Rangoun - Des zones de Birmanie sont encore inaccessibles dix jours après le cyclone Nargis. Le régime entend toutefois toujours contrôler la distribution des secours étrangers, ont indiqué des médias officiels.
« Il y a encore des zones où les responsables concernés ne peuvent se rendre », a déclaré le quotidien New Light of Myanmar, contrôlé par le gouvernement des généraux. Il cite le ministre de la Planification nationale et du Développement économique qui s’adressait à des diplomates étrangers.
Le rythme d’arrivée des secours en faveur des sinistrés du cyclone Nargis s’est un peu accéléré dimanche en Birmanie. Les volumes sont cependant loin d’être suffisants et des équipes étrangères restent confrontées à des difficultés logistiques et administratives, a indiqué l’ONU.
Le bilan officiel provisoire de l’une des pires catastrophes naturelles de l’histoire récente s’est alourdi à 28’458 morts et à 33’416 disparus. Des diplomates évoquent plus de 100’000 victimes.
Le commissaire européen à l’aide humanitaire veut discuter immédiatement de la situation humanitaire en Birmanie après le cyclone. Il a appelé à une réunion d’urgence des ministres de l’aide au développement de l’UE mardi à Bruxelles.
La réunion « d’urgence » est rendue nécessaire « compte tenu de l’ampleur massive des destructions et des besoins provoqués par le cyclone Nargis, et compte tenu de la volonté des autorités birmanes d’accepter l’aide internationale ».
SDA-ATS
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