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Des militaires français "cobayes" des essais nucléaires ?
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Les cobayes du nucléaire militaire français : l’Etat en accusation
Histoire classique, un journal déterre un rapport réputé secret, très secret,tellement secret qu’on le trouve dans les archives d’un grand journal datant de 1998, rapport aux allégations pas sympas. Des soldats auraient été volontairement exposés aux radiations des tirs nucléaires afin d’en tester les effets sur du « matériel » humain. Volontaires ?! Pour faire des châteaux de sable au point zéro d’un impact de bombe atomique... Mais étaient-ils volontairement éclairés par le commandement sur les risques ? Il y a une "petite" différence entre les deux termes.
C’était dans les années soixante.
Nous savons parfaitement que nous parlons de faits datant de près d’un demi siècle et dont l’observation et le recul scientifique de l’époque, quinze années après la désastreuse première utilisation sur des populations n’était pas médicalement documenté comme il l’est aujourd’hui. Encore que, Pierre et Marie Curie étaient passés par là pour la préinformation... Les puissances nucléaires naissantes d’alors étant guère enclines à partager les informations sensibles concernant l’atome militaire et leurs respectives expositions de soldats aux feux nucléaires pour voir « comment ça faisait et si le soldat pouvait toujours se servir de son glaive sans se vider de ses substances combattantes », alors chacune organisait ses petites manœuvres au points zéro de leurs explosions. Les médecins militaires ne pouvaient pas ne pas ignorer les conséquences - ils avaient tout de même entendu parlé des conséquences des bombardements d’ Hiroshima et de Nagazaki - mais chut...
Par Jacques Trappler
C’est l’attitude d’aujourd’hui qui pose problème en refusant la vérité aux militaires et personnels civils jadis exposés, et en niant la réalité des tests en tant que tels.
Il est clair - et ce n’est pas à la décharge du commandement et de l’exécutif d’alors - qu’il était important de connaître tous les effets de cette arme, y compris sur la capacité opérationnelle de troupes ayant été au contact du point zéro et exposés aux radiations résiduelles. A 45 ans de distance de la bataille de Verdun pour les premiers essais, le soldat était toujours de la chair à canon.
Ce rapport n’existe pas ?
En tout cas notre ministre de la défense n’en a pas eu connaissance. Ces tests sont censés ne jamais avoir eu lieu.
Le rapport (source : le Parisien) ferait état d’une exposition destinée à
« étudier la réoccupation d’une position touchée par une explosion nucléaire".
Il est à espérer que les responsables se soient eux-mêmes exposés aux radiations dont la réelle appréciation de nuisance médicale n’était pas démontrée à l’époque. Ce rapport, toujours, fait état de soldats des forces françaises en Allemagne ainsi exposées dans le but
« d’étudier les effets psychologiques et physiologiques produits sur l’homme par l’arme atomique".
Ces soldats auraient été appelés à manœuvrer à moins de 300 mètres du point d’impact de la bombe sans que l’on observe d’incapacité opérationnelle. On peut se demander très sérieusement si les résultats de telles études, déjà conduites par les Américains auraient pu être partagées ? On peut en douter, connaissant les rapports houleux du général avec l’oncle Sam.
Si ce rapport existe…
Ce qui gène dans cette affaire c’est qu’encore une fois, l’on ait tenté de nier, de minimiser, et de mentir sur le fond de l’affaire alors que les USA et les Britanniques ont pris et assumés leurs responsabilité en la matière. Les dommages corporels de ces soldats qui se sont baladés au points d’impacts nucléaires - des témoignages très précis - ont été indignement longtemps ignorés par un État commanditaire. La raison d’Etat fait bien mauvais ménage avec la santé de ses soldats.
De la reconnaissance
La dissuasion nucléaire a coûté des milliards pour que nous préservions notre sécurité, donnons à ces hommes et ces femmes la part qui leur revient pour adoucir leur peine et surtout leur rancœur envers un Etat qui les aurait pris pour des souris, cachant volontairement aux volontaires exposés le danger encouru.
"Un homme qui n’a pas de considération pour les besoins du soldat ne devrait jamais le commander" Napoléon
9 commentaires pour cet article
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Jean-Claude Périat 19 juin 21:10
Tous ces témoignages me donnent rétrospectivement la chair de poule car moi aussi j’ai bien failli devenir un "cobaye" de ces essais nucléaires français. Voici les circonstances : j’étais un engagé volontaire dans l’armée de l’air qui s’est porté volontaire pour le commando de l’air qui a été reconstitué en 1962 sur la base de Bremgarten en RFA. Lorsque le terme de mon contrat est arrivé à terme, fin 1963, j’ai fait mon circuit départ. Mon capitaine m’a reçu à cette occasion et a tout fait pour essayer de me convaincre de "rempiler" me disant que le commando avait été désigné pour aller surveiller les nouvelles installations nucléaires du Pacifique. Il m’a dit de réfléchir , que cela serait l’aventure de ma vie etc...et de lui donner une réponse le lendemain. Bien sûr j’étais très tenté par les clichés que véhiculaient les mers du Sud. Au cours de la nuit j’ai beaucoup réfléchi, pesé les arguments pour et contre sans vraiment arriver à me déterminer. Finalement je me suis souvenu (comme quoi la lecture a du bon) que les soviétiques avait déployé et fait manoeuvrer une division de pauvres types dans le périmètre immédiat d’un tir nucléaire afin d’en étudier toutes les conséquences aussi bien tactiques que physiques. J’ai subitement pris conscience que ce qui était arrivé aux soldats russes pouvait très bien se reproduire avec des bidasses français tout aussi méprisés. J’ai donc dit fermement non à mon capitaine qui a tenté de revenir à la charge mais je suis resté ferme. Ma carrière militaire s’est donc terminée à ce moment précis avec le grade de caporal chef. Maintenant, après tout ce que j’ai lu, ces maladies terribles qui ont affecté les anciens, je suis vraiment content de ne pas être parti à Mururoa. Question qui me taraude l’esprit depuis des décennies : Quelqu’un pourrait-il me dire si le commando de l’air qui est devenu par la suite une compagnie de fusiliers de l’air est bien parti en mission là-bas ? Je serais enchanté si un ancien de mon commando, (mais pas forcement), pouvais me répondre à ce sujet.
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tolcar 14 mars 11:15
j’ai oublié de préciser les dates ...REGGAN et BOUSFER en ALGERIE 1968/1969 ... Polynésie " Française "... PUKAPUKA 1970....TOTEGEGIE début 1971 ... TUREIA 1971 et 1972 ...j’ai donc connu 3 ans ( campagnes de tirs ) aériens dont certains ont eu de retombées graves sur les sites ou j’étais ... je me souviens de celui d’ ENCELADE du 12/06/1971 ou dans la nuit la sirène du SMSR a sonné lors de pluies importantes ....il a fallu coupé l’alarme .... il faut savoir que l’eau utilisée pour la vie de tout les jours !!!! c’était l’eau de pluie .... le lendemain aucune précaution de prise la vie continuait normalement .... pêche ...douche ...cuisine ...etc ... je n’ai jamais eu ni porté de dosimètre ni de vêtements spéciaux .... TUREIA se trouve a 100 KMS des essais....
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Gérard JOYON 13 mars 14:53
Je voudrais dire que sur ce site( Armées.com .)concernant l’histoire militaire on parle du CEP (essais nucléaires Polynésie). II est écrit par des intervenants (qui ne connaissent rien) que lors des campagnes de tir c’était le 5 ème RE qui était présent.Ce n’est pas juste.
Je voudrais faire une correction capitale.
Le 1er octobre1963 fut créé le 5 ème RMP .Régiment Mixte du Pacifique.De ce fait ce Régiment GENIE LEGION ne doit pas être oublié et ce serait un comble car il fut , peut on dire le principal acteur pendant les explosions aériennes et jusqu’en 84 pendant les souterraines. Soit 21 ans.Ce ne fut que par la suite que fut créé
Le 5 ème RE comprenant d’ailleurs bon nombre de militaires non issus de la LEGION notamment aux "trans".
Ne voyons pas la Légion partout , (j’y fus cadre)
Le 5 ème RE fut dissout le 30 juin 2000.
Le 5 ème RMP n’a jamais connu la métropole et il est bien la plus grosse emblème de l’Armée de Terre, des essais AU PACIFIQUE.Rendons à César ce qui appartient à César, et la vérité qui appartient à l’histoire. Alors de toujours lire ces contre vérités, cela peut hérisser.
Je sais de quoi je cause , j’ étais Sous Officier au 5 ème RMP.
GERARD JOYON -
Gérard JOYON 13 mars 12:12
Je voudrais , « jeunes de la relève » que vous sachiez que nous, il y a 40 ans avons servi la France pour qu’elle est cette actuelle force de dissuasion nucléaire.
Mais voilà, aujourd’hui , comme depuis 50 ans l’ETAT ment, continue à mentir.
Nous sommes rejetés, reniés, trahis par tous les gouvernements successifs.
Dans les services de pensions(LA ROCHELLE) des sbires à la solde du Ministère de la Défense et de son acolyte le CEA nous perdent les dossiers, trafiquent les informations en écrivant des mensonges dignes de la COREE du NORD.
Je ne peux ici sur ce forum vous donner le détail complet , mais c’est une honte.
Si de telles allégations étaient faites par un citoyen "lambda" il serait vite puni pour fausse déclaration.
Par ailleurs des officiers supérieurs attendant que la loi d’indemnisation arrive pour pouvoir en profiter se permettent « de faire écrire » des contre vérités en utilisant le mensonge pour démonter votre dossier .
Ce pays s’appelle t’ il France ?
Honte à tous ces gens qui nient la réalité pour continuer à toucher leurs confortables retraites en restant politiquement corrects.
Bande de menteurs qui sont capables de laisser traîner des dossiers en faisant croire qu’ils sont à l’étude.
Jeunes Soldats de maintenant , nous sommes trahis par notre ETAT.
Lisez bien tous ce que mes frères ont ci-dessus, écrit.
Actuellement je me bats pour prouver de par devant un tribunal de pensions que j’étais à tel endroit,,à telle date .
Pour expliquer que les matériels n’étaient pas décontaminés .
Pour expliquer que la plupart des soldats et marins n’avaient pas de dosimètres.
Pour expliquer que le livre pondu par le gouvernement il y a 2 ans est empli de contre vérités.
Des chiffres y sont trafiqués.
Même en apportant des preuves photographiques le Ministère continue, tel un voyou à nier l’évidence.
C’est absurde certes, et cela dénote l’immense bêtise de tous ces fonctionnaires négationnistes .
Mais surtout, c’est grave.
C’est cracher sur les tombes de mes frères d’armes.
C’est rire à la tête de leurs veuves .
Aimez votre FRANCE , la relève !
Mais méfiez vous, car ils n’ont honte de rien ces individus, et vous serez vite
oubliés !
Vive la France
Vive mon DRAPEAU
O, toi Sali par tant de vilainies.Gérard JOYON
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tolcar 12 mars 18:27
bonjour
j’ai fais regganne avec sa fermeture et bousfer algérie.... ensuite PF ...PUKAPUKA ....TOTEGEGIE îles Gambier ...et enfin TUREIA ...aucune protection de prévue ni infos ... j’étais militaire météorologiste de l’armée de l’air...rien ni personne n’a parlé du danger....
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