Femmes de militaires. Mais qu’est-ce qui nous rend si fortes ?

publié le mardi 18 novembre 2008

« Tous vos mots font du bien. Comme Michèle je suis avec un militaire depuis treize ans, il vient de partir en Afghanistan. Je me sens très mal, mais je reste souriante devant les enfants. Les nuits sont difficiles, je me laisse parfois envahir par des angoisses et des craintes terribles, je me demande si je le reverrai, c’est très dur à gérer. Heureusement j’ai mon travail et mes enfants, mais les OPEX sont vraiment qqch de cruel et d’éprouvant. Les retrouvailles sont superbes, la routine n’existe pas, mais les absences sont une vraie torture. » Témoignage anonyme- 23 septembre 2008


L’ article ci dessous, publié il y a deux ans, est plus que jamais d’actualité... Vous pouvez réagir et apporter votre témoignages en bas de page

Je suis femme de militaire depuis 2 ans, nous sommes basés en Allemagne dans un régiment franco-allemand. En ce moment il est en Afghanistan pour cinq mois...

On se dit : pas de quoi bouleverser une vie ! et pourtant... quel changement. Avant de le rencontrer, j’étais assistante en ressources humaines dans une société en Alsace, un métier passionnant mais très prenant jusqu’au jour où je l’ai rencontré.


par Virginie Beltrami Avec l’aimable autorisation de Femmexpat.com


Au début de notre relation pas de problème, je pouvais très bien concilier les deux. En semaine, il était dans son régiment, moi je travaillais, il venait en France tous les week- end, et repartait le lundi matin très tôt. Cinq mois plus tard, sa première OPEX (opération extérieure) tombe, cinq mois d’absence, mais surtout cinq mois d’angoisse, il est certain qu’une OPEX dans un pays en pleine guerre civile, ça ne rassure pas. Au bout de quatre mois et 21 jours exactement (hé oui, on compte même les jours), enfin le retour ! Entre temps, j’ai vraiment connu une période de grande déprime : son absence, l’angoisse, le stress de mon travail n’ont pas aidé à mon épanouissement personnel. Mais il est enfin là. Les entreprises ne sont pas conciliantes il m’a fallu donc faire un choix. Les solutions sont apparues très clairement, soit je continue à travailler mais dans ce cas adieu la vie de couple ou alors je mets ma vie professionnelle entre parenthèses pour profiter de son retour, construire un avenir, prendre cette décision en ayant les cartes en mains, sachant qu’il y aura d’autres OPEX, des manœuvres, des stages, c’est certain le temps nous manquait, j’ai donc fait le choix mettre en sommeil ma vie professionnelle et croyez moi c’est une toute nouvelle vie.


Vous pouvez échanger points de vues et expériences sur les forums d’armees.com


Dans un premier temps j’ai continué à vivre en France et lui en Allemagne, il faisait sans cesse des allers retours, mais chaque semaine c’était toujours la même histoire, le déchirement de le voir repartir, j’ai donc déménagé en Allemagne à mon tour, pour enfin avoir une vraie vie de couple et pour profiter au maximum des moments que nous pourrions partager, et j’ai fini par changer de vie, et de pays... Et la deuxième OPEX arrive, cinq mois en Afghanistan, je dois déménager seule et me voila donc embarquée dans un pays que je ne connais pas, avec aucune connaissance sur place, je dois donc m’adapter seule.

J’ai personnellement la chance d’avoir un homme formidable qui prend soin de moi, qui attache de l’importance à mon bonheur, et quelque soit les changements que j’ai fait dans ma vie pour lui, il me le rend mille fois plus. C’est clair que c’est un choix de vie qui n’est pas simple et il y a des conséquences positives ou négatives.

Mettre en suspens sa vie professionnelle

En effet toutes les femmes de militaire sont confrontées à ce choix à un moment donné. On met sa vie de côté, on vit par rapport à l’autre et surtout il y a l’ennui ! Je pense que c’est le pire ennemi des femmes de militaire... Quand on travaille et qu’on s’arrête, il y a des journées entières à combler et c’est terriblement long, sans oublier qu’on perd également une indépendance financière.

Les gens qui ne vivent pas dans un tel contexte, on souvent du mal à comprendre, et reprochent souvent aux femmes de ne vivre que par rapport à leur maris. A ces propos il y a néanmoins une réponse, on ne vit pas par rapport à eux, mais par leur métier. Quand on vit avec un militaire, il faut accepter de vivre avec l’armée, elle rythme la vie des militaires mais celle de leur femmes également. Les femmes de militaire n’ont pas été forcées de vivre ainsi mais elles l’ont accepté, chacun est libre de ses choix et de ses actes.

Oui, la grande institution qui est l’armée rythme nos vies...

Les absences et les éloignements Les absences sont lourdes à gérer, on entend souvent dire : « mais de quoi vous plaignez vous il y a la contrepartie financière »

Vous pouvez échanger points de vues et expériences sur les forums d’armees.com

Certes, l’aspect économique est important l’armée paie bien les militaires qui partent loin de leur famille (quoi que je pense que le prix d’une vie n’est pas à définir). Mais il y a un tout autre aspect à gérer, il faut réapprendre à vivre seule à chaque départ. Des gestes quotidiens ; se coucher seule, faire ses courses seule, bricoler seule... Il faut assumer deux rôles à chaque fois et s’adapter à chaque retour pour que les hommes reprennent la place qu’ils occupaient avant le départ.

Il faut aussi apprendre à gérer un arrêt brutal de tendresse, d’amour et d’affection.

Mais toutes ces étapes forgent un caractère, et pendant les absences, on peut découvrir de nouvelles passions, des nouveaux centres d’intérêt, créer des liens avec de nouvelles personnes, qui sont bien souvent des femmes de militaires également, car elles comprennent mieux ce qu’est l’éloignement, et il y a l’entraide, c’est important. Les absences des hommes permettent de créer une forme d’équilibre qui peut parfois être bénéfique et peuvent rendre plus forte car on découvre qu’on peut s’assumer seule même si ce n’est pas par choix.


Vous pouvez échanger points de vues et expériences sur les forums d’armees.com


J’ai personnellement perdu beaucoup d’amies dans le « civil » Il est souvent difficile pour les personnes extérieures de comprendre, en effet, que pendant les absences, les femmes de militaires sont disponibles pour leurs amies, elles en ont le temps et en ont besoin, mais quand arrive le retour des hommes, effectivement elles partagent avec eux chaque instant, comme pour rattraper le temps perdu, car on le sait très bien... Ils repartiront...

Pendant les absences, il ne faut pas faiblir, il faut rester forte, il faut assumer pour ne pas perdre tout ce qui a été construit.

Personnellement j’essaye toujours de le rassurer au maximum, car pour lui les absences sont dures à vivre aussi, souvent coupé du monde et de leur famille, il se préoccupe de ce qui se passe dans ma vie.

Vivre l’éloignement et les risques liés à son métier « Pourvu qu’il revienne entier » en voilà une angoisse et de taille ! Pendant toutes les OPEX, on se dit pourvu qu’il ne lui arrive rien, pourvu que tout se passe bien. Moi j’ai une trouille terrible à chaque fois, j’ai du mal à dormir, je scrute toujours une nouvelle aux informations télévisées ou sur Internet, j’attends des appels et je cours tous les jours à ma boîte aux lettres, espérant avoir un signe qui pourrait me rassurer.

Je n’ai pas d’enfant pour l’instant, mais comment ne pas penser aux femmes qui en ont : gérer l’éducation seule, envisager de vivre une partie de sa grossesse seule et même accoucher sans la présence de son homme, des étapes souvent difficiles à traverser à deux, alors imaginez seule et en plus d’avoir en tête que le papa ou le futur papa est entrain de risquer sa vie à l’autre bout de la terre. Une grande douleur pour le père aussi, le fait de ne pas être là pour le grand moment et les plus beaux instants.

C’est un choix de vie que j’ai fait et que j’assume en sa totalité, même si c’est difficile, je suis très heureuse de pouvoir partager des moments précieux avec mon homme quand il est là... et il me le rend si bien...Il est certes en Afghanistan mais je n’attends qu’une chose c’est son retour, celui pour lequel on se prépare cinq mois à l’avance pour qu’il soit parfait et à chaque fois c’est comme une nouvelle histoire qui commence.

Les femmes de militaire ne se plaignent que très rarement et elles ont évolué... On s’assume, on écoute, on réconforte, on s’entraide et on existe... C’est ce qui fait que les femmes de militaires sont si fortes et si fragile à la fois.

Mais d’un autre côté c’est formidable, tout le monde n’a pas la chance de pouvoir consacrer sa vie à son couple, ses enfants, ses passions, d’avoir le temps de s’occuper de soi.

Avec l’aimable autorisation de Femmexpat.com

femmeexpat© Femme Expat. Droits de reproduction et de diffusion réservés.
Le droit de reproduction accordé à Armees.Com n'est pas cessible.
.

27 commentaires

oce (8 juin 15:13)

Bonjour,

J’ai lu avec une attention toute particulière cet article. Je suis moi même femme de militaire et ce texte reflète exactement ce dont je pense.

Il faut être forte, savoir patienter et encourager son conjoint car pour lui aussi c’est dur ( surtout en OPEX)

Ces Opex permettent néanmoins de tisser des liens avec d’autres femmes de militaires. Certains ami(e)s ne peuvent pas comprendre, mais peut on leur en vouloir ? Pour comprendre il faut avant tout être concerné, avoir vaicu une expérience similaire. D’ou l’importance de discuter avec d’autres femmes de militaires. De plus avec Internet et la multitude de forums les échanges sont facilités. ( Petite pensé à Marlène et Pauline)

De plus, il ne faut pas, selon moi craindre la séparation, car comme je le répète assez souvent « loin des yeux mais trés prés du cœur »

En ce qui me concerne, cette OPEX nous rapproche mon conjoint et moi, car il nous rend plus fort et nous prouve que même loin on s’aime encore plus !!! La distance est une bonne preuve d’amour.

En somme, il faut s’accrocher et se serer les coudes !

Bon courage à toutes

( Chéri je t’aime)

Marlene (8 juin 15:16)
je suis tout a fait d’accord avec l’article étant moi meme femme de militaire c’est vrai qu’on compte les jours,on prevoit leur arrivés, on attend un signe de vie de leur part, se qu’on ressent c’est tout a fait sa:le stress, la boule ds le ventre des ke les info commencent,l’absence.et c’est vrai que discuter avec des femmes de militaire sa nous apporte du soutien on peut parler de nos angoisses de nos peur sans se faire critiquer car les « autre »qui ne savent pas se qu’on vis.sa a changer ma vie d’etre avec lui.
oce (8 juin 15:22)

Bonjour,

J’ai lu avec une attention toute particulière cet article. Je suis moi même femme de militaire et ce texte reflète exactement ce dont je pense.

Il faut être forte, savoir patienter et encourager son conjoint car pour lui aussi c’est dur ( surtout en OPEX)

Il faut également s’occuper car malgrès tout, l’abscence de son cher et tendre laisse un grand vide.

De plus on à toujours peur qu’il lui arrive quelque chose, et au bout de quelques jours sans nouvelles, le stress ne nous épargne pas. L’angoisse devient donc notre seule compagne...

Mais ces opex permettent néanmoins de tisser des liens avec d’autres femmes de militaires. Certains ami(e)s ne peuvent pas comprendre, mais peut on leur en vouloir ? Pour comprendre il faut avant tout être concerné, avoir vaicu une expérience similaire. D’ou l’importance de discuter avec d’autres femmes de militaire.( Petite pensé à Marlène, et Pauline)

Par ailleurs, il ne faut pas, selon moi craindre la séparation. C’est le métier qui veut ça. Et comme je le répète assez souvent « loin des yeux mais trés prés du cœur »

En ce qui me concerne, les séparations nous rapprochent mon conjoint et moi, car elles nous rendent plus fort et nous prouvent que même loin on s’aime encore plus !!! La distance est une bonne preuve d’amour.

En somme, il faut s’accrocher et se serer les coudes !

Bon courage à toutes

( Chéri je t’aime)

jpens fort a toi (16 juin 00:47)
je suis tout a fait daccord avec vous c vraiment un moyen de tisser des liens fort dans le couple meme si les separations sont dures les retrouvailles sont vraiment une montée d’amour a chaque fois
audrey (30 juin 10:48)
Bonjour à toutes ! Je viens de lire vos articles et je suis heureuse de lire vos expériences.Je suis moi même avec un militaire depuis trois mois et c’est l’amour fou mais la situation n’est pas évidente,car il est au régiment de canjuers et moi je vis sur toulon avec mon fils de deux ans.Il m’a appris y’a une semaine qu’il partait en OPEX au mois de mars en Afghanitan pour 5 mois et j’angoisse vraiment beaucoup ! J’ai très peur de le laisser partir je ne lui montre pas bien au contraire je veux qu’il fasse ce qu’il aime et je sais que son métier c’est toute sa vie alors je le pousserai toujours à évoluer mais j’ai peur de ne pas supporter son absence alors en lisant vos commentaires cela m’a fait du bien de voir qu’il y a des femmes qui tiennent le coup car il est vrai que dans mon entourage beaucoup de personnes portent des jugements sur les militaires et ça m’agacent car je n’ai jamais été aussi bien que depuis que je l’ai renconté.Encore merci pour vos articles ça redonne espoir,si jamais il y a des femmes de militaires qui voudraient correspondre avec moi pour me rassurer un peu car c’est tout nouveau pour moi ce serait gentil je m’appelle Audrey,j’ai 24 ans un petit garçon de deux ans qui n’ai pas le sien et c’est aussi pour ça que je m’inquiète(par rapport aux missions de 2 ans etc......)merci d’avance. blaya@noos.fr
titepopo51 (3 juillet 18:00)
bonjour à toutes vous qui ètes si courageuses tous comme vous je vie avec un militaire depuis un ans et demi j’ai connu une première opex d’octobre à fevrier en côte d’ivoire les debut on été dur mais le retour été magique mais la je suis vraiment desespérer il repart dans 15 jours pour une mission de 5 mois au tchad je l’est appris hier matin c’est une urgence il ont besoin de lui depuis je ne fait que d’y penser sans cesse et de pleurer je me dit qui lui reste 1 ans et demi a l’armée et qu’aprés c’est fini on poura vivre une vie paisible a 2 ! on s’aime beaucoup j’éspére vraiment que tout va bien se passer pour nous car 2 opex en une année c dur a avaler ! bon courage a vous toutes et a nos homme bien sur !
laura (5 juillet 20:36)

bjr a toutes, jsuis moi mm militaire mais c’est carément différent jbouge pas de marseille, en revenche jai un collègue qui est ds le régiment des paras de castres et il est partie la semaine dernière pour l’afghanistan et jaimerais savoir comment je peux avoir des nouvelles régulièrement... il m’a parlé d’un forum genre femme de militaire ou quoi et ya souvent des nouvelles de tous ces militaires qui st partis la bas, mais jarrive pas a y accéder...

merci par avance je vous souhaite bon courage a toutes !!!

natacha (24 juillet 01:25)
bonjour, je suis dans le meme cas, on se connait depuis une année, je vis à nice, lui est à lyon, mais on ne c reelement vu que quelques jours, beaucoup de téléphone ceux la dit LOL entre ses absences, nos coupures, on se quitte, il me rappel, on se remet ensemble... ca à un peu du mal à démarrer, mais on s’aime, on c’est revu il y a quelques jours et comme à chaque fois c super, mais voila lui aussi il va partir 6 mois en afghanistan et lui en plus ne veux pas me faire subir tout ca, j’ai une enfant qui n’est pas de lui, il me dit que je gache ma vie... il veux pas que je souffre...mais moi je l’aime, il peu partir de toute facon je l’attendrais... je voulais savoir a peu prés tout les combien de jours ou semaines vous avez des nouvelles quand ils partent comme ca ? c’est ma plus grande peur, de ne pas savoir comment il va...
Karine (25juillet) (25 juillet 09:04)
Bonjour à toutes ! Je m’appelle Karine et j’ai 28ans et comme vous, je suis avec un militaire et très amoureuse. Cela ne fait pourtant que 3mois. Mon homme vient de partir pour l’Afghanistan et ce pour 6mois. Le stress de le quitter, cette longue absence et la peur qu’il lui arrive qq chose sont bien présents. Dans vos articles, vous dites que les retrouvailles sont formidables ; alors j’espère sincérement vivre ça aussi à son retour. Il est certain que tout le monde ne comprend pas ces angoisses et toutes ces questions que l’on peut se poser qd on se retrouve seule, à attendre notre homme. Alors, ayant besoin de soutien de personnes comme vous, si vous souhaitez communiquer avec moi, voici mon adresse msn : soleildestropiques17@hotmail.fr N’hésitez pas ; peut-être à bientôt, merci
debia femme de mili (27 août 20:11)
Bonjour a toute cet article decris vraiment tout ce que je peux ressentir,mon compagnon viens de partir ,enfin depuis 1mois aujourdhui en afghanistan ,car comme ces si bien dit on compte les jours.Cette opex est la pire de toute et la gestion du stress n’exciste pas !On apprends juste plus ou moins bien a vivre avec !Chaque dèplacement est source d’angoisse profonde et difficile de ce plaindre...Pour ma part je le vie assez mal.Bon courage a toutes
michele64 (16 septembre 21:05)
bonjour je m’appelle michele cela fait 13 ans que je partage ma vie avec mon mari. les annees passent et le manque lors de ses absences est toujours aussi grand on ne s’habitue pas on vie avec. pendant les tournantes ne pas etre triste ne rien faire paraitre aux enfants oui pour etre femme de militaire et le rester il faut etre forte bon courage a toutes.n’oublier pas si il n’y avait pas les absences nous ne viverions les joies du retour . la routine n’estste pas dans notre vie|-)
malena742 (23 septembre 10:54)
Tous vos mots font du bien. Comme Michèle je suis avec un militaire depuis treize ans, il vient de partir en Afghanistan. Je me sens très mal, mais je reste souriante devant les enfants. Les nuits sont difficiles, je me laisse parfois envahir par des angoisses et des craintes terribles, je me demande si je le reverrai, c’est très dur à gérer. Heureusement j’ai mon travail et mes enfants, mais les OPEX sont vraiment qqch de cruel et d’éprouvant. Les retrouvailles sont superbes, la routine n’existe pas, mais les absences sont une vraie torture.
Stefany (23 septembre 18:11)
Bonjour à toutes !:-) Je suis avec un militaire depuis 7 mois maintenant et il est parti en OPEX au Liban au bout du 3ème mois de relation. Beaucoup de personnes ne pensaient pas que je tiendrai le coup et que je l’attendrai, il revient la semaine prochaine et je suis toujours là. Je me retrouve bcp ds ce qui est dit dans l’article ci dessus, je trouve que cette experience est egalement tres benefique pour le couple, et m’a apporté bcp personnelement. Je tiens à m’adresser à toutes les femmes qui decouvrent la vie de femme de mili et la 1ere OPEX, juste pour les rassurer car malgré les angoisses et le manque si vous savez occuper vos journees, le temps passe assez rapidement, si les sentiments sont assez profonds la separation ne fera qu’intensifier les liens qui vous unissent pour recommencer quelque chose d’encore meilleur à son retour. Le conseil, gardez votre sang froid malgré le manque, car c’est la séparation et cette envie de revoir l’autre qui est à l’origine de tensions qui créés des conflits superficiels ce qui rend la distance encore plus difficile. Courage à toute, et n’oubliez pas ce qui ne nous tue pas nous rend plus forte !;-)
Une chérie qui attend son militaire... (23 septembre 21:39)
Bonjour à toutes ! Trois ans que nous sommes ensemble... et déjà deux opex... Une au kosovo en 2006 et la deuxième : en Afghanistan, depuis deux mois et 7 jours... C’est sur que cette opex est la plus angoissante (surtout suite aux évènements récents) ; certes encore plus d’amour entre nous mais surtout plus de peur, plus d’absence, plus de manque... Nous n’avons pas encore d’enfants ; heureusement finalement ! (Je n’arriverais pas à me gérer et à gérer les enfants...pendant ces quatre mois interminables ; déjà que nous ne nous voyons que le week-end à cause de son lieu de travail.) A chaque fois ces opex sont de vraies épreuves pour notre couple, mais nous en ressortons blessés, mais encore plus forts !! Et grace à internet, nous communiquons assez souvent !! (Merci Internet !) Alors, je n’attend qu’une chose : son retour !! Bon courage à toutes !!!
)
j’ai lu tous ces articles de femmes de militaire,je suis moi même réserviste,et il m’arrive de rencontrer parfois des femmes de militaire,elles sont très forte mentalement,mais une vie de militaire de carrière ne peut se faire qu’à deux à moins de rester célibataire,la force de vos maris ou conjoints c’est vous les femmes et cela vos toutes les médailles du monde,ça fait de vous des vrais femmes d’honneur,soyez forte pour vos enfants et vos hommes.
Miles (26 septembre 10:30)
J’ai pris ma retraite après trente cinq années de service dans l’infanterie. Quand nous nous sommes mariés, elle avait vingt ans et j’en avais vingt-quatre. En opération ou en détachement parfois pendant des années entières (sans internet, sans téléphone), j’ai toujours pu compter sur son admirable solidité. Nous avons eu trois enfants qu’elle a élevés magnifiquement. Dans tous les régiments où je me suis trouvé affecté, elle s’est toujours occupée des autres épouses avec un dévouement total. Elle mérite plus que moi toutes les médailles, toutes les étoiles...
Loin mais près (26 septembre 22:33)
Bonjour à vous, je suis en couple depuis 8 ans avec un militaire qui part régulièrement en Opex. Il n’y a aucune Opex au cours de laquelle je ne me sois pas fait de soucis... surtout lors des Opex de type Côte d’Ivoire (au moment d’événements qui ont fait porter le deuil à certaines d’entre nous) ou Afghanistan. Malheureusement, on ne peut rien y faire si ce n’est supporter et aimer sans condition l’homme avec qui l’ont vit. Comme je travaille loin de chez nous, je n’ai pas le temps d’aller à la rencontre d’autres épouses de militaires et il m’arrive de me sentir bien seule assez souvent. Mon conjoint me manque toujours autant et nous nous aimons très fort. J’espère toujours qu’il va me revenir sans aucune blessure. Courage à toutes, nous en avons et devons en avoir !
jenny (27 septembre 14:54)
coucou jai le cœur nouee en vous lisant mon cherie avec ki je suis depui plus de deux ans et militaire aussi et il es en opex en ce moment au tchad cela va faire 4 mois il me manque enormement je me fais trop de soucis c tro long 5mois je vais en mourir mais je tien le cou dabor pour notre fille et pui pour lui il le merite bon bah voila bisous
Elvira (30 septembre 22:24)
Mon homme est en train d’embarquer pour l’afghanistant alors je suis en plin dedans. Première OPX et première longue séparation ...on se sent vraiment bizard dans ces moments là enfin pour ma part en tout cas y’a des moments où je vais me sentir bien puis tout d’un coup je vais paniquer à mort mais des foi rien qu’une seconde :( mais ça suffit pour nouer ton cœur...merci pour ce site ça rassure de voir qu’on n’est pas seule dans ce cas là.
jean marie (6 octobre 18:55)
Ancien s/off de 57 ans je suis parti à Djibouti en 77 avec un bébé de 6mois et avec beaucoup de débrouille j’ai réussi avec mes sous à faire rejoindre ma femme et mon fils et 18 mois plus tard nous étions 4. Mais à l’époque c’était plus calme . je vous comprends toutes je sais ce que veut dire une séparation .
Jean-Michel (8 octobre 16:53)
Ancien s/off, 30 ans de service, et des séparations en veux tu, en voilà. L’une d’entre elles a duré deux ans. j’étais en séjour outre mer et nous n’étions pas mariés. Et comme elle souhaitait garder son emploi, pas de voyage pour elle. Au bout d’un an, elle est venue pour 6 semaines de vacances. Quant elle a repris l’avion pour entrer en France, on s’est dit, au revoir, à dans un an ! A l’époque pas d’internet ni de portable, juste le courrier. J’en ai noirci des pages et elle aussi. A mon retour, je suis affecté en Allemagne et nous voilà reparti pour du célibat géographique à 500 kms d’écart pendant 5 ans. Mais la confaince était là. Et 28 ans après,ça tient toujours. Mesdames, dites vous bien que si on tient, c’est grâce à vous, à votre confiance, à votre soutien. Alors que souvent, c’est aussi, voire plus difficile pour vous que pour nous. Vous devez à la fois être la mère et le père, mais nous rendre notre place au retour, gérer notre absence pour vous mais aussi pour les enfants, suivre l’école, assurer les imprévus, consoler les enfants, suivre la scolarité et parfois continuer votre emploi etc, etc... Bref vous êtes des femmes formidables. Certaines d’entre vous l’ont dit, il faut s’accrocher à ce moment si merveilleux des retrouvailles. C’est le plus beau des moments. Bravo et merci à vous, les femmes de militaires.
maman de militaire (13 octobre 15:59)
pense - t on aussi aux mères des militaires ? Qui n’ont pas nécessairement rêvé d’avoir un fils en Afghanistan , mais qui le soutiennent dans son choix ?
)
bonjour a toutes et touts vos temoignages font chaud au cœur autant ceux des hommes que ceux des femmes je suis avec mon mari depuis 8 ans, opex sur opex sans parler des stages permanents en ce moment il est en stage pour 3 mois et on ne se voit pas jusq’au 13 decembre, en plus j’ai accouchée seule de notre dernier enfant dur dur mais il faut tenir bon ils ont besions de notre force et notre soutien pour partir tranquille et quand l’absence est trop dure il faut se battre encore plus fort penser aux bons souvenirs et à ceux à venir alors soyez fortes et bon courage
Patrick sof carr en Suisse (21 octobre 12:09)

Bonjour à toutes et à tous,

C’est un peu par hasard que je suis tombé sur ce site mais je me suis senti pleinement concerné par son contenu.

En tant que sous-officier de carrière de l’Armée suisse, marié et père de deux filles, j’ai aussi été amené à vivre ce que la plus part d’entre-vous d’écrive dans leurs propos mais de l’autre côté du miroir soit en OPEX.

Les expériences vécues, les entretiens avec des camarades mais également les longues discussions avec mon épouse et mes filles m’ont conduit à choisir ce sujet pour le travail de diplôme que je suis en train de rédiger dans le cadre de l’Académie européenne des sous-officiers supérieurs.

Le titre de mon travail est le suivant : « Savoir gérer l’absence, comment un soldat peut-il appuyer et accompagner sa famille avant, durant et après un engagement à l’étranger ? ».

Si vous souhaitez me faire par de vos expériences, communiquez certains « trucs » que vous avez mis en place avec votre conjoint(e) pour passer ce cap, c’est avec plaisir que j’attends vos courriels.

Bien à vous

Cordiales salutations de Suisse

Mililove (8 novembre 15:41)
J’ai lu cette article avec les larmes au yeux !:’-( J’ai 19 ans partage ma vie avec moi aussi un militaire qui en a 23 cela fait 4 ans que nous sommes ensemble !:-) Il est aussi actuellement partit en OPEX en Afghanistan !:’-( Comme le d’écrit très bien cette article il nous montre tout les sacrifices que l’on peux faire par amour ! Les douleurs, la distance, la peine mais aussi l’amour,le bonheur et les retrouvailles !:-P Je souhaite plein de courage a vous toutes et tous ! Bisous
patricia (8 novembre 15:53)

Bonjour à tous et toutes

Je suis tombée par hazard sur ce site. Cela me fait du bien. Je suis très amoureuse depuis 6 mois d’un militaire. Nous n’avons malheureusement pas pu encore nous voir. Normalement d’ici trois semaines, nous devrions être ensemble.. Je dis bien « normalement » - Cela est vraiment très dur, mais merci internet, merci msn et le téléphone. Depuis que nous nous connaissons, je me suis mise beaucoup de monde à dos, car personne ne comprend cette situation. Je suis amoureuse, et nous ne nous voyons pas, c’est très dur à croire pour beaucoup de personnes. Beaucoup se permettent de le salir, de dire qu’il se moque de moi, car s’il le voulait nous pourrions être ensemble. Mais ils ne connaissent pas cette vie. Je ne pensais pas que je serais capable de vivre cela non plus, mais je l’aime vraiment très fort et je suis prête à l’attendre. Pouvoir lire vos témoignages, cela fait vraiment du bien. Pouvoir parler à des femmes de militaires me réconforterait. Peut-être que vous non plus vous ne pouvez croire que nous puissions nous aimer bien que pas vu. Mais je vous assure que j’ai une entière confiance en lui. Certains me disent qu’à mon age, (mes vingt ans sont loin) je suis folle de croire comme ça à un homme que je n’ai pas vu, mais je l’aime vraiment sincèrement et je sais qu’il m’aime et qu’il est sincère avec moi. voici mon mail, patricia_patou@hotmail.com - merci d’avance.

lilou (19 novembre 21:47)
je suis venue sur ce site pour lire des témoignagnes moi aussi avec un militaire depuis 4 ans je redoute toujours les départs il part en février et je suis déjà sur les nerfs je gâche les 3 mois qu’ils nous restent ensemble mais je suis incontrôlable et inconsolable pourtant c’est le dernier départ, pour moi le plus dur !vos conseils seront les bienvenus merci aurélie
Réagir à cet article : poster un commentaire
:’-)):’-(:-)):-((;-):-):-(:->|-):o)B-):-P:-|:-/:-O

Chroniques Armees.Com

Nos poilus nous ont quitté, que reste-t-il de leur histoire ?

11 novembre 2008. Les Poilus nous laissent le flambeau du souvenir et de la mémoire. Mon Poilu à moi s’appelait Léon. Il avait 58 ans en 1958. J’en avais 8. Il en avait 17 lorsqu’il rejoignit volontairement le champ de bataille de la Grande Guerre. Il me paraissait vieux. Sa (...)

1 | 2 | 3 | 4 | ...Tous