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La sécurité alimentaire sera « sérieusement compromise » par le réchauffement climatique, avec 80
à 200 millions de personnes supplémentaires confrontées à la
famine d’ici 2080, a déclaré vendredi le Groupe d’experts
intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).
Dans un rapport publié à Bruxelles à l’issue de ses travaux de
cinq jours destinés à discuter des impacts du changement
climatique, le GIEC, créé par l’ONU en 1988, a indiqué que le
Sahel, l’Afrique orientale et australe seraient les premières
victimes des impacts.
Les récoltes pourraient diminuer dans certains pays africains
de 50% en 2020 et même de 90% en 2100. Or, l’agriculture
représente jusqu’à 70% du produit intérieur brut pour certaines
nations, sans compter les revenus d’appoint pour de nombreuses
familles.
Par ailleurs, le changement climatique va exacerber les
pénuries d’eau en Afrique, handicapée par la pauvreté endémique et
le manque d’infrastructures institutionnelles, selon le groupe
d’experts.
Selon l’ONU, avec 2°C supplémentaires en moyenne sur la planète,
jusqu’à 600 millions de personnes seraient exposées à des pénuries
d’eau aggravées en Afrique d’ici 2080, surtout en Afrique du Nord
et en Afrique australe, contre 300 millions aujourd’hui.
Le groupe d’experts note la « faible capacité d’adaptation » de
l’Afrqiue au changement climatique, et craint que les stratégies
mises en place localement "seront probablement insuffisantes pour
contrer des stress supplémentaires".
xinhuanet
©
Xinhua. Droits de reproduction et de diffusion réservés.
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