération franche et honnête.
Il nous faudrait identifier les problêmes que nous aurons à connaitre dans les années à venir, sans complaisance ni humanisme excessif, et forger nos outils avant tout pour notre défense et celle de ceux avec lesquels nous sommes liés.
Or nous avons - par exemple - continué à produire et acheter de nombreux « Leclerc » dont la pertinence est désormais plus que douteuse, qui présentent des coûts d’entretiens vertigineux et que nous avons - un peu - vendus comme des voitures de luxe. En espèrant qu’ils nous aient été effectivement payés.
Comprenons que nous avons voulu jouer aux « marchands de canons » et que dans ce domaine nous ne faisons plus le poids. Une coopération avec nos partenaires dans le style « Airbus » ou « Eurocopter » eut été bien plus profitable. Et dans les opérations multinationales, nos troupes feraient bien meilleure figure si elles étaient dotées de matériels « franco-quelque-chose » adaptés et en bon état.
J’avais ainsi espèré que cette coopération avec les britaniques ouvrait la porte à de bonnes habitudes. Celle avec l’italie - pour nos frégates - étant elle aussi de bonne augure, car il faut bien comprendre que notre indéniable savoir-faire technique, ne peut que gagner à être confronté à celui des autres. Une coopération fructeuse attire bien d’avantage que la - cuisine-maison - ceux qui hésitent dans leurs choix.
Encore faut-il ne pas signer à tors et à travers et tenir nos engagement. Car il n’y a pas que les catapultes. Si nous ne commandons pas toutes les frégates prévues nous devrons - là également - verser un dédit plus ou moins important à des chantiers que nous avons eu la mauvaise idée de privatiser.
Coller à l’OTAN n’est pas forcément une mauvaise solution, plus économique sans doute, mais si nous ne pouvons y tenir un rang de bon niveau, nous y serons les parent-pauvres. Alors reviendra la période noire de notre histoire où un De Gaulle devait négocier (dire mendier serait mal le connaitre) avec nos « alliés » l’envoi d’un parachutage ou l’équipement d’une division.
je vous souhaite une bonne journée !
titoune (1er juin 21:34)
Effectivement, une fois de plus, nos hommes politiques privilégient une vision à court terme, certes moins onéreuse dans l’immédiat pour nos finances publiques mais dévastatrice en terme d’indépendance, de recherche, de savoir-faire et d’économie sur le long terme.
Nous savons qu’en France le budget des armées est le parent pauvre de l’Etat et maintes fois sacrifié au profit d’autres ministères. Certes, la France n’a plus les moyens de ses ambitions, mais renoncer au PA 2 la condamne à jouer un rôle mineur voire insignifiant sur l’échiquier mondial. Les anglais l’ont bien compris et ne renoncent pas à leur indépendance politique.
Nos armées sont sollicitées partout dans le monde et nos moyens actuels suffisent à peine pour répondre à toutes les demandes (Afghanistan, Djibouti, escortes navales diverses, déploiement militaire en Afrique, présence dans les DOM TOM et etc ...)
Nous nous condamnons nous-mêmes à devenir une puissance de 3ème plan, autrement dit, nous ne représenterons plus rien aux yeux de nos alliés.
Le PA 2 est emblèmatique des symptômes qui touchent nos armées en général. Nous faisons des économies à court terme mais ces dernières nous coûteront chères, très chères dans le futur. Les programmes militaires ne peuvent être indéfiniment reportés sans mettre en péril notre sécurité. C’est une question fondamentale qui malheureusement ne semble guère préoccuppé nos concitoyens. Il sera alors trop tard pour faire machine arrière !
vendeuvres (22 juin 08:31)
1. Le but final de la Défense Nationale est d’assurer le progrès du bien-être de la population. Défense + bien être font un tout inscriptible dans une enveloppe budgétaire incontournable. Les besoins d’une Défense efficaces sont incompressibles. La variable ne peut être que le bien-être. Beurre et canon, éternel dilemne ? La démagogie ne résoud pas le problème.
2. La Marine assure la sécurité des zones maritimes d’intérêt économique françaises qui sont les secondes du monde. Un PA est le centre des formations navales capables d’intervenir pour la protection de ces zones. Un seul PA, c’est l’incapacité d’assurer cette protection la motié du temps. Il faut alors s’en remettre à la Marine Américaine pour assurer le statu quodans les possessions françaises.
3. Les intérêts militaires français sont outre-mer. La capacité d’intervention française en Europe ou en Méditerranée est dérisoire par rapport aux moyens mis en œuvre par les USA.
4. Depuis 1958, la France a t’elle une politique de défense crédible, avec ses ambitions internationales de grandeur plutôt que françaises et réalistes ? Ne fallait-il pas mieux construire deux PA classiques plutôt qu’un CDG de prestige inopérationnel le tiers du temps ?
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