Des miliciens islamistes présumés ont attaqué un convoi militaire samedi, tuant six soldats, tandis qu’à Mogadiscio des affrontements entre miliciens et forces éthiopiennes a causé la mort de deux civils, selon des témoins et la police somalienne.
Ces deux attaques viennent conclure une semaine qui aura vu une des pires recrudescences de violence de ces derniers mois : au moins 38 personnes sont mortes en trois jours, les miliciens islamistes ayant juré de se venger de la mort d’un de leurs chefs, Hashi Aden Ayro, chef de la milice Al-Shabab, tué la semaine dernière dans un bombardement américain.
L’attaque contre le convoi a eu lieu près de Wanla-weyn, 110 km au sud de Mogadiscio. Elle visait un groupe de gardes du corps des ministres des Finances et de l’Intérieur, selon le chef de la police locale Ali Aden Ali. Le bilan est de quatre morts et deux blessés.
A Mogadiscio, les insurgés ont encerclé un véhicule de l’armée éthiopienne, présente dans le pays depuis qu’elle y est intervenue pour chasser les tribunaux islamiques qui y avaient pris le pouvoir. La confrontation a dégénéré en bataille rangée, selon des témoins, et deux civils sont tombés sous les tirs de mortier.
Déjà, vendredi, les insurgés avant attaqué une base militaire jouxtant le palais présidentiel à Mogadiscio, la bataille faisant au moins six morts et 13 blessés. La veille, ils s’était brièvement emparés du siège de la police dans la capitale, au prix de 11 morts.