Les Etats parties à la
Convention sur les armes biologiques se réunit à Genève du 20
novembre au 8 décembre 2006 pour le sixième examen régulier du
traité.
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) profitera de
cette occasion pour appeller les Etats à réaffirmer l’objectif
ultime de la Convention - "exclure totalement la possibilité de
voir des agents bactériologiques (biologiques) ou des toxines être
utilisés en tant qu’armes" - et à prendre des mesures
supplémentaires pour faire en sorte que cet objectif soit atteint,
selon un communiqué du CICR publié lundi.
Le CICR demandera instamment aux Etats d’engager un dialogue
avec toutes les parties concernées et de favoriser la coopération
en vue de prévenir l’emploi d’agents biologiques et de toxines à
des fins hostiles, indique le communiqué.
La Convention sur les armes biologiques, adoptée en 1972,
interdit la mise au point, la fabrication et le stockage d’armes
biologiques et réaffirme la prohibition de leur emploi énoncée
dans le Protocole de Genève de 1925. Ces deux traités codifient la
norme de droit humanitaire coutumier qui interdit l’emploi, à la
guerre, de poisons, de toxines et de gaz, explique le CICR dans le
communiqué.
Face aux progrès rapides accomplis dans les domaines des
sciences de la vie et de la biotechnologie, le CICR souligne que
pour la sécurité de l’humanité, il est indispensable que les états
prennent des mesures vigoureuses afin que ces avancées ne soient
pas utilisées à des fins hostiles, souligne le communiqué.
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