Vous êtes ici : Armees.Com Actualité Actualité

Etats-Unis : le débat officiel sur l’Irak menacé d’enlisement

publié le mardi 6 février 2007

Le Sénat américain a officiellement ouvert lundi un débat très attendu sur la guerre en Irak. Celui-ci a immédiatement menacé de tourner court en raison d’une bataille de procédure lancée par les alliés républicains de la Maison Blanche.

Ceux-ci cherchent à éviter un cinglant désaveu du président Georges W. Bush. Le débat doit déterminer si oui ou non le Congrès américain, aux mains de l’opposition démocrate au président Bush depuis janvier, est en mesure d’exprimer officiellement son opposition à la nouvelle stratégie pour l’Irak, annoncée le 10 janvier.

« Le Sénat est en désaccord avec le ’plan’ d’augmenter nos effectifs (militaires en Irak) de 21.500 hommes, et appelle le président à considérer toutes les alternatives », proclame un projet de résolution non contraignante soutenu non seulement par l’état-major démocrate, mais par certains des membres les plus respectés du parti républicain, comme l’ex-président de la commission des Forces armées John Warner.

Bien que ce texte soit purement symbolique, et que la Maison Blanche ait prévenu à de multiples reprises qu’il ne l’empêcherait en rien d’appliquer la stratégie annoncée, le risque du désaveu pousse l’état-major républicain à peser de tout son poids pour éviter son adoption.

Le camp républicain a marqué un premier point lundi soir en bloquant la mise aux voix rapide de la proposition Warner. Des négociations en coulisses devraient fixer les conditions de la suite du débat, au plus tard à l’occasion d’un débat budgétaire attendu dans les prochaines semaines.

Les républicains espèrent faire prévaloir une proposition à peu près consensuelle - sauf dans l’aile gauche du parti démocrate - engageant le Congrès à financer les besoins des militaires sur le terrain, dépourvue de tout commentaire sur la stratégie suivie.

Pour l’influent présidentiable républicain John McCain, le plus fervent défenseur du « plan Bush » pour l’Irak, il s’agit surtout d’éviter « un vote de défiance envers les troupes et leur mission ».

SDA-ATS

swissinfo© swissinfo/Radio Suisse Internationale. Droits de reproduction et de diffusion réservés.
Le droit de reproduction accordé à Armees.Com n'est pas cessible.
.
Réagir à cet article : poster un commentaire
:’-)):’-(:-)):-((;-):-):-(:->|-):o)B-):-P:-|:-/:-O

Chroniques Armees.Com

Nos poilus nous ont quitté, que reste-t-il de leur histoire ?

11 novembre 2008. Les Poilus nous laissent le flambeau du souvenir et de la mémoire. Mon Poilu à moi s’appelait Léon. Il avait 58 ans en 1958. J’en avais 8. Il en avait 17 lorsqu’il rejoignit volontairement le champ de bataille de la Grande Guerre. Il me paraissait vieux. Sa (...)

1 | 2 | 3 | 4 | ...Tous