Face à la recrudescence des violences en Somalie, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a exprimé vendredi son opposition au déploiement d’une force onusienne de maintien de la paix dans le paix et s’est plutôt prononcé pour l’envoi d’une force multinationale ou une coalition de pays volontaires.
En août, le Conseil de sécurité des Nations unies avait confié à Ban Ki-moon la tâche de préparer le possible déploiement d’une force onusienne chargée de remplacer la force de l’Union africaine (UA) actuellement en place en Somalie.
Mais, vendredi, le secrétaire général a estimé, dans un rapport devant le conseil, qu’« en vertu de la situation politique et sécuritaire (...) le déploiement d’une opération de maintien de la paix des Nations unies ne peut être considéré comme une option réaliste et viable ».
« Etant donné la situation complexe au niveau de la sécurité en Somalie, il serait plutôt conseillé de réfléchir à d’autres options en matière de sécurité, telles que le déploiement d’une force multinationale robuste ou une coalition des volontaires », a-t-il ajouté.
La Somalie n’a connu que peu de répit depuis décembre dernier et l’entrée dans Mogadiscio des troupes somaliennes, appuyée par l’armée éthiopienne, qui ont chassé du pouvoir les miliciens de l’Union des tribunaux islamiques. Les combats ont récemment repris, notamment dans la capitale Mogadiscio, forçant plusieurs centaines de milliers de personnes à quitter la ville.
L’ONU a autorisé en février l’Union africaine à envoyer une force de 8.000 hommes pour rétablir le calme dans le pays, mais seulement 1.800 soldat ougandais sont actuellement sur le terrain. Vendredi, Ban Ki-moon a exhorté la communauté internationale à apporter une aide logistique et des fonds afin de permettre le déploiement total et rapide de l’ensemble de la force de l’UA.
L’UA souhaite l’envoi d’une force onusienne pour remplacer la mission actuelle, dont le mandat expire en février prochain. Mais plusieurs pays du Conseil de sécurité exigent une paix durable en Somalie avant l’envoi de troupes onusiennes.
La Somalie n’a connu aucun gouvernement stable depuis le renversement en 1991 du dictateur Mohamed Siad Barré par des seigneurs de guerre qui se sont ensuite affrontés, plongeant ce pays de la Corne de l’Afrique de sept millions d’habitants dans le chaos et la pauvreté.
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