L’armée de l’air américaine
a déclaré vendredi que le transport accidentel de missiles à tête
nucléaire à bord d’un bombardier B-52 fin août était une "erreur
inacceptable" jamais commise dans le passé.
Lors d’une conférence de presse tenue au Pentagone, le
secrétaire à l’armée de l’air, Michael W. Wynne, a pour la
première fois confirmé explicitement l’incident, promettant que
l’armée va "faire des modifications appropriées pour assurer que
cela ait une chance minimale de se renouveler".
Les 29 et 30 août, un bombardier B-52 de l’armée de l’air
chargé par erreur de six missiles à tête nucléaire a survolé le
territoire américain de la base aérienne de Minot, dans le Dakota
du Nord (nord), à celle de Barksdale, en Louisiane (sud).
L’erreur n’a été détectée qu’à l’atterrissage de l’avion. Les
têtes nucléaires auraient dû être retirées avant que les missiles
de croisière ne soient fixés sous les ailes de l’avion. L’incident
est considéré comme le pire acte de violation des règles de
sécurité nucléaire au cours des dernières décennies.
Le général Richard Newton, chef d’état-major adjoint de l’armée
de l’air chargé des opérations, a attribué l’incident, lors de la
conférence de presse, à "une série d’erreurs de procédure sans
précédent".
Ces explications ont mis fin à une enquête de six semaines
conduite par l’armée de l’air sur l’incident.
Le secrétaire à la Défense, Robert Gates, a affirmé jeudi avoir
exigé une enquête élargie pour déterminer si l’incident a dévoilé
un problème sécuritaire encore plus large sur le transfert d’armes.
L’armée de l’air a entrepris des réajustements dont une revue
générale des procédures base par base et a relevé de leurs
fonctions les quatre officiers tenus responsable de l’incident.
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