AP - Des accrochages entre l’armée régulière et des militaires dissidents proches du général déchu Laurent Nkunda ont repris lundi dans la province du Nord-Kivu, dans l’est du Congo, après une semaine et demie de repli consécutif au cessez-le-feu négocié par la Mission des Nations unies au Congo.
Dans le même temps, le Haut commissariat aux réfugiés des Nations unies a annoncé que le nombre de villageois déplacés dans la région a dépassé les 300 000, son plus haut niveau depuis trois ans.
Les insurgés ont lancé des attaques sur trois positions gouvernementales, notamment à Ngungu où les accrochages ont cessé, à Karuba où ils n’ont pas réussi à les déloger, et à Kichanga.
Ces villages se situent dans le territoire de Masisi, à environ 70 km au nord-ouest de Goma, chef lieu du Nord-Kivu.
La Mission des Nations unies a confirmé ces affrontements, mais estime que le cessez-le-feu n’est pas rompu.
Le bilan des accrochages n’était pas encore connu.
La province du Nord-Kivu est le théâtre depuis une dizaine d’années de violences impliquant des milices locales, des soldats renégats, l’armée et des rebelles armés issus de l’Ouganda et du Rwanda voisins. Depuis la fin d’une guerre de quatre ans en 2002, le gouvernement tente de ramener la stabilité dans la région. Presse Canadienne
.