Assurance-vie : des bons rendements en 2007
Source : M.-C. Sonkin (Le Journal des Finances)
Le rendement des contrats en euros est en hausse. Les assureurs ont profité de la remontée des taux d’intérêt en 2007.
En cette rentrée morose, les épargnants ont une bonne raison de se réjouir : les contrats d’assurance-vie en euros, c’est-à-dire à capital garanti, offrent de bons rendements. Les résultats 2007 déjà publiés sont supérieurs à ceux de l’année précédente. Un événement, car depuis une dizaine d’années il fallait se résigner à une érosion lente mais régulière des résultats. Pourquoi ce changement de cap ? Les assureurs ont bénéficié d’un contexte plus favorable grâce aux tensions enregistrées sur les obligations au premier semestre.

Un marché obligataire plus favorable
Pour la première fois depuis de longues années, les gestions ont pu se procurer du papier à un taux comparable à celui des titres arrivant à échéance, acquis dans des périodes de taux élevés. Quant aux contrats plus récents, notamment ceux de la génération Internet qui n’ont pas de gros encours à gérer, ils profitent à plein de cette conjoncture favorable. Certains contrats ont, en outre, bénéficié d’arbitrages judicieux sur les marchés actions. « La première partie de l’année a été plutôt positive, explique Hubert Rodarie, directeur général délégué de la SMAvie BTP, et nous a permis de dégager quelques ressources supplémentaires. »
Par ailleurs, les turbulences de l’été n’ont pas pesé sur les résultats. La crise de liquidités qui a provoqué de vives tensions sur les taux courts a profité aux placements de trésorerie, qui peuvent atteindre un pourcentage significatif du portefeuille des contrats. Enfin, le manque de confiance a engendré des différentiels de taux entre les emprunts d’Etat et les obligations des entreprises privées qui n’ont pas échappé aux gestions les plus opportunistes. Elles ont donc engrangé des titres à haut rendement sans pour autant s’exposer à des risques importants.
Si ces positions n’ont pas encore d’effet sur les rendements 2007, elles sont de bon aloi pour l’année prochaine. Plusieurs sociétés annoncent d’ailleurs tout de suite la couleur, offrant un taux minimal pour 2008. C’est le cas par exemple de la Caisse d’Epargne, qui affiche 4,5 % garantis pour le contrat Nuance 3D, ou encore d’ING Direct, qui propose 5 % en 2008 sur ING Direct-Vie, en outre sans frais d’entrée. Des offres alléchantes, mais qui concernent des montants limités et certaines allocations d’actifs (par exemple, 14.000 euros au maximum chez ING, avec au moins 40 % des sommes investies sur des unités de compte) ou qui sont réservées à une période de souscription très courte (jusqu’au 31 mars seulement pour Nuances 3D).
L’inflation érode les rendements réels
L’année 2007 est donc un bon millésime, mais ces résultats brillants doivent être relativisés car, en taux réel, les rendements apparaissent moins flatteurs. En 2006, les fonds en euros ont rapporté en moyenne 4 %, ce qui, avec une inflation de 1,6 %, laisse à l’épargnant un rendement déflaté de 2,4 %. En partant de l’hypothèse optimiste d’un rendement moyen de 4,30 % pour 2007, le taux réel sera ramené à 1,9 % si l’inflation 2007 reste au niveau estimé par l’Insee à fin novembre sur douze mois glissants, soit 2,4 %.
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Les différents contrats
Pour savoir ce que peut rapporter un contrat d’assurance vie, il faut savoir... de quel contrat il s’agit.
Il en existe en effet deux sortes.
Les premiers sont les contrats traditionnels en euros (les anciens contrats en francs).
Avec eux, votre capital est garanti par l’assureur et est majoré chaque année des intérêts servis par la compagnie. Le rendement dépend de la gestion financière de celle-ci et est en général annoncé une fois l’année achevée.
Les seconds sont des contrats « multi supports », ou en unités de compte.
Ils sont plus larges, car, à l’intérieur du même contrat, vous avez le choix entre plusieurs types de placements différents (chacun est un des « supports » du contrat). En général, il y a ainsi au minimum un fonds ou support en euros - qui fonctionne comme un contrat en euros - et trois profils de gestion : un placement « prudent », qui compte peu d’actions, un support « équilibre », davantage investi en Bourse, et un autre, « dynamique », qui mise, lui, très largement sur les actions.
Si vous investissez votre épargne sur ces profils, votre capital n’est plus garanti : vous pouvez perdre une partie de votre mise. Beaucoup d’assureurs proposent aussi périodiquement des fonds à formule
Enfin, certains contrats multi supports offrent en plus des placements spécialisés (par exemple des Sicav sur les seules actions françaises, américaines...).
Les profils de gestion
Plus les profils détiennent d’actions, plus ils ont souffert ces trois dernières années, en raison de l’effondrement de la Bourse.
En 2004, de nombreux profils Équilibre ont perdu plus de 10%, et certains plus de 15%. Les moins-values dépassaient même 25% sur certains placements dynamiques.
À l’inverse, si la Bourse repartait, cela profiterait davantage aux profils qui comptent le plus d’actions.
Les contrats et les supports en euros
Un temps délaissés, ils connaissent de nouveau un grand succès. Car ils sont sans risque et leurs rendements restent attractifs, même s’ils ont baissé ces dernières années.
Les bons contrats ont encore rapporté entre 5% et 5,50% (net de frais de gestion, mais avant prélèvements sociaux et impôt éventuel) l’an dernier. C’est 2,5% à 3% de plus que l’inflation. Et, surtout, plus que ce que rapportent les autres placements sans risque : 3% net pour le Livret A, environ 2% (avant fiscalité) pour les Sicav monétaires, entre 4% et 4,50% (avant fiscalité) pour une obligation d’État, etc.
Attention, les rendements sont inégaux selon les établissements et les contrats. Les banques sont souvent les moins généreuses : elles servent en général entre 4,50% et 5% seulement.
Prudence aussi sur les multi supports. Beaucoup de leurs supports en euros sont moins rentables que les vrais contrats en euros (y compris chez le même assureur).
Mais il y a de nombreuses exceptions.
Choisir la bonne formule
Si vous souhaitez miser sur la Bourse, il faut opter pour un multi support. Si vous préférez la sécurité, un bon contrat en euros répondra à votre objectif... mais un multi support avec un support en euros performant vous conviendra aussi, avec la liberté en plus. Car, qui sait ? Dans dix ou quinze ans, vous serez peut-être heureux d’avoir d’autres supports d’investissement à votre disposition dans votre contrat
La durée conseillée d’un contrat d’assurance-vie est de huit ans minimum. Mais la baisse de leur rendement est à prévoir ces prochaines années. Il faut donc être particulièrement attentif aux frais sur versement et bien comparer les différentes offres du marché.
Le principal attrait du fonds en euro est la sécurité. Mais la possibilité du contrat multisupport, vous permettra de diversifier votre épargne, en alliant à ces fonds en euros à des fonds plus dynamiques en actions ou en valeurs premières.
Leurs rendements sont variables selon les supports et selon le risque, mais sont largement supérieurs aux fonds en euros. L’avantage de ce type de placement est de s’adapter à la conjoncture, à la hausse ou à la baisse, et aux objectifs du titulaire de contrat. Cependant seuls les investisseurs prêts à prendre des risques placeront leur épargne sur des unités de compte.
2006
De nombreux contrats en euros ont pour la première fois rapporté moins de 4% cette année. Les épargnants doivent se montrer plus sélectifs.
Chaque année, l’assurance-vie, placement fétiche des Français, rapporte un peu moins. C’est la conséquence inéluctable de la chute des taux d’intérêt sur les marchés financiers, depuis plus d’une décennie. Les épargnants s’y sont résignés, mais cette année, en recevant leur relevé de compte, beaucoup d’entre eux ont quand même eu un choc : la baisse est souvent très nette, du moins pour les capitaux investis sur des supports ou contrats en euros
Certains ont perdu - en un an seulement - jusqu’à 0,50%, comme Dynalto chez Maaf Assurances, qui tombe de 4,88% à 4,38%. Et des contrats, traditionnellement réputés pour leurs bons rendements reculent, eux, de 0,30% environ. Celui de l’Afer passe ainsi de 4,75% à 4,41%.
Bien sûr, d’autres résistent mieux ou même se maintiennent. Mais cette baisse généralisée a un effet depuis longtemps redouté par les assureurs, car hautement symbolique : de nombreux contrats, parmi les moins performants, rapportent pour la première fois, moins de 4%. « Globalement, on a le sentiment que la baisse s’accélère sur le marché par rapport aux années précédentes », souligne Laurent Doubrovine, directeur technique et produits « vie » aux AGF.
Pourquoi ? Les compagnies d’assurances disposent en général d’une grande marge de manoeuvre pour piloter à leur guise les rendements d’une année sur l’autre. Elles peuvent notamment faire des « réserves », c’est-à-dire mettre de côté une partie des gains réalisés au cours de l’année et ne les redistribuer aux épargnants que les années suivantes.
Ainsi, elles évitent que les rémunérations ne fluctuent trop d’un exercice sur l’autre. « Ces dernières années, pour continuer à afficher de très bons taux, certaines compagnies d’assurances ont largement puisé dans les réserves constituées dans le passé. Mais, désormais, elles n’en ont plus beaucoup, ce qui les contraint à accepter un recul plus important de leurs rendements », estime Laurent Doubrovine.

Le jeu subtil des « réserves »
A contrario, d’autres assureurs ont préféré se montrer moins généreux ces dernières années. Mais aujourd’hui, leurs réserves sont encore bien garnies, ce qui les aide à maintenir leurs rendements ou du moins à atténuer leur érosion.
Enfin, d’autres compagnies expliquent la modestie des taux servis en 2005, non par les réserves passées, mais par celles engrangées aujourd’hui pour demain ! « Nous avons mis de côté l’équivalent de 0,40% de rendement en 2005, pour préparer l’avenir. Nous avons 8 ans pour le redistribuer aux assurés. Notre objectif est de lisser ainsi les rémunérations des contrats pour les années à venir », explique Christian Oyarbide, président du directoire de Prepar Vie, la filiale d’assurance-vie de la Bred Banque Populaire, qui a servi entre 3,65% et 4,12% l’an dernier sur la plupart de ses contrats.
Les actions à la rescousse
Mais la gestion des réserves n’explique qu’en partie les écarts de performances d’une compagnie à l’autre. Les choix financiers des assureurs, aussi, ont joué. Car 2005 a été une année faste en Bourse, et ceux qui ont investi le plus largement en actions s’en sont félicités.
Celles-ci représentent entre 4% et plus de 10% du portefeuille selon les compagnies. « Nous avons réalisé d’importantes plus-values. Cela nous a permis d’offrir de bons rendements en 2005, et même de faire quelques réserves pour la suite », souligne Didier Ledeur, directeur vie et offre financière chez Azur GMF.
Un groupe qui s’est distingué... en augmentant les rendements servis sur ses contrats phares l’an dernier ! Azur Assurances a porté les siens de 4,50% en 2004 à 4,55% en 2005.
La GMF fait un bond encore plus spectaculaire, puisqu’elle sert aussi 4,55% au titre de 2005, mais contre 4,35% en 2004. Explication : elle a réalisé une fructueuse opération financière grâce à la cession de sa participation dans la foncière française Gecina, rachetée en 2005 par une société espagnole.
De cette avalanche de résultats, les Français peuvent au moins tirer trois enseignements. Un, les meilleurs contrats - ceux qui ont rapporté plus de 4,40% - se trouvent encore aujourd’hui auprès de compagnies d’assurances traditionnelles et des associations d’épargnants. Présentes depuis longtemps en assurance-vie, elles ont constitué l’essentiel de leurs portefeuilles à la belle époque, et détiennent encore des stocks d’obligations anciennes qui rapportent autour de 6% à 8%. Même s’ils s’amenuisent, ils continuent de doper les rendements.
Deux, les banquiers n’ont pas eu la même chance, et sont en outre très gourmands en frais. Leurs contrats figurent au mieux dans la bonne moyenne, et, plus souvent, en queue de peloton.
Trois, les assureurs ne traitent pas tous leurs clients sur un pied d’égalité. Ils sont nombreux à choisir d’avantager un contrat, en général celui qu’ils veulent vendre le plus activement, au détriment des autres. C’est simple : il suffit de répartir inégalement les gains financiers générés par l’ensemble de l’épargne collectée.
Voilà pourquoi, par exemple, aux Caisses d’épargne, le contrat Initiatives Transmission n’a rapporté que 3,85% l’an dernier, alors que Nuances 3D, commercialisé plus activement, sauve l’honneur à 4%. La même mésaventure frappe aujourd’hui aussi souvent les clients titulaires de vieux contrats, qui ne sont plus vendus et que l’assureur sacrifie sans états d’âme.
GLOSSAIRE

Abondement
C’est un versement effectué par votre employeur sur votre Plan d’épargne entreprise (PEE). Le montant de cette aide dépend de sa générosité mais aussi des sommes placées par vos soins sur le PEE. Ce cadeau peut aller jusqu’à trois fois les versements que vous avez effectués, à condition de ne pas dépasser 2 287 euros par an (15 000 francs). Si vous achetez des actions de votre propre société, le plafond passe à 3 430 euros (22 500 francs). À noter que l’abondement ne peut pas dépendre de l’appréciation que porte votre employeur sur votre travail.
Allocation d’actifs
Les professionnels de la finance utilisent cette expression pour vous expliquer (comme le fait tous les mois Le Revenu) qu’il ne faut pas mettre tous ses oeufs dans le même panier. Allouer son capital, c’est donc répartir son épargne entre différents placements afin de réduire les risques et obtenir une rentabilité moyenne régulière dans le temps. Dans le cadre de la gestion d’un portefeuille boursier, l’allocation d’actifs désigne la répartition de l’épargne entre les liquidités, les obligations et les actions. Au sein du compartiment composé exclusivement d’actions, l’argent peut être affecté par zone géographique et par secteur d’activité.
Avoir fiscal
C’est un crédit d’impôt. Pour en bénéficier, il faut être actionnaire d’une entreprise française qui distribue des dividendes. Le montant de l’avoir fiscal correspond alors à la moitié du dividende versé sur votre compte. En pratique, vous déclarez le dividende augmenté de l’avoir fiscal et, ensuite, l’administration déduit ce dernier du montant de votre impôt sur le revenu. Ce mécanisme a été mis en place pour éviter une double imposition des dividendes, déjà taxés au titre de l’impôt sur les bénéfices des sociétés. Si vous gérez votre portefeuille dans le cadre d’un Plan d’épargne en actions, l’avoir fiscal est versé sur votre compte et vous ne déduisez rien de votre impôt sur le revenu.
Bénéficiaire
Désigne la personne qui encaissera le capital de votre contrat d’assurance vie, après votre décès. Il peut s’agir de votre conjoint, d’un enfant, ou de toute autre personne qui vous est particulièrement chère. Pour que cette épargne ne reste pas dans les caisses de l’assureur après votre décès, vous pouvez être tenté d’avertir le bénéficiaire du cadeau que vous lui destinez. Mais, dans ce cas, sachez que s’il l’accepte par avance en se faisant connaître auprès de l’assureur, vous ne pourrez plus jamais changer de bénéficiaire, ni effectuer des retraits, même partiels, sans son autorisation. C’est pourquoi, il est préférable de rester discret sur vos intentions et de désigner votre bénéficiaire par testament rédigé chez le notaire. Vous serez ainsi à l’abri des mauvaises surprises.
Capitalisation
La retraite par capitalisation est une formule d’épargne individuelle où chacun accumule de l’argent dans son coin en vue de la constitution d’un capital. Cette épargne peut être placée sur différents supports, dont l’assurance vie. La retraite par capitalisation se définit par opposition à la retraite par répartition, système dans lequel les cotisations des salariés et des travailleurs indépendants servent à payer les pensions versées aux retraités actuels.
Frais précomptés
L’assurance vie est un placement performant. Toutefois, des compagnies commercialisent encore des produits très pénalisants pour votre épargne. Ces contrats dit « à frais précomptés » prélèvent, à la souscription, les frais sur tous les versements à venir. Ainsi, les cotisations de la première, et parfois même de la deuxième année, servent à payer les commissions de l’assureur et du vendeur. Et la capitalisation ne débute que la deuxième, voire la troisième année. Concrètement, les frais précomptés réduisent le rendement de votre épargne. Et si vous voulez récupérer votre capital avant terme, vous risquez de percevoir une somme inférieure à celle de vos versements. Avant de signer votre contrat, redoublez donc de vigilance. Le précompte se rencontre surtout dans les contrats à versements périodiques d’une durée d’au moins dix ans et qui sont dédiés à la retraite.
Liquidité
C’est la possibilité de récupérer son argent. Ainsi, le Livret A, le Livret Bleu et le Codevi sont parmi les placements les plus liquides du marché, car vous pouvez effectuer des retraits à tout moment sans aucune pénalité. En revanche, si vous détenez des parts de SCPI ou des actions de sociétés non cotées et que vous souhaitez les vendre rapidement, vous serez sans doute obligé d’accepter une forte décote par rapport à leur valeur réelle. Ces produits sont donc peu liquides. Par extension, la liquidité d’une action cotée en Bourse correspond au volume de transactions journalier, c’est-à-dire au nombre de titres qui changent de mains au cours d’une séance de Bourse. Plus une action est liquide et plus vous pouvez être réactif. En effet, si le volume d’échanges est important, il est facile d’acheter (ou de vendre) à un cours limite que vous avez fixé et pour la quantité voulue. À l’inverse, les titres peu liquides peuvent voir leur cotation suspendue plusieurs heures par Euronext, l’organisateur du marché parisien. C’est ce qui arrive lorsque le nombre des acheteurs et des vendeurs est très déséquilibré.
Mandat de gestion
Terme juridique qui désigne le contrat que vous signez quand vous confiez la gestion d’un logement locatif ou d’un portefeuille boursier à un professionnel. Plus ou moins réglementés selon les métiers, ces contrats sont à l’origine de nombreux litiges. Pour éviter les problèmes, le rôle du professionnel, sa commission et la nature de la gestion que vous souhaitez doivent être clairement définis. Dans le cadre de la gestion d’un portefeuille de valeurs mobilières, précisez ce que vous entendez par une gestion prudente, équilibrée ou dynamique. Si ces conditions sont remplies, le mandat de gestion vous évitera de gérer vous-même votre argent et vous fera bénéficier de l’expertise d’un professionnel, ce qui, a priori, doit vous permettre d’obtenir une rentabilité plus élevée
Prélèvement Libératoire
C’est une retenue à la source directement versée à l’administration fiscale par l’établissement financier qui détient votre placement. Le taux de ce prélèvement est identique pour tous les contribuables. Concrètement, pour les revenus de certains placements (super-livrets, comptes à terme, obligations...), vous avez le choix entre un prélèvement libératoire à 25 % ou l’impôt sur le revenu. Sachant que, dans ce dernier cas, vous serez aussi soumis à un prélèvement social de 10 %. Le choix entre ces deux options dépend de votre niveau d’imposition. Plus il est élevé et plus vous avez intérêt à opter pour le prélèvement libératoire. Si vous optez pour ce régime fiscal facultatif, vous devez l’indiquer à votre banquier.
Renonciation
Après avoir souscrit un contrat d’assurance vie, vous disposez d’une période de trente jours pendant laquelle vous pouvez revenir sur votre décision. Si c’est le cas, vous récupérerez l’intégralité des sommes versées. Pendant ce « délai de renonciation », l’assureur a le choix entre placer votre épargne en Sicav monétaires ou l’investir directement sur les marchés boursiers, en respectant l’option de gestion que vous avez déterminée avec lui. Les compagnies qui investissent directement les fonds collectés assument le risque de rétractation du souscripteur. Si les marchés boursiers chutent, par exemple de 10 %, avant l’expiration des trente jours, l’assureur prend cette perte à sa charge en cas de renonciation de l’épargnant.
Usufruit
Lors d’une succession, il arrive qu’il y ait un démembrement de propriété. Cette opération consiste à séparer deux droits qui sont normalement réunis : l’usufruit, c’est-à-dire le droit d’usage d’un bien (pour un logement, l’habiter ou le louer pour recevoir des loyers), et la nue-propriété, qui est un droit futur à la pleine propriété au décès de l’usufruitier. Le démembrement de propriété est aussi une technique de défiscalisation. En donnant, par exemple, la nue-propriété de votre habitation à votre enfant, vous pouvez continuer à vivre chez vous tout en allégeant les droits à payer. L’économie d’impôt varie en fonction de l’âge du donateur. Si vous avez entre 50 et 60 ans, la base taxable d’un bien transmis en nue-propriété est égale à sa valeur réelle moins 30 %. Et, au décès de l’usufruitier, le nu-propriétaire récupère la pleine propriété du bien sans payer d’impôts.
Volatilité
C’est un indicateur de risque d’un titre coté en Bourse ou d’une Sicav. Plus la volatilité d’une action est grande, plus elle est spéculative. En terme technique, la volatilité est l’amplitude de la variation d’un cours pendant une période donnée. Les statisticiens parlent de variance ou d’écart type. À titre d’exemple, la volatilité moyenne des Sicav actions françaises a été légèrement supérieure à 22 % en 2000, avec des écarts considérables entre les fonds, puisque les moins risqués affichaient une volatilité inférieure à 5 %, contre plus de 40 % pour les plus risqués. Ce qui ne veut pas dire que ces derniers sont moins bons. Ils s’adressent simplement à une catégorie d’épargnants qui acceptent de prendre des risques dans l’espoir de réaliser des gains plus importants.
Valeur liquidative
Désigne le prix d’une part de Sicav ou de FCP. Ce prix intègre les frais de gestion, mais il ne comprend pas les frais d’entrée sur les versements ni les frais de sortie. Pour déterminer la somme à débourser lors de la souscription de parts de Sicav, vous devez tenir compte des frais d’entrée, souvent négociables, compris entre 0,5 et 5 % de la valeur liquidative. Quand vous souhaiterez revendre vos parts, vous devrez déduire du montant de votre épargne les frais de sortie, heureusement de plus en plus rares. Plus le potentiel de gain du fonds est faible et plus vous devez accorder d’importance aux frais. Payer 3 ou 4% à l’entrée d’une Sicav actions est plus acceptable que 3 ou 4% à l’entrée d’une Sicav monétaire.