Mieux faire connaître le métier de soldat
Il s’agit de faire découvrir l’environnement du métier de soldat et ses spécificités. Le site présente les métiers au travers de fiches synthétiques et de témoignages vidéo (téléchargeables) abordant aussi bien l’exercice du métier avec ses attraits et ses contraintes que les missions.
Mieux faire connaître les parcours professionnels
Le site offre la possibilité d’élargir ses connaissances sur les parcours
« Lorsque vous vous engagez, nous nous engageons. »
C’est bien la promesse faite à tous les jeunes qui auront décidé de rejoindre l’armée de terre.
Une promesse professionnelle
formation ;
évolution ;
promotion sociale ;
accompagnement lors du retour à la vie civile.
Une promesse émotionnelle
aventure ;
ouverture aux autres, sur le monde ;
partage de valeurs : dépassement de soi, esprit de corps, rigueur, disponibilité, engagement au service des autres, etc.
L’armée de terre recrute à tous les niveaux
Qu’ils aient toujours été attirés par le métier militaire ou qu’ils viennent chercher une première expérience professionnelle « hors du commun », les candidats au recrutement se voient proposer quatre grandes familles de métiers :
Les métiers de la mêlée regroupent toutes les spécialités liées au combat direct. L’infanterie, l’arme blindée cavalerie et, dans une moindre mesure, le génie, sont les armes qui réunissent le plus grand nombre d’entre eux. La palette des métiers proposés couvre des spécialités comme tireur mortier, tireur anti-char, opérateur radio, tireur d’élite, combattant…
Les métiers des appuis comptent également un grand nombre de métiers spécifiquement militaires car la mission des appuis est de faciliter le combat de la mêlée. Il s’agit, par exemple, de l’artillerie, de l’aviation légère de l’armée de terre ou encore du génie. Ils comportent de nombreuses spécialités assez proches du secteur civil : conducteur d’engins, dessinateur BTP, électromécanicien, mécanicien hélico…
Les métiers du soutien s’articulent autour des fonctions de la maintenance du matériel et de l’approvisionnement en vivres, pièces détachées ou carburant. Ils couvrent également certaines spécialités liées au secours aux personnes. Ils font appel à des spécialistes de la mécanique, de la logistique, des produits pétroliers et du service médical (conducteur super poids lourd, motard, aide mécanicien, auxiliaire sanitaire…).
Les métiers de l’administration offrent de nombreuses possibilités comme secrétaire, agent comptable, magasinier, boulanger, frigoriste, cuisinier, pâtissier…
Un métier aux 400 spécialités
Les 400 métiers qu’offre l’armée de terre ont en commun une double spécificité : militaire et spécialiste. Certains, comme une majorité des métiers de l’infanterie, sont plus spécifiquement militaires ; d’autres, comme les métiers administratifs ou techniques, sont davantage d’essence civile.
Ces 400 métiers sont répartis en une trentaine de spécialités dont les principales sont les suivantes :
les métiers de l’infanterie ;
les métiers des blindés ;
les métiers de l’artillerie ;
les métiers du combat et des techniques du génie ;
les métiers des travaux d’opération d’infrastructure ;
les métiers de l’aéronautique ;
les métiers de la défense nucléaire, biologique et chimique ;
les métiers du transport et de la logistique ;
les métiers de la maintenance ;
les métiers du renseignement et de la guerre électronique ;
les métiers des télécommunications ;
les métiers de l’informatique ;
les métiers de la gestion des ressources humaines ;
les métiers de la gestion, de la comptabilité et des finances ;
les métiers de l’hôtellerie, restauration collective ;
les métiers de la santé…
Soldat : 1 métier aux 400 spécialités
Ces spécialités sont à découvrir de façon exhaustive sur le site :
www.recrutement.terre.defense.gouv.fr
Les militaires du rang
Les militaires du rang constituent le cœur de l’armée de terre et se répartissent en deux catégories :
les engagés volontaires de l’armée de terre (65 000 EVAT) ;
les volontaires de l’armée de terre (5 500 VDAT).
Les uns comme les autres assument les mêmes missions et sont soldats quel que soit le métier exercé, d’essence civile ou non. Recrutés de sans qualification au niveau Bac/Bac+1, parmi les Françaises et Français de 17 ans et demi à 29 ans pour les EVAT, et 26 ans pour les VDAT, ils constituent le personnel « d’exécution » de l’armée de terre et se verront proposer différents parcours en fonction de leurs qualifications, de leurs résultats aux tests d’évaluation et de sélection, et de leur motivation.
Le contrat initial d’un EVAT est de trois ou cinq ans, renouvelable jusqu’à 25 ans de service. Les meilleurs EVAT, en particulier les bacheliers, peuvent devenir sous-officier. Ainsi, 50 % des sous-officiers de l’armée de terre sont issus des militaires du rang.
Le contrat initial d’un VDAT est d’un an, renouvelable quatre fois, mais rares sont ceux qui renouvellent au-delà d’un an. La plupart demandent à souscrire un contrat EVAT à partir du 10e mois de service.
Les métiers offerts aux militaires du rang (MDR) sont nombreux, variés, et de plus en plus techniques : combattant en unité d’infanterie, parachutiste, pilote d’engin blindé, conducteur PL1 ou SPL2, aide mécanicien, opérateur radio, secrétaire, tireur missile, etc. Près de 50% d’entre eux sont transposables dans le secteur civil.
Les sous-officiers
Véritable « colonne vertébrale » de l’armée de terre, le corps des sous-officiers est chargé à la fois de la formation et de l’encadrement des militaires du rang, et de la mise en œuvre des systèmes d’armes dédiés à la défense du pays. En France, 45% des sous-officiers de l’armée de terre sont directement recrutés à partir du civil, la majorité étant constituée d’anciens engagés volontaires ayant bénéficié d’une promotion interne suivie d’une formation.
Deux possibilités existent pour devenir sous-officier :
La voie directe, ouverte sur dossier aux Françaises et Français âgés de 18 à 25 ans, de Bac à Bac+2, qui, après les tests de sélection, intègrent l’Ecole nationale des sous-officiers d’active (ENSOA) de Saint-Maixent (Deux-Sèvres) pour un stage de huit mois de formation militaire générale avant de rejoindre l’école de leur spécialité pour une période de 3 à 37 mois selon leur filière. 38 spécialités leur sont proposées, du combat blindé à la maintenance technique ou mécanique, en passant par l’informatique, le renseignement, la gestion des ressources humaines, la santé, la logistique ou encore pilote d’hélicoptère ;
La voie semi-directe ou tardive, ouverte aux meilleurs EVAT, qui alimente 50% du corps des sous-officiers.
Les meilleurs d’entre eux ont la possibilité de devenir officier, par voie de promotion interne, après une formation à l’Ecole militaire interarmes (EMIA), à Coëtquidan, ou en intégrant « rang », sur proposition, après un certain nombre d’années de service et une bonne notation.
Attention : désormais, un bachelier désirant devenir sous-officier passera une batterie de tests. Suivant ses résultats, il pourra lui être proposé de commencer comme militaire du rang, avec la possibilité de devenir sous-officier, ou comme sous-officier, avec la possibilité de devenir officier. Ainsi, les tests de sélection avant l’engagement et la première expérience professionnelle en régiment seront déterminants pour son parcours professionnel.
Les officiers
Les officiers de carrière
Depuis deux cents ans, l’école spéciale militaire (ESM) de Saint-Cyr recrute et forme chaque année les officiers de recrutement direct de l’armée de terre. Grande école du commandement, elle propose, durant trois années, un enseignement pluridisciplinaire comprenant la formation à l’exercice du commandement, l’acquisition d’une culture générale étendue de niveau bac+5 ainsi qu’un entraînement physique soutenu. Les élèves étaient, jusqu’à peu, recrutés uniquement sur concours au sortir de classes préparatoires ou de certains diplômes d’études supérieures. Pour diversifier le profil de ses cadres, l’armée de terre a fait le choix d’ouvrir depuis trois ans de nouvelles voies d’accès pour cette prestigieuse école.
Les concours « classe prépa » et Bac + 3
Quatre concours permettent d’intégrer l’ESM. Il s’agit des concours « sciences », « lettres », « sciences économiques et sociales » et « diplômés de l’enseignement supérieur ». L’âge requis est de moins de 22 ans au 1er janvier de l’année du concours. Les trois premiers concours se présentent après avoir suivi une classe préparatoire respectivement scientifique, littéraire ou économique. Le quatrième est ouvert aux candidats titulaires de certaines licences. A l’issue des trois années de scolarité, les élèves reçoivent une formation complémentaire dite « d’application » durant un an, dans l’école de la spécialité qu’ils choisissent, en fonction de leur classement à l’issue des études.
Admission sur titre à bac+5
Depuis 2001, un recrutement sur titre a été mis en place. Il concerne les jeunes âgés de moins de 25 ans au 1er janvier de l’année de leur candidature, issus des grandes écoles ou titulaires d’un diplôme du 3e cycle de l’enseignement supérieur. Admis sur titre après avis d’une commission de recrutement nationale, ces jeunes, garçons et filles, poursuivent une scolarité d’un an à Saint-Cyr, essentiellement militaire, avant de rejoindre l’école de la spécialité qu’ils auront choisie. A titre d’exemple, 24 candidats ESM BAC+5 ont été recrutés sur titre pour l’année 2006.
Les officiers sous contrat (OSC)
Les cadres contractuels de l’armée de terre
Les OSC exercent au sein de l’armée de terre des responsabilités techniques et/ou de commandement. Recrutés au titre de leurs diplômes universitaires et se voyant confier de réelles responsabilités, ils se constituent une première expérience professionnelle valorisante. Ces officiers sont recrutés dans les filières « commandement » ou « spécialiste », parmi les jeunes Françaises et Français titulaires au minimum d’un Bac+3 ou +4 suivant la filière.
La filière « commandement » (OSC E), ouverte aux titulaires d’un Bac+3, permet d’assumer des responsabilités d’encadrement et de commandement sur le terrain en tant que chef d’un groupe de 30 hommes, puis d’une compagnie de 100 soldats, et ainsi d’acquérir une expérience de management opérationnel. L’OSC E suit une formation initiale de quatre mois à St-Cyr-Coëtquidan. A l’issue, il rejoint pour un an l’école de son domaine de spécialité et choisit en fin d’année, en fonction de son classement, le régiment où il exercera ses premières responsabilités de commandement. Le contrat initial, d’une durée de cinq à huit ans, peut être renouvelé dans la limite de quinze ans de service.
La filière « spécialiste » (OSC S), ouverte aux titulaires d’un Bac+3 au minimum, permet à ces jeunes officiers d’utiliser immédiatement leurs acquis universitaires dans des domaines aussi variés que la gestion financière, le droit international, les systèmes d’information, la restauration collective, les langues étrangères, la communication, etc. Le premier contrat, d’une durée de deux à cinq ans, leur offre la possibilité d’acquérir une première expérience professionnelle. Avant de rejoindre le poste pour lequel ils sont directement recrutés, les OSC S suivent une formation militaire de trois mois aux écoles de Coëtquidan. Pour une minorité d’entre eux, ils peuvent servir par contrats successifs durant vingt ans au maximum.
Dans chacune de ces filières, les meilleurs ont la possibilité, s’ils le souhaitent, d’être intégrés comme officiers de carrière (c’est-à-dire en CDI).
Les volontaires aspirants
Un an pour découvrir l’armée de terre
Les contrats de volontaires aspirants de l’armée de terre (VADAT) sont destinés à tous ceux et celles qui recherchent une première expérience de courte durée (un an minimum renouvelable jusqu’à 5 ans de service) dans une spécialité bien particulière (droit, communication audiovisuelle, restauration collective, enseignement linguistique, histoire...) ou pour vivre une expérience de commandement dans la filière encadrement.
Pour postuler, les candidats doivent être âgés de moins de 26 ans lors du dépôt de leur dossier. Ils sont alors recrutés, après entretien avec leur futur employeur, sur titre à partir de BAC+2 (filière encadrement et filière spécialiste) ou parmi les titulaires de l’aptitude à être officier obtenue lors d’une préparation militaire (filière encadrement). A la fin de leur premier contrat, en fonction des besoins de l’armée de terre, de leurs notations et de leurs aspirations, ils peuvent soit renouveler leur contrat (cas exceptionnel), soit postuler pour un poste d’officier sous contrat (sous réserve de remplir les conditions exigées), soit retourner dans le civil, forts de leur expérience nouvellement acquise.
Les réserves, Une autre manière de servir
Pourquoi une réserve ?
L’armée professionnelle doit faire face à des situations variables en intensité et en durée, et peut avoir besoin occasionnellement de spécialistes ou de cellules spécialisées qu’il n’est pas nécessaire d’entretenir en permanence. A l’instar de l’entreprise qui peut recourir à des intérimaires, l’armée dispose ainsi de militaires à temps partiel. Avec une grosse différence cependant, puisque pour être apte à s’intégrer sans délai dans un milieu très spécifique en situation de crise, le réserviste aura acquis, outre les savoir-faire nécessaires, toute la culture propre au monde militaire dont il fait partie et au sein duquel un véritable parcours professionnel lui est proposé. En outre, l’évolution de notre société rend de plus en plus nécessaire une bonne compréhension des enjeux de Défense par les citoyens, notamment ceux qui exercent des responsabilités sociales ou économiques. L’armée de terre développe dans ce but sa réserve citoyenne.
Le réserviste opérationnel,
un professionnel à temps partagé.
Avec ou sans expérience militaire préalable, âgé de 18 à 30 ans maximum, de nationalité française, titulaire du baccalauréat ou non, la meilleure démarche pour devenir réserviste opérationnel consiste à prendre contact directement avec le bureau recrutement d’un régiment ou par l’intermédiaire d’un CIRAT. Le CIRAT informe le candidat et l’oriente vers le régiment de son choix selon les places disponibles. Le dossier initial de l’intéressé sera instruit par le régiment en fonction des profils recherchés. Le futur réserviste signe un engagement à servir dans la réserve (ESR), contrat d’une validité de 1 à 5 ans, de 120 jours maximum (accordé au titre exclusif d’une OPEX).
Le réserviste sous ESR est considéré pendant ses périodes d’activité comme un militaire professionnel à part entière. Il contracte les mêmes devoirs et bénéficie des mêmes avantages que ses camarades d’active.
En 2005, 2 520 réservistes opérationnels ont été recrutés au sein de l’armée de terre.
Le réserviste citoyen,
un ambassadeur de l’armée de terre.
En complément de la réserve opérationnelle, la réserve citoyenne contribue à la politique de relations extérieures de l’armée de terre. Directement recruté dans la société civile, ou, plus rarement, ancien militaire d’active ou de réserve, le réserviste citoyen est un volontaire agréé auprès d’une autorité militaire pour mener bénévolement des actions visant à faire connaître et reconnaître dans son milieu l’armée de terre. Il est par essence un vecteur d’information privilégié.
Comment s’engager ?
Avec 104 centres d’information et de recrutement (CIRAT), l’armée de terre est aujourd’hui présente dans la quasi-totalité des départements français, y compris dans les DOM-TOM.
Le rôle du centre d’information et de recrutement de l’armée de terre (CIRAT)
Les CIRAT ont pour mission d’informer et de recruter de jeunes Françaises et Français du CAP/BEP à BAC+5 intéressés par les parcours professionnels de l’armée de terre. Chaque CIRAT est composé d’orienteurs, officiers et plus généralement sous-officiers, qui, après une carrière militaire, souvent bien remplie en régiment, ont souhaité réorienter celle-ci en l’ouvrant sur les ressources humaines et le recrutement. Le travail des orienteurs consiste à établir les compétences et déceler le potentiel des candidats afin de leur proposer les emplois qui correspondent le mieux à leurs connaissances, leurs savoir-faire, leurs souhaits ainsi qu’aux besoins et exigences de l’armée de terre.
Une évaluation affinée
A chaque étape, l’orienteur doit se forger un avis sur chaque candidat. Cela débute dès la première rencontre par une information générale durant laquelle l’orienteur identifie les motivations du jeune qu’il a face à lui. Lorsque l’orienteur, après un ou plusieurs entretiens, est convaincu que celui-ci peut intéresser l’armée de terre, il l’invite à ouvrir un dossier de candidature. L’orienteur explique ensuite au candidat comment se déroulera le processus de recrutement ainsi que les trois jours prévus au centre de sélection et d’orientation (CSO).
Les 3 jours au CSO
Tous les candidats à l’engagement (qu’ils postulent pour un emploi d’officier, de sous-officier ou de militaire du rang) se rendent dans l’un des cinq centres de sélection et d’orientation [CSO1] de l’armée de terre. La sélection se compose d’une batterie de tests (gestion du stress, tests psychotechniques, épreuves sportives, visite médicale, entretiens…) destinée à évaluer leurs capacités à entrer dans l’armée de terre, et à occuper tel ou tel type d’emploi. Tout au long de ces trois journées, ils participent à plusieurs séances d’information qui leur permettent d’affiner leurs choix quant aux types de métiers et d’affectations pour lesquels ils peuvent postuler.
Après la sélection, le choix de l’affectation
A son retour du CSO, s’il a été déclaré apte à l’engagement, l’orienteur étudie avec son candidat l’ultime étape de son parcours de recrutement. En fonction de ses aptitudes, de ses capacités, mais aussi des besoins de l’institution militaire, le candidat exprime enfin un ou plusieurs choix d’affectation parmi les postes offerts par le plan de recrutement.