Le déficit commercial de la France a
atteint, au premier semestre 2007, quelque 15 milliards d’euros
contre environ 13 milliards d’euros un an plus tôt, a annoncé
mercredi le secrétaire d’Etat français aux entreprise et au
commerce extérieur Hervé Novelli.
Lors d’une conférence de presse, M. Novelli a affirmé avoir
enregistré un "très mauvais semestre même si la dégradation est
légère".
Selon lui, cette situation est notamment liée à la "dégradation
du solde des produits manufacturés", mais aussi à l’envolée de
l’euro et des cours du pétrole.
"Le niveau de l’euro peut être une préoccupation parce que
l’euro est à un niveau qui peut causer des difficultés à la grande
exportation hors zone euro", a-t-il dit. Mais, tout comme la
hausse du pétrole, "cette variable n’est pas à elle seule
susceptible d’expliquer nos difficultés", a-t-il nuancé.
Selon les douanes françaises, le déficit commercial s’est
établi à 15,046 milliards d’euros au premier semestre 2007 contre
12,917 milliards d’euros un an plus tôt à la même période.
Les exportations ont progressé de 1,3% par rapport au second
semestre 2006, atteignant « leur plus haut niveau semestriel » à 198,
8 milliards d’euros.
Mais si les ventes de produits agricoles ont grimpé de 7,3%,
celles de biens industriels ont presque stagné (+0,9%), notamment
dans les secteurs de l’automobile et des biens de consommation.
Les importations ont augmenté encore plus vite (+2%), atteignant 214,1 milliards d’euros pendant les six premiers mois
de l’année. Les achats d’automobiles étrangères ont notamment fait
un bond de 6,7% tandis que ceux de biens intermédiaires
augmentaient de 4,4%.
La facture énergétique, de 20,2 milliards d’euros, a diminué de
9,5% sur la période mais ces achats ont rebondi au deuxième
trimestre, selon les Douanes.
Sur les 12 derniers mois, le déficit cumulé s’établit à 28,960
milliards d’euros.
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